louveteau
- nature
- nom masculin
- diction
- [luvəto] · 3 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
Petit du loup et de la louve.
- À la naissance, le louveteau pèse entre 300 et 500 grammes, tandis que le lionceau oscille entre 1,5 et 2 kilos. Gilles de Maistre, Stéphanie Belpeche, Le Loup et le Lion: Carnet de route et autres histoires extraordinaires, 2021
-
figuré Enfant sauvage, livré à lui-même.
- Pierre ne connaissait ni les emportements ni les rêveries maladives des louveteaux de Macquart. Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. II ; réédition 1879, p. 56
-
Scout âgé de 8 à 12 ans. Les filles du même âge sont nommées louvettes ou louvetelles.
absent du Littré
- — Les levers des couleurs ne sont pas obligatoires aux cantonnements louveteaux. A. Barniaudy, J. Beulze et J. Dejean, Les cantonnements louveteaux, Paris : Les Éclaireurs de France, 1958
- Coin de fer utilisé pour bloquer la louve (instrument de levage).
Citation
Le temps de la gestation est d'environ trois mois et demi, et l'on trouve des louveteaux nouveau-nés depuis la fin d'avril jusqu'au mois de juillet
Origine du mot
Dérivé du moyen français louvet (« petit loup »), avec le suffixe -eau.
1873 — le Littré
LOUVETEAU s. m. (lou-ve-tô)
1 Petit loup qui est encore sous la mère.
- Le temps de la gestation est d'environ trois mois et demi, et l'on trouve des louveteaux nouveau-nés depuis la fin d'avril jusqu'au mois de juillet — BUFF., Quadrup. t. II, p. 190
Fig. Gens de race violente et rapace.
- Les millions qu'ils [les Carignans] y ont pris [à Turin] à toutes mains, ne se peuvent ni expliquer ni nombrer ; tout le monde l'a vu et senti ; on n'y a que trop reconnu les louveteaux du cardinal d'Ossat — SAINT-SIMON, 485, 25
2 Se dit, dans les loges maçonniques, du fils d'un franc-maçon. non relevé aujourd’hui
3 Sorte de coins de fer à l'usage des maçons, et servant à serrer de chaque côté la louve.
Historique
XIIIe s.
- Quatre loviax gisent enmi, Et ma dame Hersent la love, Qui ses loviax norrist et cove — Ren. 360
- S'il a gaires de tex loviaus Entre ces apostres noviaus, Eglise, tu es mal baillie, Se ta cité est assaillie — la Rose, 11173
XVIe s.
- Si n'est-il loup, louve, ne louveton.... Qui jamais eust sur moy la dent boutée — MAROT, II, 50
Étymologie
Wallon, leûton. Louveax, de l'ancien français, dérive directement de loup ; louveteau dérive de louvet, jeune loup, qui se trouve dans ce dicton : Mort du louvet, santé de l'aignelet.
LOUFTON s. m. (lou-fton)
Autre forme de louveteau, au sens de fils de franc-maçon.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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