ire
- nature
- nom féminin
- diction
- [iʁ] · 1 syllabe
- usage
- 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 1
-
Colère.
- L'escroquerie de ce Néo-Zélandais a provoqué l'ire des autorités sanitaires du pays Jordan Lasserre, « Covid-19 : payé par plusieurs personnes, un homme se fait vacciner dix fois en une journée en Nouvelle-Zélande », La Dépêche, 11 décembre 2021
Citation
Vous pouvez avec lui [orviétan] braver en assurance Tous les maux que sur nous l'ire du ciel répand
Origine du mot
De l’ancien français ire lui-même du latin ira.
Dans le dictionnaire latin : ira
1873 — le Littré
IRE s. f. (i-r')
Terme vieilli. Courroux, colère.
- Un cœur où l'ire juste et la gloire commande — MALH., II, 5
- Je n'aperçois partout que de tristes présages, Qui de l'ire du ciel m'apportent les messages — TRISTAN, M. de Chrispe, III, 1
5 autres citations
- ... l'âme pécheresse Que tu rends toute vide à sa fragilité, Et que ton ire vengeresse Punit dès ici-bas par cette inanité — CORN., Imit. III, 3
- Quand quelque dieu, voyant ses bontés négligées, Nous fait sentir son ire, un autre n'y peut rien — LAFONT., Fill. de Minée.
- Ils ont amassé un trésor d'ire pour le jour terrible du jugement — MAUCROIX, Schisme, livre II, p. 274, dans RICHELET
- Vous pouvez avec lui [orviétan] braver en assurance Tous les maux que sur nous l'ire du ciel répand — MOL., Am. méd. II, 7
- La punition exemplaire de ce prince [Henri II], qui seule put apaiser l'ire de Dieu — BOSSUET, Var. VII, conclusion.
Il se dit quelquefois dans la poésie familière.
- Le vieillard me paraît un peu sujet à l'ire ; Pour en venir à bout, il faudra batailler — RÉGNARD, Fol. amour. I, 7
Remarque
Ce mot vieilli est pourtant très bon, et Lamartine n'a pas hésité à s'en servir : L'ire du Seigneur, rude mais salutaire, Joc. IX, 305.
Historique
XIe s.
- Ce dist Rolans : purquei me portez ire ? — Ch. de Rol. CXXIX
XIIe s.
- Saisne [les Saxons] lui courent sus par vertu et par ire — Sax. X
- Nostre seignur le rei en ire ne metez — Th. le mart. 39
1 autre citation
- Ainsi [l'amour] me fait vivre mesléement D'ire et de bien.... — Couci, VIII
XIIIe s.
- Dame, je lais ma fille dolente et pleine d'ire — Berte, XI
- Oncques mès nus [nul] en tel martire Ne fu, ne n'ot ausinc [aussi] grant ire Cum il sembloit que ele eüst — la Rose, 304
XVe s.
- Encourir l'yre de Dieu — COMM., V, 9
XVIe s.
- Il n'estoit pas seulement ainsi ferme et roide pour resister à faveur et à grace seulement, mais aussi à ire et à haine semblablement — AMYOT, Arist. 8
- Pyrrhus passionné d'ire et de douleur..... — ID., Pyrrhus, 70
1 autre citation
- Pyrrus convertissant grande partie de sa douleur en ire et courroux contre les ennemis.... — ID., ib. 71
Étymologie
Provenç. espagn. portug. et ital. ira ; du lat. ira, colère.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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