indolence

nature
nom féminin
diction
[ɛ̃dolɑ̃s] · 3 syllabes
usage
3 par million de mots

Sens et définitions

Nom 1

  1. Disposition à éviter tout effort, toute peine.
    • Le ciel trop doux, le soleil trop resplendissant, l’air où traînait comme un souffle de langueur, qui invitait à l’indolence et à la volupté très lente, […] Isabelle Eberhardt, Le Major, 1903

Citation

Elle semblait se reposer sur sa beauté du soin de plaire, sans y contribuer d'ailleurs que par l'égalité d'un caractère aimable et par son indolence à se laisser aimer
Jean-François Marmontel, Mém. IV

Origine du mot

Du latin indolentia (« apathie, absence de douleur »).

Dans le dictionnaire latin : indolentia

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

INDOLENCE s. f. (in-do-lan-s')

1Terme de médecine. Privation de sensibilité physique. L'indolence d'une tumeur.

2Terme de philosophie. État d'une âme qui ne s'émeut de rien, ni du bien, ni du mal. L'indolence des stoïciens est difficile à concevoir. Épicure disait que c'était dans l'âme qu'il fallait planter l'indolence.

En ce sens, il vieillit.

3 État d'une personne peu sensible à ce qui touche ordinairement les autres hommes.

  • Il me semble que je vous vois dans l'indolence que vous donne l'impossibilité ; ne vous y abandonnez qu'autant qu'il est nécessaire pour votre repos, et non pas assez pour vous ôter l'action et le courage — SÉV., 80
  • L'indolence inséparable des longs attachements [amoureux] — ID., 6 mai 1676
2 autres citations
  • J'eus le temps de réfléchir sur mon état et de déplorer ma timidité, ma faiblesse et mon indolence, qui, malgré le feu dont je me sentais embrasé, me laissaient languir dans l'oisiveté d'esprit, toujours à la porte de la misère — J. J. ROUSS., Conf. VII
  • Elle semblait se reposer sur sa beauté du soin de plaire, sans y contribuer d'ailleurs que par l'égalité d'un caractère aimable et par son indolence à se laisser aimer — MARMONTEL, Mém. IV

Privation de sensibilité morale.

  • Est-elle [cette délicatesse] autre chose qu'un long usage d'indolence ? — MASS., Carême, Jeûne.
  • Un motif impie de tranquillité et d'indolence dans les crimes — ID., Profess. rel. Serm. 1

4 Nonchalance amoureuse des aises.

  • Vos statues d'hommes sur des piédestaux sont bien ennuyeuses ; vous me ferez aimer l'amusement des Bretons plutôt que l'indolence parfumée de vos Provençaux — SÉV., 80
  • D'autres, et c'est la multitude, ont si peu de vie dans l'âme et une si grande indolence à penser, qu'ils ne comparent et ne combinent rien — BUFF., Nat. des anim.
1 autre citation
  • Ainsi m'observant en silence, Ils semblent de ma vie accuser l'indolence — ANCELOT, Fiesque, II, 2
Historique

XVIe s.

  • Voilà pour quoy la secte de philosophie qui a le plus faict valoir la volupté, encores l'a elle rengée à la seule indolence [ne pas souffrir] — MONT., II, 215
  • Si ay je encores [malgré l'âge que j'ay] des remises, quoiqu'inconstantes et courtes, si nettes qu'il y a peu à dire de la santé et indolence [absence de souffrance] de ma jeunesse — ID., IV, 280
Étymologie

Lat. indolentia, de indolens, indolent.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « indolence » du Wiktionnaire.

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