probation

nature
nom féminin
diction
[pʁobasjɔ̃] · 3 syllabes
usage
2 par million de mots
parenté
probat

Sens et définitions

Nom 5

  1. vieilli Épreuve.
  2. Temps d’épreuve qui précède le noviciat.
    • Il a fait, elle a fait trois mois de probation avant de prendre l’habit.
3 emplois spécialisés
  1. Religion Temps du noviciat, dans certains ordres religieux, parce qu’on y éprouve les novices avant de les recevoir à faire profession.
    • Pendant son année de probation.
  2. Justice Période au cours de laquelle un condamné placé hors du système carcéral doit respecter des obligations d'assistance et de contrôle.
    • Les données du tribunal de Chicago, institution exemplaire, témoignent d’un système de probation plus actif et efficace qu'à Montréal. David Niget, La naissance du tribunal pour enfants: Une comparaison France-Québec (1912-1945), 2009
  3. Peines Mesure imposée par le tribunal selon des conditions établies, en vertu de laquelle une personne déclarée coupable d'une infraction est libérée de détention et mise sous la surveillance d'un agent qui l'aide à se réadapter.

Citation

S'enfermer dans le cloître et recevoir, pendant une année de probation, tant de leçons
Louis Bourdaloue, Pensées, t. II, p. 410

Origine du mot

Du latin probatio.

Dans le dictionnaire latin : probatio

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

PROBATION s. f. (pro-ba-sion ; en vers, de quatre syllabes)

1 Dans quelques ordres religieux, le noviciat, parce qu'on y met comme à l'épreuve les novices. encore relevé aujourd’hui

2 Il se dit aussi du temps d'épreuve qui précède le noviciat. repris par le Wiktionnaire

  • S'enfermer dans le cloître et recevoir, pendant une année de probation, tant de leçons — BOURDAL., Pensées, t. II, p. 410

Fig.

  • Vous n'avez pas eu besoin de probation pour être parfaitement honnête homme — BALZ., liv. v, lett. 5
Historique

XIVe s.

  • Et ce appert à tous sans autre probacion — ORESME, Eth. 145

XVIe s.

  • La probation est dure, mais nos peres en ont eu d'aussi pressantes, et sont demeurés constants — CALV., Lettres à Jacques de Bourgogne, p. 126
  • Je dispute du fait, et dis, puisqu'il n'y a nulle probation legitime, qu'il faut tenir tout cela pour fable — ID., Inst. 157
Étymologie

Provenç. proazo, probatio ; espagn. probacion ; ital. probazione ; du lat. probationem, de probare, prouver.

Supplément au dictionnaire

PROBATION.

2 Ajoutez :

Par extension.

  • On pense en Angleterre qu'avant de commencer la peine, il faut [au condamné] un temps de probation en cellule — JULES SIMON, Journ. offic. 28 mars 1870, p. 515, 6e col.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « probation » du Wiktionnaire.

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