porphyre

nature
nom masculin
diction
[pɔʁfiʁ] · 2 syllabes
usage
1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 2

  1. Nom donné au granite contenant de grands cristaux d’orthose, formés en profondeur.
    • Je montai les escaliers de porphyre du palais, celui dont les coupoles étaient les plus hautes, je traversai six cours de faïence avec des jets d’eau. Italo Calvino, Les Villes invisibles, 1972 ; traduit de l’italien par Jean Thibeaudeau, 1974, page 59
1 emploi spécialisé
  1. Pétrographie Roche endogène montrant de grands minéraux (feldspaths, etc.) sur un fond uniforme ou à grain très fin.

Origine du mot

Du grec ancien πορφύρα, porphúra (« pourpre »). Le porphyre était appelé pierre pourpre.

Les mots français venus du grec

1873 — le Littré

PORPHYRE s. m. (por-fi-r')

1 Nom donné chez les anciens à une roche d'un rouge foncé, parsemé de taches blanches, et qu'on tirait principalement de la haute Égypte. Un sphinx en porphyre.

  • Mercredi 11 avril 1685 : nous vîmes dans la galerie, entre plusieurs statues et vases qu'on a apportés de Rome, deux vases de porphyre taillés nouvellement ; on a depuis peu retrouvé le secret de tailler le porphyre ; il y a plus de mille ans que ce secret-là était perdu — DANGEAU, I, 152
  • L'art de tailler et de polir le porphyre, perdu après l'invasion barbare, ne fut retrouvé qu'au XVe siècle, sous les premiers Médicis, par le Florentin Peruzzi — SIMONIN, Moniteur universel, 14 juin 1867, p. 741, 4e col.

2Par extension, toute espèce de pierre dure et polissable, présentant, au milieu d'une pâte d'une certaine couleur, des cristaux dont la teinte blanche tranche nettement sur celle du fond. Du porphyre vert.

3

  • Au sens restreint de la minéralogie, nom d'une pierre basaltique très dure, rouge ou noire, composée de feldspath, de quartz et de mica Le caractère essentiel de tous les porphyres et par lequel ils sont toujours reconnaissables, c'est le mélange du feldspath ou du schorl ou de tous deux ensemble avec la matière du jaspe — BUFF., Min. t. I, p. 122
  • Le feldspath communique aux roches dans lesquelles il entre sa tendance à la décomposition ; on doit remarquer que les porphyres sont presque toujours décomposés à leur surface — A. BRONGNIART, Minér. t. I, p. 363, dans POUGENS

4Terme de pharmacie. Instrument au moyen duquel on réduit diverses substances solides en poudre presque impalpable ; il se compose d'une table de granit, de porphyre ou de toute autre pierre très dure et d'une molette.

Historique

XIIIe s.

  • Si orent aussi l'escuelle où il mangoit ; elle est d'un pourfil vert moult beau — MARC POL, p. 599
  • Tous jurent Dame Dieu, que on aore et prie, Que il à fu grejois ardront vo manandie ; Vous perdrés vo cité, vo palais de porfie — Ch. d'Ant. II, 468

XVIe s.

  • Son col estoit un pilier de porphyre — RONS., Mascar. la Charite.
Étymologie

Provenç. porfire ; espagn. et ital. porfido ; du lat. porphyrites ; grec, πορφυρίτης, pierre semblable à la pourpre, de πορφύρα, pourpre (voy. ce mot).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « porphyre » du Wiktionnaire.

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