neveu
- nature
- nom masculin
- diction
- [nəvø] · 2 syllabes
- usage
- 37 par million de mots
Sens et définitions
Nom 7
- littéraire ou Petit-fils.
-
vieilli Descendant.
- Et j'espère que nos neveux me sauront gré, non seulement des choses que j'ai ici expliquées, mais aussi de celles que j'ai omises volontairement, afin de leur laisser le plaisir de les inventer. René Descartes, La géométrie, 1637
- vieilli Héritier d’une tradition spirituelle, littéraire, artistique.
-
Fils du frère ou de la sœur.
- Mon nom est Bond. James Bond junior. Je suis le neveu du plus célèbre agent secret du monde. Vous savez. 007. James Bond Junior, 1991
- Fils du cousin ou de la cousine.
- Conjoint masculin d'un enfant du frère ou de la sœur, ou d'un beau-frère ou d'une belle-sœur (d’une nièce ou d’un neveu).
- Littéraire Petit-fils.
Citation
Avant que d'y périr, s'il faut qu'il y périsse, Qu'il vous laisse un neveu qui le soit de Maurice
Origine du mot
De l’ancien français neveu, cas régime issu du latin nepōtem, accusatif de nepōs « petit-fils » et en bas latin « neveu ».
Dans le dictionnaire latin : nepōtem
1873 — le Littré
NEVEU s. m. (ne-veu)
1 Dans le sens latin, qui n'est plus guère usité, petit-fils.
- Avant que d'y périr, s'il faut qu'il y périsse, Qu'il vous laisse un neveu qui le soit de Maurice — CORN., Héracl. I, 1
- Jusques à souhaiter des fils et des neveux — ID., Pulch. V, 3
3 autres citations
- À la postérité vous devez des neveux — ID., Suréna, I, 3
- Rome, dans ton palais [d'Auguste], vient de voir immoler Le seul de tes neveux qui te pût ressembler — RAC., Brit. V, 8
- Et la terre humectée But à regret le sang des neveux d'Érechthée — ID., Phèdre, II, 1
Au plur. Dans le style soutenu, les neveux, la postérité, ceux qui viendront après nous.
- Pourquoi n'ont pas péri ces tristes monuments ? Faut-il qu'à nos neveux j'en raconte l'histoire ? — LA FONT., Adonis.
- Je m'en réjouis par avance pour l'intérêt de nos neveux, qui trouveront un grand goût à ces mémoires — SÉV., à Bussy, 17 mai 1671
2 autres citations
- Votre règne aux neveux doit servir de modèle — RAC., Esth. II, 5
- Ô Richardson, si tu n'as pas joui, de ton vivant, de toute la réputation que tu méritais, combien tu seras grand chez nos neveux, lorsqu'ils te verront à la distance d'où nous voyons Homère ! — DIDEROT, Éloge de Richards.
On dit dans le même sens : derniers neveux, arrière-neveux.
- Mes arrière-neveux me devront cet ombrage ; Eh bien ! défendez-vous au sage De se donner des soins pour le plaisir d'autrui ? — LA FONT., Fabl. XI, 8
- Et qu'enfin votre livre aille au gré de vos vœux Faire siffler Cotin chez nos derniers neveux — BOILEAU, Sat. IX
2 autres citations
- Que ses derniers neveux s'arment contre les miens ! Que mes derniers neveux s'acharnent sur les siens ! — DELILLE, Én. IV
- Là régneront Énée et ses derniers neveux, Et les fils de ses fils, et ceux qui naîtront d'eux — ID., ib. III
2 Fils du frère ou de la sœur. repris par le Wiktionnaire
- Je vieillis, et ne puis regarder sans effroi Les neveux affamés dont l'importun visage De mes biens à mes yeux fait déjà le partage — BOILEAU, Sat. X
- Mon père la [Aricie] réprouve, et, par des lois sévères, Lui défend de donner des neveux à ses frères — RAC., Phèdre, I, 1
1 autre citation
- Guillaume Dubois, né en 1656, était fils ou neveu, car on n'est pas d'accord sur sa généalogie, d'un pauvre apothicaire de Brives-la-Gaillarde, en Limosin — D'ALEMB., Art. du card. Dubois, Œuv. t. X, p. 86, dans POUGENS.
Petit-neveu, le fils du neveu ou de la nièce.
Neveu à la mode de Bretagne, le fils du cousin germain ou de la cousine germaine.
- J'ai un maître maquignon, qui est mon neveu à la mode de Bretagne — LE SAGE, Turcar. III, 12
- Mon cher neveu à la mode de la Bretagne, car vous l'êtes, et non pas mon cousin, apprenez, s'il vous plaît, à prendre les titres qui vous conviennent — VOLT., Lett. à M. de la Houlière, 27 oct. 1770
Neveu à la mode du Marais, bâtard ; locution qui vient d'un fils naturel que M. de Tresmes avait eu d'une sœur de Scarron, logée au Marais, à Paris.
Cardinal neveu, cardinal qui est le neveu d'un pape vivant.
Historique
XIe s.
- Vint i ses niés, ot vestue sa broine [cuirasse] — Ch. de Rol. XXVIII
- [Ils] Plorent lur filz, lur freres, lur nevolz — ib. CLXXIV
1 autre citation
- Pur mon neüd, que [je] voudreie trouver — ib. CCI
XIIe s.
- Qui son neveu vendi à la gent Herupois — Sax. XVIII
- Fai nus livrer set de ses fiz e des nevoz Saül — Rois, p. 202
1 autre citation
- Cil qui esteit niez, fis devint, Et por mere l'ante [la tante] se tint ; Au nevo fu l'ante livrée — WACE, Vierge Marie, p. 62
XIIIe s.
- Cil dui conte estoient cousin germain et neveu le roi de France — VILLEH., LI
- Joffrois de Villehardoin, qui niés estoit Joffroi le mareschal de Champaigne — ID., CXXXIII
1 autre citation
- Li fix de mon frere m'est el secont degré de lignage de costé en avalant, et l'apele on neveu — BEAUMANOIR, XIX, 3
XIVe s.
- Se ses filz ou nevouz ont prosperités ou adversités — ORESME, Eth. 22
XVe s.
- [Mathieu de Gournay] reçut son neveu liement et tous les autres.... l'intention de messire Thomas Bridet estoit telle que d'aller tout droit son chemin.... mais messire Mathieu de Gournay lui dit : Beau nieps, il faut delivrer le pays d'aucuns Bretons — FROISS., II, II, 39
XVIe s.
- Item doresnavant ayeul ou ayeule ne pourront prendre la garde noble de leurs nepveux en ligne directe — Coust. génér. t. I, 395
- Fut à nos anciens fort familier et frequent, pour la proximité de parentage, le mot de nepveu, non pour le regard de l'oncle, ains de l'ayeul, c'est à dire pour ce que nous disons, par un contour de langage, petit-fils — PASQUIER, Rech. VIII, 50
Étymologie
Provenç. neps, nebs, nebot ; esp. nieto ; port. neto ; ital. nepote, nipote ; du lat. nepos, nepotem, petit-fils, et plus tard neveu. Le vieux français niés, le provençal neps, nebs, est le nominatif, répondant au latin nepos, avec l'accent sur nep ; nevou, neveu, nebot, est le régime et répond à nepotem, avec l'accent sur po. Nepos est parallèle à l'allemand Neffe ; inscription persane, nepa ; zend, naptar ; sanscr. naptri, tous mots qu'Eugène Burnouf rattache au sanscrit nābhi, nombril et race.
Supplément au dictionnaire
NEVEU. - HIST.
XIIIe s. Ajoutez :
- Por l'amor de lor oncle [ils] ont tuit le roi guerpi ; Por ce dit on encore : ainz venge [vienne] niez que fiz — Aye d'Avignon, V. 2669
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Wiktionnaire (dump du 6 juillet 2026) Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « neveu » du Wiktionnaire.