tromperie

nature
nom féminin
diction
[tʁɔ̃pəʁi] · 3 syllabes
usage
3 par million de mots

Sens et définitions

Nom 6

  1. Action de tromper.
    • Ces sages et prudentes précautions prises pour sa sûreté touchèrent le cœur de Richard et achevèrent de dissiper le léger ressentiment qu’avait fait naître en lui l’innocente tromperie du chef des outlaws. Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820
  2. Acte qui a pour but un profit malhonnête ou illégal.
    • Mettez-vous en garde contre ces belles promesses, elles cachent souvent la plus infâme des tromperies. Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877
  3. familier Infidélité conjugale.
    • Sous la description ironique des tromperies conjugales, perce la piètre estime en laquelle son auteur tient les femmes. Robert Gane, Le Chapitre de Notre-Dame de Paris au XIVᵉ siècle, 1999, p.170
3 emplois spécialisés
  1. Commerce Fraude sur la nature ou la qualité des produits ou des services.
  2. Sécurité nationale et internationale Dans le domaine de l'ingérence étrangère, action de faire en sorte qu'une personne croit une fausseté pour favoriser l'atteinte de ses objectifs.
  3. Droit N’importe quel acte qui a pour but un profit malhonnête, à tort et/ou illégal.

Citation

Les riches de la terre, qui, durant cette vie, jouissant de la tromperie d'un songe agréable, s'imaginent avoir de grands biens
Bossuet, Panég. St Bernard, 1

Origine du mot

Tromper. — Littré, 1873

1873 — le Littré

TROMPERIE s. f. (tron-pe-rie)

1 Action de tromper. repris par le Wiktionnaire

  • N'est-ce pas une erreur sérieuse et délibérée, une tromperie de bonne foi faite à soi-même par soi-même ? — BALZ., De la cour, 2e disc.
  • Dans l'amour, la tromperie va presque toujours plus loin que la méfiance — LA ROCHEFOUCAULD, Première pens. 114
1 autre citation
  • L'autre [le renard] était passé maître en fait de tromperie — LA FONT., Fabl. III, 5

2 Illusion.

  • Les riches de la terre, qui, durant cette vie, jouissant de la tromperie d'un songe agréable, s'imaginent avoir de grands biens — BOSSUET, Panég. St Bernard, 1
  • Tremblez dès à présent à la tromperie de vos passions, aux belles couleurs dont elles parent vos vices secrets — ID., Médit. sur l'Évang. Dern. sem. du Sauveur, 80e jour.
Historique

XIVe s.

  • Se Bertran du Guesclin à la chiere hardie Les venoit assaillir avec sa compagnie, On nous aroit joué d'une grant tromperie — Guesclin. 142

XVe s.

  • Vous en estes ung fin droit maistre.... Par ma foy, mais de tromperie — Patelin, v. 45

XVIe s.

  • Je ne refuse point de soffrir pour ceste tromperie tous telz tourmens que tu voudras — AMYOT, Brut. 61
  • La tromperie [action de se tromper] n'est pas de tel interest, de trouver les ennemis par effect plus foibles qu'on n'avoit espéré, que de les trouver à la verité bien forts, aprez les avoir jugez foibles par reputation — MONT., III, 167
Étymologie

Tromper.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « tromperie » du Wiktionnaire.

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