soudard
- nature
- nom masculin
- diction
- [sudaʁ] · 2 syllabes
- attesté
- 1501
- usage
- 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
-
familier Homme qui a longtemps servi à la guerre et qui est brutal, grossier.
- Gnassingbé Eyadema : champion de lutte, puis soudard de la coloniale en Algérie (où il mania la gégène). Thomas Dietrich, Pompafrique, Fakir, nᵒ 83, page 17, décembre 2017 - janvier 2018
-
vieilli Soldat, mercenaire, homme de troupe rémunéré.
- Et puis donna à chasque bende force moutons pour sacrifier, et cinquante drachmes d'argent à chaque soudard. Jacques Amyot, Vies parallèles des hommes illustres, 1559
Adjectif 1
-
Qui a le comportement d’un homme de guerre brutal et grossier.
- Leurs franchises soudardes cachaient un délicieux trouble de cœur ; et c’était, en même temps qu’un regret, une espérance. Georges d’Esparbès, Les Demi-solde, Ernest Flammarion, Paris, 1899
Citation
Le drôle fit un trait de franc soudart ; Car aux faveurs d'une belle il eut part, Sans débourser, escroquant la chrétienne
Origine du mot
Solde, et la finale ard souvent péjorative ; picard, seudard, souderd. — Littré, 1873
1873 — le Littré
SOUDARD ou SOUDART s. m. (sou-dar ; le t ou le d ne se lie pas)
Terme familier. Homme qui a longtemps servi à la guerre et qui en a les habitudes ; il se prend en mauvaise part, soit par moquerie, soit pour exprimer la grossièreté ou la barbarie. encore relevé aujourd’hui
- Ta maison et tes biens saccagés des soudards — RÉGNIER, Épit. I
- Onc ne fut un meilleur soudart — SCARR., Virg. v.
2 autres citations
- Le drôle fit un trait de franc soudart ; Car aux faveurs d'une belle il eut part, Sans débourser, escroquant la chrétienne — LA FONT., Femme avare.
- Après cela, ne vous figurez pas que je sois un soudard sans âme, comme vous paraissez le croire — CH. DE BERNARD, la Femme de quarante ans, § 3
Fig.
- Tous les amours y mettent [dans mon gîte] garnison ; En vrais soudards ils y faisaient esclandre — BÉRANG., Métemps.
Historique
XVe s.
- Ne soyons point si vilains et hagards, Que de laisser ce bon vin auz souldards Qui nous font tant d'outrage — BASSELIN, LII
- Je ne congnois où je puisse servir, L'arriere ban a fait crier vieillesse, Las ! fauldra il son soudart devenir ? — CH. D'ORL., Ball. 84
XVIe s.
- À ces mots de Pluton, on voit de toutes parts Sortir du creux manoir les plus braves soldarts — DESPORTES, Rodomont.
- Il distribua à ses soudards les terres conquises sur les ennemis — AMYOT, Rom. 42
1 autre citation
- Ses propos [d'un bravache] seront à l'equipolent ; car un homme est mort, si ce soudard courroucé l'a seulement regardé de travers — LANOUE, 194
Étymologie
Solde, et la finale ard souvent péjorative ; picard, seudard, souderd.
Supplément au dictionnaire
SOUDARD. - HIST. Ajoutez : XIVe s.
- Chascun de ses souldars [de Jacques d'Artevelle] avoit pour jour quatre gros de Flandres pour ses fraiz et pour ses gages — J. LE BEL, Vrayes chroniques, t. I, p. 128
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 4 de l’édition papier
Liens de sens
Terme spécifique
Dérivés
à la soudarde
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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