moquerie

nature
nom féminin
diction
[mɔkəʁi] · 3 syllabes
usage
4 par million de mots

Sens et définitions

Nom 2

  1. Action de se moquer.
    • Arthur, lui, refusait l'armée, non par nationalisme car il s'en moquait, la moquerie servant d'écran à son absence totale de moralité, mais par couardise. Denise Bombardier, Edna, Irma et Gloria, Albin Michel, 2007, page 96
  2. Les paroles ou les actions par lesquelles on se moque.
    • Pour elle, pour la protéger contre les moqueries et les coups, il était toujours prêt à bousculer les railleurs. Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois contes de l'Amour et de la Mort, 1940

Citation

C'est une chose bien remarquable sur ce sujet, que, dans les premières paroles que Dieu a dites à l'homme depuis sa chute, on trouve un discours de moquerie et une ironie piquante, selon les Pères
Blaise Pascal, Prov. II

Origine du mot

Moquer ; bourguig. môque. — Littré, 1873

1873 — le Littré

MOQUERIE s. f. (mo-ke-rie)

1 Action de se moquer. repris par le Wiktionnaire

  • C'est une chose bien remarquable sur ce sujet, que, dans les premières paroles que Dieu a dites à l'homme depuis sa chute, on trouve un discours de moquerie et une ironie piquante, selon les Pères — PASC., Prov. II
  • Cette belle faiblesse naturelle et cette disposition aux larmes qui ont été l'objet de la moquerie de votre fermeté et de votre philosophie — SÉV., 25 mai 1680
6 autres citations
  • De peur d'exposer une si grande vérité à la moquerie — BOSSUET, Hist. II, 5
  • Nos beaux jours sont finis, nos honneurs sont passés ; Bientôt vous allez voir vos froides rêveries Du public exciter les justes moqueries — BOILEAU, Ép. X
  • La moquerie est souvent indigence d'esprit — LA BRUY., V
  • La moquerie est, de toutes les injures, celle qui se pardonne le moins.... elle attaque l'homme dans son dernier retranchement — ID., XI
  • La moquerie a cela de particulier, qu'elle nuit essentiellement à ce qui est bon, mais point à ce qui est fort — STAËL, Allem. III, 21
  • La raillerie, la fine moquerie de Pascal a fait ce que n'avaient pu les arrêts, les édits, a chassé de partout les jésuites — P. L. COUR., Pamphlet des pamphlets.

2 Chose absurde, impertinente. C'est une moquerie que de vouloir soutenir une telle proposition.

Synonyme

MOQUERIE, PLAISANTERIE. Par la moquerie on tourne en ridicule ; elle est donc toujours plus ou moins offensante. La plaisanterie n'a point nécessairement ce caractère ; sans doute elle peut être outrageante, mais elle peut aussi être innocente, obligeante, piquante.

Historique

XIIIe s.

  • Et mons Philippe dit que je disoie voir [vrai] ; car il ne le disoit que par moquerie — JOINV., 250

XIVe s.

  • Pluseurs se esjoissent.... plus que il n'appartient en oïr et escouter.... moqueries des autres — ORESME, Eth. 136
  • Quant au bord du fossé vint li ducs chiere lie, Et voit les assaillans faisant grant envaïe, Or voit bien et congnoist que c'est sans moquerie — Guesclin, V. 19997
2 autres citations
  • Car qui est povrez homs, vous vez que Diex l'oblie ; Et li mondes en fait aussi se [sa] moquerie — Baud. de Seb. I, 586
  • Ele l'a prié que il ne la vueille pas lessier estre à moquerie et à derision de leur anemis — BERCHEURE, f° 20, verso.

XVe s.

  • Je rompiz la parolle et la convertiz en moquerie — COMM., IV, 11

XVIe s.

  • Un traict de moquerie — AMYOT, Lyc. 19
  • Mocqueries, folatreries et menteries joyeuses — RAB., Garg. I, prologue.
1 autre citation
  • C'est une espece de mocquerie et d'injure de vouloir faire valoir un homme par des qualitez mesadvenantes à son rang — MONT., I, 288
Étymologie

Moquer ; bourguig. môque.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « moquerie » du Wiktionnaire.

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