investiture

nature
nom féminin
diction
[ɛ̃vɛstityʁ] · 4 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 3

  1. Acte par lequel on investit quelqu’un d’un titre ou d’une dignité.
    • Loin de mettre un terme à leur différend, l’investiture de Bédié comme président de la République consacra plutôt une rupture entre les deux hommes. Rapport de la Commission d’enquête internationale sur les allégations de violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, 2004
2 emplois spécialisés
  1. Politique Acte par lequel un parti politique soutient un candidat ou une candidate à une élection.
    • Depuis plusieurs semaines, Édouard Philippe et son entourage travaillaient à leur ralliement. Les investitures du parti présidentiel sabotent cette manœuvre destinée à aligner des candidats solides, plus proches du Premier ministre que des caciques de LREM canal historique ou venus du PS. « Municipales : Vannes, symbole des luttes d’influence au sein de la Macronie », le 5/07/2020, màj le 6/07/2020, sur Le Télégramme (www.letelegramme.fr)
  2. Systèmes électoraux et partis politiques Acte par lequel une autorité accorde sa confiance à une ou plusieurs personnes pour une mission de gouvernement, de représentation.

Citation

Vous aviez promis de donner l'investiture du duché de Milan au plus jeune de mes trois fils
Fénelon, Dial. des morts mod. Charles-Quint, François 1er.

Origine du mot

Du latin médiéval investītūra, du verbe investio (« revêtir, garnir »).

Dans le dictionnaire latin : investītūra

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

INVESTITURE s. f. (in-vè-sti-tu-r')

1 Acte par lequel on investit quelqu'un d'un fief ou d'une dignité ecclésiastique. encore relevé aujourd’hui

  • Vous aviez promis de donner l'investiture du duché de Milan au plus jeune de mes trois fils — FÉN., Dial. des morts mod. Charles-Quint, François 1er.
  • Les papes n'avaient plus guère d'autre droit que de donner les investitures des royaumes — VOLT., Mœurs, 32
1 autre citation
  • Louis XII avait donné pour l'investiture de Milan cent mille écus d'or à l'empereur Maximilien — ID., ib. 113

Affaire ou querelle des investitures, longue et grave contestation qui s'éleva entre les empereurs et le saint-siége, vers 1074 et dans les siècles suivants, au sujet du droit d'investir les évêques.

2 Action d'investir une place ; on dit aujourd'hui, en ce sens, investissement. encore relevé aujourd’hui

  • On doit prendre de grandes précautions dans l'investiture d'une place où une armée composée de soldats expérimentés et déterminés à tout oser se trouve enfermée — FOLARD, Polybe, dans RICHELET
  • La situation [d'Ebernbourg] ni celle du pays ne demandaient point d'investiture, ni plus d'une attaque — SAINT-SIMON, 49, 71
Historique

XIIIe s.

  • Et bien sacent [sachent] eskievin qu'il ne seient à nul si fait don d'iretage ne de rente, qu'on n'en mece [mette] souffisant envesture, par coi li eswars [les droits] de le [la] vile n'i soit amenris [amoindris] — TAILLIAR, Recueil, p. 449

XVIe s.

  • Le septieme jour qu'il aura commencé l'investiture de la place — CARLOIX, VII, 6
  • Pour luy annoncer l'investiture de son troisieme fils en ce sublime estat de vice-roy de France — ID., IV, 41
Étymologie

Investir ; provenç. investitura ; espagn. investidura ; ital. investitura.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « investiture » du Wiktionnaire.

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