approbation

nature
nom féminin
diction
[apʁobasjɔ̃] · 4 syllabes
usage
12 par million de mots
parenté
approbat

Sens et définitions

Nom 4

  1. Agrément qu’on donne à quelque chose.
    • Vous recherchez moins mon avis sur le parti que vous avez à prendre que mon approbation pour celui que vous avez pris. Lettre de Jean-Jacques Rousseau à Henriette, du 7 mai 1764, dans Lettres philosophiques, présentées par Henri Gaston Gouhier, Paris : J. Vrin, 1974, page 131
  2. Jugement favorable qu’on porte de quelqu’un, de quelque chose.
    • L’approbation a tellement moins de nuances que le dénigrement ! Jean de La Varende, Versailles, édition Henri Lefebvre, 1959, page 133
2 emplois spécialisés
  1. Administration militaire Au sein de l’OTAN, accord formel et définitif donné par une autorité compétente indépendamment de toute autre autorité.
  2. Urbanisme Décision de l'organe délibérant d'une commune ou d'un établissement public donnant son accord à un document d'urbanisme.

Citation

L'approbation des hommes est quelque chose de forcé, et qui ne demande qu'à finir
Fontenelle, Tournefort.

Origine du mot

Du latin approbatio.

Dans le dictionnaire latin : approbatio

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

APPROBATION s. f. (a-pro-ba-sion ; en poésie, de cinq syllabes)

1 Agrément, consentement. Donner son approbation à un projet. Avec votre approbation. La loi fut revêtue de l'approbation du sénat. encore relevé aujourd’hui

2 Jugement ou témoignage favorable. Ce discours eut l'approbation générale. Signes nombreux d'approbation. Approbation bruyante. encore relevé aujourd’hui

  • Ils recherchèrent l'approbation des Égyptiens — BOSSUET, Hist. III, 3
  • L'approbation des hommes est quelque chose de forcé, et qui ne demande qu'à finir — FONTEN., Tournefort.
2 autres citations
  • L'injustice des hommes, toujours portés à ne donner leur approbation qu'aux succès — ID., Chazelles.
  • Il est vrai que j'ai l'avantage de ne me point faire d'ennemis, et que tous mes ouvrages ont l'approbation des savants — MOL., Impr. 3

3 Autorisation donnée par un censeur pour l'impression et la publication d'un livre. Avec approbation et privilége du roi.

  • Imprimée sans approbation ni privilége — PASC., Prov. 2
  • La Sorbonne n'a pas voulu donner son approbation à mon livre — BOSSUET, Rép. Exp.
1 autre citation
  • Il était naturel de penser qu'Albani, devenu pape, ferait au moins contre les approbations données à Quesnel ce qu'on avait fait contre les approbations données à Sfondrate — VOLT., Louis XIV, Jansénisme.

4En termes de théologie, pouvoir qu'un évêque donne à un prêtre de prêcher et de confesser dans son diocèse.

Synonyme

APPROBATION, SUFFRAGE. Celui qui donne son approbation à un homme, à une action, à un livre, fait quelque chose d'aussi favorable au fond, mais de moins éclatant dans la forme que celui qui donne son suffrage. L'approbation peut être tacite, le suffrage est manifeste.

Historique

XVIe s.

  • Pour donner quelque approbation [preuve] de leur chrestienté — CALV., 227
  • Après soupper pour recreation, Le roy voulut veoir l'approbation [la preuve] De la beauté de sa cité de Bresse — J. MAROT, V, 151
1 autre citation
  • C'est une tacite approbation [aveu] du perissement de l'ame avecques le corps, lorsqu'ils se veulent à plein rassasier de biens terrestres, pour ce qu'ils ignorent les celestes — LANOUE, 501
Étymologie

Approbatio (voy. APPROUVER). Anciennement on a dit approuvement, et, si on avait formé un mot d'approbationem, il eût été aprovaison.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « approbation » du Wiktionnaire.

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