clystère

nature
nom masculin
diction
[klistɛʁ] · 2 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 2

  1. Lavement d’eau parfois complétée avec du sel ou des médicaments. Cette eau est ainsi introduite dans le corps par l’anus, à l’aide d’une seringue ou d’un clysopompe.
    • Ton ami l'assistant, dit brusquement Maître Pancrace, n'est qu'une andouille, qui se croit un savant parce qu'il donne des clystères. Marcel Pagnol, Le Temps des Amours, Les pestiférés, Julliard, 1977
  2. Instrument servant à administrer un lavement.
    • Une foule de gens et de gamins suivait en tumulte le train des musiciens et la marche était fermée par un pizzicarolo, célèbre à Rome pour ses embonpoints, brandissant un clystère haut comme un clocher. Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - Rome, 1835 (traduction d’André Markowicz, réédition Éditions Acte Sud, 2007, page 362)

Citation

De quoi vous mêlez-vous de vous opposer aux ordonnances de la médecine et d'empêcher monsieur de prendre mon clystère ?
Molière, Mal. im. III, 4

Origine du mot

Du latin clyster, emprunté au grec ancien κλυστήρ, klustếr (« seringue »).

Dans le dictionnaire latin : clyster

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1873 — le Littré

CLYSTÈRE s. m. (kli-stê-r')

Injection d'eau chargée ou non d'un médicament, qui se fait par le fondement. encore relevé aujourd’hui

  • On lui donne maints clystères — LA FONT., Glout.
  • De quoi vous mêlez-vous de vous opposer aux ordonnances de la médecine et d'empêcher monsieur de prendre mon clystère ? — MOL., Mal. im. III, 4
1 autre citation
  • Un clystère que j'avais pris plaisir à composer moi-même, inventé et formé dans toutes les règles de l'art — ID., ib. III, 6
Synonyme

CLYSTÈRE, LAVEMENT, REMÈDE. Ces mots sont placés ici selon l'ordre chronologique de leur succession dans la langue. Clystère ne se dit plus guère ; lavement lui a succédé ; et, sous le règne de Louis XIV, l'abbé de Saint-Cyran le mettait déjà au rang des mots déshonnêtes qu'il reprochait au P. Garasse. On a substitué de nos jours le terme de remède à celui de lavement. Remède est équivoque, mais c'est par cette raison même qu'il est honnête. Clystère n'est plus employé que dans le burlesque ; lavement, dans les auteurs de médecine ; remède, dans le langage ordinaire, Encyclop. t. III, p. 553.

Historique

XIIIe s.

  • Si convient faire une clistere d'ewe — ALEBRANT, f° 19

XVe s.

  • La cause de sa maladie fut pource que son medecin lui bailla un clystere trop fort — MONSTREL., I, ch. 145

XVIe s.

  • On lui donnera clysteres, suppositoires, ou nouets acres et cuisans — PARÉ, VI, 8
  • Clystere, c'est à dire ablution ou lavement, est une injection appropriée au siege et aux intestins — ID., XXV, 22
1 autre citation
  • Les cigoignes, se donner elles-mesmes des clysteres à tout de l'eau marine — MONT., II, 171
Étymologie

Κλυστὴρ, de ϰλύζειν, laver.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « clystère » du Wiktionnaire.

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