réprobation

nature
nom féminin
diction
[ʁepʁobasjɔ̃] · 4 syllabes
usage
5 par million de mots
parenté
réprobat

Sens et définitions

Nom 3

  1. Action par laquelle on réprouve, on rejette ; blâme, désapprobation sévère.
    • Il n’y avait nulle gloire à attendre, mais au contraire une réprobation générale à s’attirer. Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858
2 emplois spécialisés
  1. Religion Jugement de Dieu contre les pécheurs impénitents.
    • Les questions de la prédestination et de la réprobation ont exercé les théologiens. - Signe de réprobation. - Frappé de réprobation.
  2. Criminologie Jugement par lequel une personne condamne sévèrement les actes ou la conduite d'une autre.

Citation

Jésus-Christ même, lequel, étant l'auteur de notre salut, devient tous les jours, par l'abus que nous faisons de ses mérites et de sa grâce, l'auteur de notre perte éternelle et de notre réprobation
Louis Bourdaloue, 3e dim. après l'Épiphan. Dominic. t. I, p. 142

Origine du mot

Du latin reprobatio.

Dans le dictionnaire latin : reprobatio

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

RÉPROBATION s. f. (ré-pro-ba-sion ; en vers, de cinq syllabes)

1 Action de réprouver, de rejeter. encore relevé aujourd’hui

  • Réprobation des Juifs et conversion des gentils — PASC., Pens. XXV, 170, éd. HAVET.
  • Réprobation du temple — ID., ib.
1 autre citation
  • Si le Seigneur marqua Caïn d'un signe de réprobation en lui demandant compte du sang de son frère.... — MASS., Avent, Jugement.

Particulièrement. Jugement que Dieu a rendu de toute éternité contre les pécheurs qui mourront impénitents.

  • Jésus-Christ même, lequel, étant l'auteur de notre salut, devient tous les jours, par l'abus que nous faisons de ses mérites et de sa grâce, l'auteur de notre perte éternelle et de notre réprobation — BOURDAL., 3e dim. après l'Épiphan. Dominic. t. I, p. 142
  • Voilà le premier degré de sa réprobation [du riche de l'Évangile] : il était riche — MASS., Carême, Riche.

2 Simplement. Blâme sévère. Encourir la réprobation des gens de bien. encore relevé aujourd’hui

Historique

XVIe s.

  • S'ils nient que cela ne soit signe de reprobation, il n'y aura rien si clair qui ne leur soit obscur — CALV., Inst. 757
  • ....Avant que donner sentence d'aprobation ou reprobation — LANOUE, 484
Étymologie

Lat. reprobationem, de reprobare (voy. RÉPROUVER).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « réprobation » du Wiktionnaire.

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