déception

nature
nom féminin
diction
[desɛpsjɔ̃] · 3 syllabes
usage
19 par million de mots

Sens et définitions

Nom 3

  1. Fait d’être déçu ou de subir une situation inférieure à ses attentes.
    • Pour Pavlov le chemin de la vie fut jonché d’épines, plein d’amertume, de déceptions et de luttes acharnées… E. Asratian, I. Pavlov : sa vie et son œuvre, Éditions en langues étrangères, Moscou, 1953, page 4
  2. Mesures visant à induire l’ennemi en erreur, grâce à des truquages, des déformations de la réalité, ou des falsifications, en vue de l’inciter à réagir d’une manière préjudiciable à ses propres intérêts. — (AAP-6, Glossaire OTAN de termes et définitions (anglais et français), Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, Bureau OTAN de normalisation (NSO), depuis 1973)
    • Selon moi, il s’agit d’une opération de déception de l’armée russe, soit une manœuvre tactique qui a pour but de tromper l’ennemi afin d’en mener une autre en parallèle de manière plus discrète. Dominique Trinquand, Marie Pouzadoux, Accusations de « bombe sale » : « Moscou tente de masquer la défaite majeure que son armée essuie dans le sud de l’Ukraine », Le Monde. Mis en ligne le 24 octobre 2022
1 emploi spécialisé
  1. Forces terrestres Actions exécutées pour tromper les décideurs militaires adverses quant aux capacités, aux intentions et aux opérations des forces amies.

Origine du mot

Du latin deceptio.

De l’anglais deception.

Dans le dictionnaire latin : deceptio

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

DÉCEPTION s. f. (dé-sè-psion ; en poésie, de quatre syllabes)

1 Action de décevoir, tromperie. Il s'indigna de tant de déceptions.

2 Erreur, fausse attente. Il a éprouvé de grandes déceptions.

Historique

XIIIe s.

  • Par foi ci ne sai-je respondre, Fors tant que tel deception Vient de la fole vision Des iex qui parées les voient — la Rose, 8960

XIVe s.

  • Telles gens sont larrons à Dieu, qui quierent leurs vies par telles malices et deceptions — Modus, f° LXVII
  • Et ainsi est deception, car ils deçoivent les gens, et font faulx seremens — Ménagier, I, 3

XVe s.

  • Force m'est que si je veux parvenir à mes fins, que par cautelle et deception je la gagne — LOUIS XI, Nouv. XCV

XVIe s.

  • Au lieu desquels entrerent flaterie, Deception, trahison, menterie — MAROT, IV, 18
Étymologie

Provenç. deceptio ; anc. espagn. decepcion ; du latin deceptionem, de decipere (voy. DÉCEVOIR).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « déception » du Wiktionnaire.

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