louable

nature
adj
diction
[lwabl] · 1 syllabe
usage
2 par million de mots
parenté
louer

Sens et définitions

Adjectif 2

  1. Qui est digne de louange.
    • Le département fait de louables efforts pour créer un dispensaire antituberculeux. Il organise l'inspection des écoles. Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931
  2. Qui peut être loué, moyennant loyer.
    • […], mais si tu voulais louer ou revendre ton bien après rapetassage, alors j'avais tout au contraire à multiplier ses espaces en les cloisonnant dans tous les sens je réformais un bon gros et bien vieil appartement pour obtenir les deux ou trois petits immédiatement louables ou vendables, […]. Jean-Paul Goux, Sourdes contrées, Ceyzérieu : chez Champ Vallon, 2019

Citation

Je suis persuadé que le péril n'est pas au point qu'il [le coadjuteur] se l'imagine ; mais le scrupule sur cette matière est en lui une religion louable
Cardinal de Retz, Mémoires, liv. II

Origine du mot

Provenç. laudable, lauzable ; espagn. laudable ; portug. louvavel ; ital. laudabile ; du lat. laudabilis, de laudare, louer 2. — Littré, 1873

1873 — le Littré

LOUABLE adj. (lou-a-bl')

1 Qui est digne de louanges, en parlant des choses. repris par le Wiktionnaire

  • D'un louable désir mon cœur sollicité — CORN., Médée, III, 1
  • Une louable honte en vain t'en sollicite — ID., Cid, V, 6
5 autres citations
  • Je suis persuadé que le péril n'est pas au point qu'il [le coadjuteur] se l'imagine ; mais le scrupule sur cette matière est en lui une religion louable — RETZ, Mémoires, liv. II
  • Il en faut revenir à Solon : nulle louange avant la mort ; cela est bien contraignant pour moi, qui aime à louer ce qui est louable ; le moyen d'attendre ? — SÉV., 11 déc. 1675
  • Vous soupçonnez du juste, sur une vie sainte et louable, ce que des mœurs scandaleuses et criminelles n'oseraient vous faire soupçonner d'un pécheur — MASS., Carême, Injust. du monde.
  • On aurait dit que tout ce qu'il faisait de louable perdait son prix du moment qu'il était loué — ID., Or. fun. Villeroy.
  • La pièce [l'Honnête criminel], n'est pas bien faite, mais il y a des endroits touchants ; l'auteur me l'a envoyée ; je l'ai loué sur ce qu'il y a de louable — VOLT., Lett. Chabanon, 25 déc. 1767

Familièrement. Louable coutume, se dit ironiquement d'une coutume qui n'est guère bonne.

  • Mon héros, en me caressant d'une main, m'égratigne un peu de l'autre, selon sa louable coutume — VOLT., Lett. Richelieu, 11 juill. 1770

Substantivement.

  • Il a du bon et du louable, qu'il offusque par l'affectation du grand ou du merveilleux — LA BRUY., XI

2 Il se dit des personnes, dans le même sens. encore relevé aujourd’hui

  • Quoi ! Scévole s'étonne ! eh ! trouve-t-il étrange Qu'un louable ennemi reçoive une louange ? — DU RYER, Scévole, II, 3
  • Ils s'entêtent trop de la gloire et du plaisir d'être généreux.... ils aiment à être loués, et Mme de Miran ne songeait pas seulement à être louable — MARIVAUX, Marianne, 4e part.

Avec la préposition de. Il est louable de s'être conduit ainsi.

  • Vous êtes louable de cette crainte — FÉN., Tél. VIII

Titre d'honneur que les cantons suisses se donnent entre eux. Les louables cantons de Zurich, de Berne, etc.

3Terme de médecine. Qui est de la qualité requise. Du sang, du pus louable. Des déjections louables.

  • La matière est-elle louable ? — MOL., Méd. m. lui, II, 6

Absolument. La matière louable, les excréments.

4 Il se dit, dans le langage familier, par extension du sens médical, de ce qui a qualité requise.

  • Je me sens en disposition louable de bien boire du vin — REGNARD, Ret. impr. sc. 7
  • Je tais plus de cas d'un bon régime qui entretient mes humeurs en équilibre, et qui me procure une digestion louable et un sommeil plein — VOLT., Oreilles de Chest. 7
Historique

XIIe s.

  • [Il] est....E sor toz li plus esauciez, E sor autres li plus loables — BENOÎT, II, 7913

XIIIe s.

  • La seignorie de la commune [république] est corrumpue par deguerpir les bons us et la loi qui est bone et louable — BRUN. LATINI, Trésor, p. 314

XIVe s.

  • Se l'ulcere soit vers la fin, et ele envoie ordure loable.... — H. DE MONDEVILLE, f° 74 bis.

XVIe s.

  • Nous ne verrions pas un mesme homme donner dans la bresche d'une brave asseurance, et se tourmenter après, comme une femme, de la perte d'un procez.... l'action est louable, non pas l'homme — MONT., II, 7
Étymologie

Provenç. laudable, lauzable ; espagn. laudable ; portug. louvavel ; ital. laudabile ; du lat. laudabilis, de laudare, louer 2.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « louable » du Wiktionnaire.

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