miserere
- nature
- nom masculin
- diction
- [mizeʁeʁe] · 4 syllabes
- usage
- 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
2 emplois spécialisés
- Religion Titre du psaume cinquantième, qui, en latin, commence par miserere mei, Deus (« aie pitié de moi, mon Dieu »).
-
Médecine
vieilli Sorte de colique très violente et très dangereuse liée à crise d’appendicite ou infection de diverticules intestinaux, fatales jadis.
- Le père du brasseur meurt du miserere. Trois jours qu’il est dans les coliques ! Il n’a voulu voir ni médecin ni prêtre, et il passe pendant que l’on brûle les Géants. Daniel Boulanger, Le chemin des caracoles, Laffont, 1966, réédition Le Livre de Poche, page 176
Origine du mot
Du latin miserere
Dans le dictionnaire latin : miserere
1873 — le Littré
MISÉRÉRÉ s. m. (mi-zé-ré-ré)
1Terme de liturgie. Le psaume cinquante-unième, qui commence en latin par ces mots, miserere mei, Deus [ayez pitié de moi, Dieu].
- Je vous remercie du psaume ; mais pourquoi m'envoyer, en l'état où je suis, des choses si tristes ? quelle meilleure paraphrase peut-on voir du miséréré, que moi-même ? — VOIT., Lett. 30
- Le miséréré est un psaume composé de versets qui se chantent alternativement d'une manière très différente — STAËL, Corinne, X, 4
Fig. Il en a eu depuis miséréré jusqu'à vitulos, il a été bien étrillé, il a fait quelque grosse perte, par allusion aux moines qui se donnent la discipline en disant le psaume miséréré dont le dernier mot est vitulos.
Terme de musique. Chant composé sur les paroles du psaume miséréré. Le miséréré de Verdi dans l'opéra du Trouvère.
2Par extension, le temps de dire un miséréré.
- .... Enfin la porte s'ouvre ; Mais ce ne fut d'un bon miséréré — LA FONT., Erm.
- Je demeurai deux bons misérérés sans parler, ni elle [la duchesse d'Orléans] — SAINT-SIMON, 272, 180
3 Sorte de colique très dangereuse et très douloureuse, que les médecins nomment iléus.
Au plur. Des misérérés.
Historique
XIIIe s.
- Lors commence sa kyriele, Sa credo et sa miserele, Pater noster, sa letanie — Ren. 264
XVe s.
- Or vous suppli, très humbles columbelles, Qu'après ma mort ayez de moi merci ; Dites pour moy pseaumes et miserelles — E. DESCH., Poés. mss. f° 365
XVIe s.
- Telle maladie [hernie étranglée] est nommée communement miserere mei — PARÉ, VI, 15
Étymologie
Lat. miserere, aie pitié, de miser, misérable.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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