captivité
- nature
- nom féminin
- diction
- [kaptivite] · 4 syllabes
- usage
- 7 par million de mots
- parenté
- captif
Sens et définitions
Nom 5
-
Privation de liberté ; esclavage.
- Il est des pays où l'abolitionnisme est loin d'être un combat d'arrière-garde. Dans le vaste Sahara, au pays des Maures, ceux qui se battent pour en finir avec la captivité le payent parfois de leur vie. Zineb El Rhazoui, Mauritanie : esclaves contre dieux et maîtres, Charlie Hebdo, 7 janvier 2015
-
Situation d’un prisonnier de guerre.
- Être en captivité. — La captivité de Napoléon à sainte-Hélène.
-
figuré État d'une personne subjuguée.
- On tourna le dos à l'Hôtel des monnaies, la vainqueresse musardait, feignant de rien deviner de mes émois ni de la captivité dans laquelle, d'un inimitable balancement fessier, elle m'avait jeté. Jacques Guyonnet, Les culs, Genève : Lamargelle, 2001 p.101
2 emplois spécialisés
- Zoologie Absence de liberté pour un animal sauvage, notamment dans un zoo.
- Vocabulaire général Fait d'être captif, retenu dans un lieu contre sa volonté.
Citation
L'âme menée de captivité en captivité, captive d'elle-même, captive de son corps
Origine du mot
Du latin captivitas, de même sens. A supplanté l'ancien français chaitiveté de même étymologie. → voir captif et -ité.
Dans le dictionnaire latin : captivitas
1873 — le Littré
CAPTIVITÉ s. f. (ka-pti-vi-té)
1 État de captif. Tenir en captivité. Racheter de captivité. encore relevé aujourd’hui
2Fig. La captivité dans laquelle nous tiennent les passions.
- L'âme menée de captivité en captivité, captive d'elle-même, captive de son corps — BOSSUET, La Vallière.
Au plur. (qui ajoute : Corneille et Bossuet ont employé ce mot au pluriel ; et en effet un tel pluriel rend la pensée et exprime toutes les sujétions qui enchaînent).
- D'un amour si parfait les chaînes sont si belles, Que nos captivités doivent être éternelles — CORN., Héracl. I, 4
- S'élever au-dessus des captivités où Dieu permet que nous soyons à l'extérieur — BOSSUET, dans GIRAULT-DUVIVIER
3 Absence de liberté causée par les occupations, par une contrainte quelconque. Cette place me tient en captivité. Vous tenez trop vos enfants en captivité. encore relevé aujourd’hui
Historique
XIIe s.
- E tuz menad en chaitivier, le rei meïme, e les princes, et les vaillanz cumbateurs dis milie — Rois, 433
- Kar tu l'menas de Egypte hors de servage, e de anguisse e de cheitiveisun — ib. 264
XIIIe s.
- Et quant crestien repairoient de cativisons tout nu, il les faisoient reviestir selonc ce qu'il estoient — Chr. de Rains, 210
XVe s.
- Il relacha la chetiveté des Juifs qui estoyent en Egipte — CHRIST. DE PISAN, Hist. de Ch. V, III, ch. 12
- Ung qui se essaiast de le getter dehors de la captivité où il est — Bibl. des chartes, 4e série, t. I, p. 267
XVIe s.
- Homme aimé des dieux, et envoyé expressement pour delivrer la Sicile de captivité — AMYOT, Timoléon, 24
Étymologie
Provenç. captivitat ; espagn. cautividad ; ital. cattività ; de captivitatem, de captivus, captif. L'ancienne forme française est chetiveté, à côté de laquelle est chetivoison (répondant à un bas-latin captivationem) et chaitivier (répondant à un bas-latin captivarium).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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