sifflement

nature
nom masculin
diction
[sifləmɑ̃] · 3 syllabes
usage
15 par million de mots
parenté
siffler

Sens et définitions

Nom 6

  1. Bruit que l’on fait en sifflant.
    • Il détaillait ma beauté, un cri d'extase pour mes yeux, un béement prolongé pour mes mains, un sifflement coquin pour mes jambes, un silence bien préparé pour ma poitrine. Pierre-Robert Leclercq, Parfois la nuit, Éditions Calman-Lévy, 1975
  2. Bruit que quelques animaux font en sifflant.
    • Le sifflement des serpents. Le sifflement des oies, du merle.
  3. Bruit aigu que font diverses choses, comme le vent, une flèche, une balle de fusil, une pierre lancée avec force, etc.
    • À chaque coup de roulis ou de tangage le hurlement continu du vent s’amplifiait d’un sifflement sinistre […] Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928
  4. Certain bruit aigu que l’homme et quelques animaux font lorsqu’ils respirent avec peine.
    • Il procédait à de profondes aspirations puis rejetait l’air en produisant une espèce de sifflement particulier […] Ce sifflement est, je crois, particulier aux plongeurs tuamotus et je peux lui concevoir d’autre utilité que d’aider à régulariser la respiration. Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929
2 emplois spécialisés
  1. Ouïe Acouphène continu ou intermittent de tonie aiguë.
  2. Transport routier Son presque pur, de fréquence élevée et pratiquement constante.

Citation

Leur cri est une espèce de sifflement aigu, qu'ils ne font entendre que rarement
Buffon, Ois. t. I, p. 183

Origine du mot

Siffler. — Littré, 1873

1873 — le Littré

SIFFLEMENT s. m. (si-fle-man)

1 Bruit fait en sifflant. Il nous étourdit par ses sifflements continuels. encore relevé aujourd’hui

2 Certain bruit qu'on fait en respirant avec peine. Dans l'asthme, la respiration est souvent accompagnée d'un sifflement. encore relevé aujourd’hui

3 Bruit aigu que quelques animaux font en soufflant. Le sifflement des oies, des merles, des serpents. encore relevé aujourd’hui

  • Leur cri est une espèce de sifflement aigu, qu'ils ne font entendre que rarement — BUFF., Ois. t. I, p. 183

4Par analogie. Bruit aigu du vent ou d'une flèche, d'une pierre lancée avec force. encore relevé aujourd’hui

  • Et les vents, échappés de leurs cavernes sombres, Mêlent à leurs clameurs [des mânes] d'horribles sifflements — J. B. ROUSS., Cantate, Circé
  • Le roi, qui n'avait jamais entendu de sa vie de mousqueterie chargée à balle, demanda au major général Stuart, qui se trouva auprès de lui, ce que c'était que ce petit sifflement qu'il entendait à ses oreilles — VOLT., Charles XII, 2
2 autres citations
  • Le sifflement des fouets dans l'air au loin gémit — DELILLE, Én. VI
  • Quoique la chaux dégage beaucoup de chaleur avec l'eau, la potasse, la soude, la baryte et la strontiane en dégagent probablement plus encore.... c'est pourquoi, lorsqu'on verse de l'eau sur ces oxydes, il en résulte un sifflement plus fort qu'avec la chaux — THENARD, Traité de chimie, t. II, p. 166, dans POUGENS

5 Il se dit des articulations, des prononciations sifflantes.

  • Il [Pope] a réduit les sifflements aigus de la trompette anglaise aux sons doux de la flûte — VOLT., Dict. phil. Pope

6 Improbation manifestée par des coups de sifflet.

  • Tous ceux qui passeront au travers d'elle [Jérusalem], lui insulteront, avec des sifflements et des gestes pleins de mépris — SACI, Bible, Sophonie, II, 15
  • Mais je voudrais qu'on cherchât tout d'un temps (La question n'est pas moins belle) Qui du fade Boyer ou du sec la Chapelle Excita plus de sifflements — BOILEAU, Épigr. XX
1 autre citation
  • Mais quand il se promet des applaudissements, L'air soudain retentit d'horribles sifflements — DELILLE, Paradis perdu, X
Historique

XIIe s.

  • Et après la commotion fous [feu], et el fou n'est mie li sires [le Seigneur], et après le fou un schieulement d'une tenue ore [souffle] — Job, 487

XVe s.

  • Les antaynes.... Proe qui fend les undes... Committre [comites] y sunt, qui font maint sifflement — E. DESCH., Poés. mss. f° 215

XVIe s.

  • Quand on avoit les armes sur le dos, et ouy le sifflement des harquebuzades — LANOUE, 588
  • ....Dont s'ensuivit grand flux de sang, et un chifflement par ladite trachée artere — PARÉ, VIII, 30
1 autre citation
  • D'un sifflement aigu l'orage tournoyant — DU BELLAY, VI, 56, recto
Étymologie

Siffler.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « sifflement » du Wiktionnaire.

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