souper
- nature
- ver
- diction
- [supe] · 2 syllabes
- usage
- 13 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
-
, , , , Repas du soir.
- Par exemple arriver chez sa nouvelle blonde avec un tétrapack de vin rouge… ça brise le charme d'un souper en tête à tête. Eau d’érable sur les tablettes, sur le forum Les sucriers.com : Forum acéricole, mai 2013
-
Repas plus tardif que le dîner, notamment après une sortie vespérale (théâtre, cinéma).
- En cette saison de dîners, de soupers et d’excès de table forcés, je vous recommande l’usage de l’Alcool de menthe de Ricqlès, un des digestifs des plus actifs et aussi des plus agréables comme goût. Berthe de Présilly, « Carnet mondain », dans La Nouvelle revue, 16e année, tome 86, Paris : à la revue, 1894, p. 219
- Repas du soir. En France, l'usage du terme dîner remplace le précédent à partir du XIXe siècle.
Verbe 2
-
, , , Prendre le repas du soir.
- Çà ! souperons-nous ? demanda aigrement Coconnas, interrompant les apartés de son hôte. Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV
- Prendre un repas plus tardif que le dîner, notamment après une sortie vespérale (théâtre, cinéma).
Conjugaison
Indicatif
Présent
- je soupe
- tu soupes
- il soupe
- nous soupons
- vous soupez
- ils soupent
Imparfait
- je soupais
- tu soupais
- il soupait
- nous soupions
- vous soupiez
- ils soupaient
Passé simple
- je soupai
- tu soupas
- il soupa
- nous soupâmes
- vous soupâtes
- ils soupèrent
Futur simple
- je souperai
- tu souperas
- il soupera
- nous souperons
- vous souperez
- ils souperont
Passé composé
- j'ai soupé
- tu as soupé
- il a soupé
- nous avons soupé
- vous avez soupé
- ils ont soupé
Plus-que-parfait
- j'avais soupé
- tu avais soupé
- il avait soupé
- nous avions soupé
- vous aviez soupé
- ils avaient soupé
Passé antérieur
- j'eus soupé
- tu eus soupé
- il eut soupé
- nous eûmes soupé
- vous eûtes soupé
- ils eurent soupé
Futur antérieur
- j'aurai soupé
- tu auras soupé
- il aura soupé
- nous aurons soupé
- vous aurez soupé
- ils auront soupé
Subjonctif
Présent
- je soupe
- tu soupes
- il soupe
- nous soupions
- vous soupiez
- ils soupent
Imparfait
- je soupasse
- tu soupasses
- il soupât
- nous soupassions
- vous soupassiez
- ils soupassent
Passé
- j'aie soupé
- tu aies soupé
- il ait soupé
- nous ayons soupé
- vous ayez soupé
- ils aient soupé
Plus-que-parfait
- j'eusse soupé
- tu eusses soupé
- il eût soupé
- nous eussions soupé
- vous eussiez soupé
- ils eussent soupé
Conditionnel
Présent
- je souperais
- tu souperais
- il souperait
- nous souperions
- vous souperiez
- ils souperaient
Passé
- j'aurais soupé
- tu aurais soupé
- il aurait soupé
- nous aurions soupé
- vous auriez soupé
- ils auraient soupé
Impératif
Présent
- soupe
- soupons
- soupez
Passé
- aie soupé
- ayons soupé
- ayez soupé
Formes impersonnelles
- Infinitif présent
- souper
- Participe présent
- soupant
- Participe passé
- soupé
Citation
M. de Coulanges me donna un grand souper, où tout le monde s'assembla pour me dire adieu
Origine du mot
Soupe. Souper, c'est proprement prendre la soupe, puis, particulièrement, prendre le repas du soir. — Littré, 1873
1873 — le Littré
SOUPER1 s. m. (sou-pé ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des sou-pé-z exquis)
, ou SOUPÉ (soupé)
1 Repas, ordinaire du soir (l'usage du souper tend à disparaître dans les grandes villes). encore relevé aujourd’hui
- M. de Coulanges me donna un grand souper, où tout le monde s'assembla pour me dire adieu — SÉV., 55
- Enfin sur les huit heures, j'entends une cloche, c'est le souper — ID., 562
7 autres citations
- Tous les jours [à la cour], des plaisirs, des comédies, des musiques, des soupers sur l'eau — ID., 297
- Depuis qu'il avait la goutte, il [Leibnitz] ne dînait que d'un peu de lait ; mais il faisait un grand souper, sur lequel il se couchait à une ou deux heures après minuit — FONTEN., Leibnitz.
- Si on apprenant à dix heures du matin que la moitié du globe a péri, on irait à cinq heures au spectacle, et on arrangerait un souper — VOLT., Lett. à Richelieu, 25 mars 1775
- Faire des soupers fins où l'on périt d'ennui — GRESSET, Méch. II, 3
- Le souper était proprement le seul repas des Romains ; le matin, sur le midi, ils ne mangeaient qu'un morceau — CONDIL., Hist. anc. XI, 3
- En vérité, il y a deux choses qu'on devrait bien retrancher de la société, les grands soupers et les visites — GENLIS, Vœux témér. t. III, p. 122, dans POUGENS
- Les beautés vagabondes, qui vont de spectacles en spectacles, chercher des aventures, c'est-à-dire des soupers — MERC., Tabl. de Paris, 542
Petits soupers, soupers délicats, où il n'y a que des intimes.
- Grandeur et grâces, grenadiers et muses, trompettes et violons.... société et liberté [chez le roi de Prusse], qui le croirait ? tout cela pourtant est très vrai, et tout cela ne m'est pas plus précieux que nos petits soupers — VOLT., Lett. en vers et en prose, 99
- Là se forment ces délicieuses parties, suivies de ces petits soupers plus délicieux encore, qui se passent à médire d'une femme, à relever l'excellence d'un ragoût, à raconter des aventures apprêtées, et à se persifler réciproquement — DIDER., Prom. sceptiq.
2 Mets qui composent le souper. Je vais acheter mon souper.
- Le boulanger et la fruitière voulaient bien nous fournir encore, l'un du pain, l'autre du fromage ; c'étaient là nos soupers, — MARMONTEL, Mém. III
3 Après-soupée ou après-souper, voy. ces mots à leur rang.
Historique
XIIe s.
- Dunc seeient les genz le plus à lur super — Th. le mart. 48
XIIIe s.
- Les table furent mise, [ils] s'assirent au souper — Berte, III
XIVe s.
- Il fut reçu courtoisement par les gens [de] Collatin ; si avint que après le souper.... — BERCHEURE, f° 26, verso.
XVIe s.
- Aujourd'hui nous employons les potages et viandes bouillies à nos disners, et les rosties à nos souppers ; chose tournée en tel usage chez nous que ce grand chancelier de l'Hospital, voulant introduire la frugalité en France, fit par edit particulier deffenses d'user d'autres viandes que du bouilly à disner, et reserver le rosty pour le soupper — PASQUIER, Lett. t. II, p. 547
Étymologie
Voy. SOUPER 2 ; wallon, sopé ; bourguig. sôpai ; au XVIe siècle, on disait aussi soupée.
SOUPER2 v. n. (sou-pé)
Prendre le repas du soir. Il soupa d'un plat de pommes de terre. encore relevé aujourd’hui
- Je n'ai point mangé de fruits à Vichy, parce qu'il n'y en avait point ; j'ai dîné sainement ; et pour souper, quand les sottes gens veulent qu'on soupe à six heures sur son dîner, je me moque d'eux, je soupe à huit ; mais quoi ? une caille, ou une aile de perdrix uniquement — SÉV., 369
- Cliton n'a jamais eu en toute sa vie que deux affaires, qui est de dîner le matin et de souper le soir ; il ne semble né que pour la digestion — LA BRUY., XI
6 autres citations
- Un des plus grands malheurs des honnêtes gens, c'est qu'ils sont des lâches : on gémit, on se tait, on soupe, on oublie — VOLT., Lett. d'Alembert, 7 août 1766
- Vous vivez comme si l'homme avait été créé uniquement pour souper ; et vous n'avez d'existence que depuis dix heures du soir jusqu'à deux heures après minuit — VOLT., Lett. Thiriot, 12 juin 1735
- Le colonel me prierait à souper ; mais, par malheur, je ne soupe point — ID., Lett. au Pr. roy. de Pr. 25 avr. 1739
- Un roi aimable [Frédéric II] qui se bat comme César, qui pense comme Julien, et qui me donne vingt mille livres de rente et des honneurs pour souper avec lui — ID., Lett. d'Argental, 4 mai 1751
- Compagnons, leur dit-il [Léonidas aux trois cents], dînez comme des hommes qui ce soir doivent souper aux enfers — DIDER., Claude et Nér. II, 29
- La robe dîne, et la finance soupe — MERC., Tabl. de Par. 177
On l'envoya se coucher sans souper, se dit d'un enfant que l'on prive, par punition, du repas du soir.
Souper par cœur, ne pas souper du tout.
Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
Historique
XIIe s.
- Quatorze rois i ot à hore de soper — Sax. XII
XIIIe s.
- Et fist souper ses chevaliers et sa gent de haute eure, et donner avaine as chevaux — Chr. de Rains, p. 15
XIVe s.
- Conquerre nous convient de l'autre vistement ; Ou nous irons couchier sans souper nullement — Guesclin. 11538
XVe s.
- À souper tart trop estes ahurté ; Manger sans faim, boire sans soif, vous nuit.... — E. DESCH., Vie dissipée.
XVIe s.
- .... De maniere que plusieurs maistres furent ce jour là mal soupez [furent mal servis] — LANOUE, 655
- L'autre [un condamné à mort] respondit à son confesseur qui luy promettoit qu'il souperoit ce jour là avecques nostre Seigneur : Allez vous y en, car, de ma part, je jeusne — MONT., I, 296
1 autre citation
- Mal soupe qui tard disne — COTGRAVE
Étymologie
Soupe. Souper, c'est proprement prendre la soupe, puis, particulièrement, prendre le repas du soir.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Wiktionnaire (dump du 6 juillet 2026) Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
- Morphalou 3.1 — ATILF (CNRS / Université de Lorraine) LGPL-LR
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