troubadour
- nature
- nom masculin
- diction
- [tʁubaduʁ] · 3 syllabes
- attesté
- 1575
- usage
- 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
-
péjoratif Ellipse de style troubadour.
- À ce moment, il avait ri plus d’une fois de ces leçons, qui lui paraissaient d’un troubadour par trop rococo. Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873
-
figuré Personne tentant de séduire par les paroles charmantes, la simplicité et la beauté, mais sans avoir les pieds sur terre.
- Au lieu de faire des phrases sentimentales à la jeune fille, et de se poser en troubadour, comme avait fait son ami, il avait su s’attirer l’estime et la confiance du père, ce que l’autre avait sottement négligé. Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, Charles Guérin, G.H. Cherrier, éditeur, Montréal, 1853, IV, 2
1 emploi spécialisé
-
Moyen Âge
Ancien poète épique et/ou lyrique de langue d’oc.
- Qu’est-ce que la poésie des troubadours ? L’exaltation de l’amour malheureux. Denis de Rougemont, L’Amour et l’Occident, 1939
Citation
Plusieurs de ces poëtes, appelés troubadours, étaient bons gentilshommes, quelques-uns princes couronnés ; le plus grand nombre, ambulants comme Homère, vivaient à peu près comme lui
Origine du mot
Doublon de trouvère propre à la langue d'oïl, de l’ancien occitan trobador (« poète, celui qui trouve des rimes »), issu du bas latin trovare (« composer un poème »), probablement issu du latin populaire *tropare (« composer, inventer un air »), d’où « composer un poème », puis « inventer, découvrir », dérivé de tropus (« figure de rhétorique ») → voir trope.
Dans le dictionnaire latin : tropare
1873 — le Littré
TROUBADOUR s. m. (trou-ba-dour)
1 Nom donné aux poëtes de la langue d'oc qui fleurirent du XIe siècle au XIVe. encore relevé aujourd’hui
- Plusieurs de ces poëtes, appelés troubadours, étaient bons gentilshommes, quelques-uns princes couronnés ; le plus grand nombre, ambulants comme Homère, vivaient à peu près comme lui — MARMONTEL, Œuv. t. IX, p. 338
- Dites-lui que, pour ma belle, Ainsi qu'un jeune troubadour, Plus amoureux, aussi fidèle, Je souffre et chante mon amour — A. DUVAL, Maison à vendre, sc. 7
2 Se dit, par plaisanterie, d'un homme qui se plaît à chanter en société.
3 Adjectivement. Style troubadour, le goût qui régnait au temps du premier empire.
- Tamburini, coiffé de son chapeau à la Henri IV, n'est pas médiocrement bouffon ; il a un air troubadour à faire éclater de rire : on dirait une pendule vivante — TH. GAUTIER, Hist. de l'art dramatique, t. I, p. 186
Historique
XVIe s.
- Leurs poetes estoient appelez troubadours à cause des inventions qu'ils trouvoient — PASQUIER, Rech. VII, p. 603, dans LACURNE
Étymologie
Provenç. trobaire, trobador ; cat. trobador ; espagn. trovador ; ital. trovatore ; du provenç. trobar, inventer, proprement trouver (voy. ce mot, et TROUVÈRE). Trobador, troubadour est le régime du lat. fictif trovatórem ; trobaire, trouvère est le nominatif, de trovátor.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (cibles)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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