impiété
- nature
- nom féminin
- diction
- [ɛ̃pjete] · 3 syllabes
- usage
- 2 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
-
Mépris pour les choses de la religion.
- En voyant ses mauvais mœurs, ses goûts épicuriens, l’impiété même dont il faisait profession ouverte, sauf à s'en défendre tant bien que mal, soupçonnerait-on que Costar était d'église ? Monseigneur Antonin Fabre, Les ennemis de Chapelain, tomes 1 & 2, collect. Études littéraires sur le XVIIᵉ siècle; Éditions A. Fontemoing, 1897, p. 160
-
Action, parole, sentiment qui dénote du mépris pour la religion.
- Commettre des impiétés.
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Mépris pour des sentiments universellement respectés.
- Sa conduite à l’égard de son père fut une impiété.
Citation
La grâce efficace n'a point été condamnée ; aussi est-elle si puissamment soutenue par saint Augustin, par saint Thomas.... que ce serait une impiété de la taxer d'hérésie
Origine du mot
Du latin impietas → voir impie et piété.
Dans le dictionnaire latin : impietas
1873 — le Littré
IMPIÉTÉ s. f. (in-pi-é-té)
1 Mépris pour les choses de la religion. repris par le Wiktionnaire
- La grâce efficace n'a point été condamnée ; aussi est-elle si puissamment soutenue par saint Augustin, par saint Thomas.... que ce serait une impiété de la taxer d'hérésie — PASC., Prov. XVII
- Je ne vous parlerai que de Mme Voisin [l'empoisonneuse].... on la mit sur le bûcher, assise et liée avec du fer.... voilà la mort de Mme Voisin, célèbre par ses crimes et par son impiété — SÉV., 23 fév. 1680
4 autres citations
- Ce temple l'importune, et son impiété Voudrait anéantir le Dieu qu'il a quitté — RAC., Ath. I, 1
- Rompez, rompez tout pacte avec l'impiété — ID., ib.
- Une impiété douce et oisive succéda à ces temps de trouble [la révolution anglaise], sous le règne de Charles II ; voilà comme tout change et que tout semble se contredire — VOLT., Mél. litt. lett. à M. ***, 1727
- Son impiété [du régent] était une sorte de superstition — DUCLOS, Mém. rég. Œuv. t. V, p. 202
Il se dit aussi des choses. L'impiété de cette action.
- Lui [Mardochée], fièrement assis et la tête immobile, Traite tous ces honneurs [rendus à Aman] d'impiété servile — RAC., Esth. II, 1
2 Action, parole, sentiment contraire à la religion. encore relevé aujourd’hui
- Ces dieux irrités Se vengent maintenant de vos impiétés — CORN., Œdipe, I, 6
- Ils ont fabriqué à dessein de certaines propositions pleines d'impiétés et de blasphèmes.... — PASC., Prov. XVII
1 autre citation
- On sait ce qui arriva à Saül pour avoir lui-même violé l'ordonnance qu'il avait faite contre cette impiété [consulter les devins] — BOSSUET, Polit. VII, V, 15
Faire des impiétés, dire des impiétés, faire des actions impies, tenir des discours impies.
3Par extension, mépris des sentiments humains qui sont considérés comme une sorte de religion. encore relevé aujourd’hui
- Et quelle impiété de haïr un époux Pour avoir bien servi les siens, l'État et vous ? — CORN., Hor. V, 3
- Pourrai-je toutefois vous faire une prière Digne d'un tel époux et digne d'un tel frère ? Je veux d'un coup si noble [le combat de parents] ôter l'impiété — ID., ib. II, 6
Historique
XIIe s.
- E à nos impietez tu seras propicius — Liber psalm. p. 82
Étymologie
Provenç. impietat ; espagn. impiedad ; ital. empietà ; du latin impietatem, de impius, impie.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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