méandre
- nature
- nom masculin
- diction
- [meɑ̃dʁ] · 2 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 6
-
Sinuosité d’un fleuve, d’une rivière, par allusion au fleuve de Phrygie qui portait ce nom.
- De grands ravins y déroulent des méandres grisâtres, semblables au lit d'un fleuve desséché. Maxime Du Camp, Le Nil : Égypte et Nubie, 1854
-
Chose tortueuse.
- […] J’errais dans un méandre. J’avais trop de partis, trop compliqués, à prendre ; […] Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac (1897), I, 5
4 emplois spécialisés
- Mathématiques Configuration dans un plan formée par deux courbes planes simples se coupant transversalement.
- Géomorphologie et géomorphogénie Arc prononcé de tracé d'un cours d'eau, caractérisé par le sapement de la rive concave et l'accumulation des alluvions sur la rive convexe.
- Éléments d'architecture Ornement, formé de lignes sinueuses ou brisées, utilisé en architecture, dans les broderies, etc.
- Hydrologie et hydrographie Arc prononcé du tracé d'un cours d'eau. Il est généralement formé par le sapement de la rive concave et l'accumulation des alluvions sur la rive convexe.
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier de l’indicatif présent de méandrer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de méandrer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de méandrer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de méandrer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de méandrer.
Citation
Sur ce gazon assise et dominant la plaine, Des méandres de Seine, Rêveuse, elle suivait, les obliques détours
Origine du mot
Du latin Maeander (« Méandre, fleuve sinueux d’Asie Mineure »), employé au figuré pour signifier « détour, méandre ».
Dans le dictionnaire latin : Maeander
1873 — le Littré
MÉANDRE s. m. (mé-an-dr')
1 Fleuve de l'ancienne Phrygie, qui roule ses eaux en serpentant beaucoup. encore relevé aujourd’hui
2 Nom donné en poésie, par allusion, aux sinuosités d'un fleuve, d'une rivière. encore relevé aujourd’hui
- Sur ce gazon assise et dominant la plaine, Des méandres de Seine, Rêveuse, elle suivait, les obliques détours — A. CHÉN., Ode VII
On le dit, par assimilation, des vaisseaux qui portent le sang dans toutes les parties du corps.
- L'homme.... Ignorait en repos jusqu'aux routes certaines Du méandre vivant qui coule dans ses veines — PERRAULT, Poëme sur le siècle de Louis-le-Grand
3Fig. Détours de paroles.
- Il [Michel Potier] a été si impudent et téméraire que de s'attribuer le secret de la pierre philosophale, offrant par après de le communiquer à un chacun, sans énigmes, méandres et difficultés, moyennant une récompense et salaire à sa discrétion — NAUDÉ, Rose-croix, VI, 2
4Terme de beaux-arts. Ornement employé dans l'architecture, dans les broderies ; il offre des sinuosités et des entrelacements quelquefois très compliqués. encore relevé aujourd’hui
- Ces chiffres forment un méandre Où nos deux noms entrelacés, Toujours à se suivre empressés, S'abandonnent pour se reprendre — BERNIS, Réfl. métrom. p. 74, dans POUGENS
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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