ronflement
- nature
- nom masculin
- diction
- [ʁɔ̃fləmɑ̃] · 3 syllabes
- usage
- 7 par million de mots
- parenté
- ronfler
Sens et définitions
Nom 4
-
Bruit qu’on fait en ronflant.
- […] : c'est, par exemple, un des défauts les plus insociables de l'homme, que, tandis qu'il dort, et justement quand il goûte lui-même le plus profond repos, il tient souvent son compagnon éveillé par un ronflement effréné. Goethe, Campagne de France, 1822 ; traduction française de Jacques Porchat, Paris : Hachette, 1889, page 83
-
figuré Se dit de certains bruits qui ont quelque rapport avec le ronflement d’un homme.
- L’hélice tournait plus lentement, pour maintenir seulement l’aéronat contre la brise, et son ronflement était beaucoup plus perceptible […]. H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 230 de l’édition de 1921
2 emplois spécialisés
- Propulsion spatiale Phénomène sonore transitoire, d’une fréquence de quelques dizaines de hertz, qui correspond à l’oscillation de la pression de combustion dans un moteur à ergols liquides en phase d’extinction.
- Engins spatiaux Instabilité de combustion caractérisée par une succession périodique d'extinctions et d'allumages avec une période de l'ordre du centième de seconde.
Citation
Je n'ai ouï dire ni criement ni pleurement ; mais ronflement ne me semble pas mauvais, et je ne crois pas qu'il doive être mis au nombre des barbarismes
Origine du mot
Ronfler. — Littré, 1873
1873 — le Littré
RONFLEMENT s. m. (ron-fle-man)
1 Bruit que produit quelquefois pendant le sommeil la vibration du voile du palais lorsque l'air traverse l'arrière-bouche, particulièrement pendant l'inspiration.
- Je n'ai ouï dire ni criement ni pleurement ; mais ronflement ne me semble pas mauvais, et je ne crois pas qu'il doive être mis au nombre des barbarismes — VAUGEL., Rem. not. Th. Corn. t. II, p. 104
- Un ronflement de basse-taille aussi nourri qu'il en soit — MARIV., Arleq. poli par l'amour, sc. 1
2Fig. Tout bruit qui a une sorte de rapport avec celui d'un homme qui ronfle. Le ronflement d'une toupie. Le ronflement de l'orgue. encore relevé aujourd’hui
- Les mâles [des lions marins] ont un mugissement semblable à celui du taureau, et, lorsqu'ils sont irrités, ils marquent leur colère par un ronflement — BUFF., Quadr. t. XI, p. 232
- C'est un beau tournoi de paroles [une scène de mélodrame entre deux acteurs] ; l'un fait sonner toutes les r, l'autre toutes les s ; il arrive un moment où le débit s'échauffe au point qu'on n'entend plus qu'un ronflement d'un côté et qu'un sifflement de l'autre — TH. GAUTIER, Hist. de l'art dramatique, t. I, p. 24
Historique
XVIe s.
- Ronflement — MONET, Dict.
Étymologie
Ronfler.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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