poumon

nature
nom masculin
diction
[pumɔ̃] · 2 syllabes
attesté
1160
usage
8 par million de mots

Sens et définitions

Nom 3

  1. figuré Souffle, force pulmonaire.
    • Notre air ici est acide à cause de la montagne sur laquelle nous sommes. On ne s’en aperçoit jamais parce que la montée est en pente douce. Mais les bêtes s’essoufflent et il n’y a rien de meilleur que le vin pour leur donner du poumon. Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 44
2 emplois spécialisés
  1. Anatomie Viscère spongieux renfermé dans l’intérieur de la poitrine et qui est le principal organe de la respiration.
    • S’il n’y a aucun signe plessimétrique ou stéthoscopique indiquant une lésion superficielle du poumon, et si la respiration est simplement affaiblie, on ne peut guère hésiter qu'entre l'existence d'indurations centrales ou disséminées et un état emphysémateux du poumon. Commentaire sur De l'auscultation plessimétrique, du docteur Noël Gueneau de Mussy (article paru dans L'Union médicale, 1976, nᵒ 83, 85 & 87), publié dans Archives médicales belges, 1876, vol. 10, p. 198
  2. Anatomie Chacune des deux parties qui forment cet organe et qui sont séparées l’une de l’autre par le médiastin et par le cœur.
    • C’est ici seulement que l’homme sent l’air pénétrer facilement dans ses poumons, qu’il vit, qu’il pense. Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858

Citation

J'ai usé mes poumons en m'efforçant de donner du sens à des buses, et de l'honneur à des coquins
Mirabeau, Lett. orig. t. II, p. 241, dans POUGENS

Origine du mot

Du moyen français poulmon, de l’ancien français pulmun, poumon, du latin pulmo.

Dans le dictionnaire latin : pulmo

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

POUMON s. m. (pou-mon)

1 Organe renfermé dans la poitrine, et par lequel s'effectue la respiration. Les lobes du poumon. Maladies du poumon. encore relevé aujourd’hui

  • Le sentiment général est que le mouvement de la poitrine ne dépend pas de celui du poumon, et que celui-ci au contraire n'est qu'une suite ou un effet du premier — MAIRAN, Éloges, Brémond.

Perdre, user son poumon, se fatiguer la poitrine à parler, à crier.

  • Ne perdons pas notre temps et notre poumon [en compliments] — SÉV., 8 avril 1671
  • J'ai usé mes poumons en m'efforçant de donner du sens à des buses, et de l'honneur à des coquins — MIRABEAU, Lett. orig. t. II, p. 241, dans POUGENS

Il a de bons poumons, d'excellents poumons, il a une voix forte.

La force des poumons, la force de la voix. Cet homme l'a emporté dans la discussion par la force de ses poumons.

2 Poumon marin, poumon de mer, espèce de mollusque.

Historique

XIe s.

  • [Il] Tranche le cuer, le feie et le pulmun — Ch. de Rol. XCVI

XIIe s.

  • Uns del ost as Syriens traïst un dart, e par aventure ferid le rei de Israel al polmun, e navrad le à mort — Rois, p. 339

XIIIe s.

  • Tost l'ont afaitié à son droit, As levriers a donné lor droit, Et le pomon et la coraille — Ren. 22533

XVe s.

  • Car il tenoit entre ses mains Du foye, du polmon et des trippes — VILLON, 1re rep.

XVIe s.

  • Le poulmon est instrument de la voix et respiration par le moyen et benefice de la trachée artere — PARÉ, II, 9
Étymologie

Genev. polmon ; provenç. polmo, pulmo ; espagn. pulmon ; ital. polmone, du lat. pulmonem ; grec, πλεύμων ou πνεύμων, de πνεῖν, respirer.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « poumon » du Wiktionnaire.

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