hurlement
- nature
- nom masculin
- diction
- [yʁləmɑ̃] · 3 syllabes
- attesté
- 1509
- usage
- 12 par million de mots
- parenté
- hurler
Sens et définitions
Nom 3
-
Action de hurler.
- La nuit était complètement venue, le désert s’éveillait peu à peu ; les hurlements des bêtes fauves résonnaient déjà dans la prairie. Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858
-
figuré Bruit sinistre semblable au cri qui résulte de cette action.
- À chaque coup de roulis ou de tangage le hurlement continu du vent s'amplifiait d'un sifflement sinistre ; […]. Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928
1 emploi spécialisé
- Zoologie Cri du loup.
Citation
Sa voix [de l'hoazin, sorte d'oiseau] est très forte ; et c'est moins un cri qu'un hurlement : on dit qu'il prononce son nom, apparemment d'un ton lugubre et effrayant
Origine du mot
Hurler ; Berry, ioûlement ; provenç. udolament. On a dit aussi hullée, hurlée. — Littré, 1873
1873 — le Littré
HURLEMENT s. m. (hur-le-man)
1 Le cri prolongé que fait le loup et que le chien fait quelquefois aussi. encore relevé aujourd’hui
- Les dogues gémissants, en hurlements funèbres, Appellent-ils leur maître errant dans les ténèbres ? — DUCIS, Oscar, I, 2
2Par extension. Le hurlement de l'ours.
- Sa voix [de l'hoazin, sorte d'oiseau] est très forte ; et c'est moins un cri qu'un hurlement : on dit qu'il prononce son nom, apparemment d'un ton lugubre et effrayant — BUFF., Ois. t. IV, p. 147
Par analogie. Cri fort et prolongé.
- Allez donc de ce pas par de saints hurlements Vous-mêmes appeler les chanoines dormants — BOILEAU, Lutr. IV
Cris de douleur, de colère.
- Poussez des cris et des hurlements, parce que le jour du Seigneur est proche — SACI, Bible, Isaïe, XIII, 6
- Des enfants de Lévi la troupe consternée En poussa vers le ciel des hurlements affreux — RAC., Athal. III, 3
1 autre citation
- Quelquefois elle [Astarté] semblait se ranimer ; mais ce n'était que pour pousser des hurlements — FÉN., Tél. VIII
Historique
XIIe s.
- Morz est li dux, e teinz e pale Del sang qui del cors li devale ; Od brais, od cris, od uslemenz L'en unt aporté à ses genz — BENOIT, II, 12465
XVIe s.
- Tant fut dur le chapplys [le combat], qu'on oyoit par dehors Les hurlemens et cris des miserables corps — J. MAROT, V, 157
- ....Et des sommets mainte nymphe estonnée Par hullemens a chanté l'hymenée — DU BELLAY, IV, 11, recto.
1 autre citation
- Je n'entendy que les voix très hydeuses, Et hurlemens de bestes dangereuses — MAROT, II, 6
Étymologie
Hurler ; Berry, ioûlement ; provenç. udolament. On a dit aussi hullée, hurlée.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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