breuil
- nature
- nom masculin
- diction
- [bʁœj] · 1 syllabe
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
Pré de très bonne qualité à proximité du village que les paysans devaient faucher gratuitement pour le compte du seigneur local
absent du Littré
- En 1239, Wauthier, chevalier et seigneur d’Haussonville abandonne « les corvées et le breuil qu’il possède à Mattexey ainsi que les redevances et cens en toutes sortes » au profit de l’abbaye de Moyenmoutiers. Extrait du Bulletin de la société philomatique vosgienne, page 38
-
Fromage basque confectionné à partir de petit-lait de brebis.
absent du Littré
- Pour les breuil et greuil, le lactosérum de brebis est porté à ébullition jusqu'à ce que les protéines solubles floculent et surnagent. Jean Froc, Balade au pays des fromages : Les traditions fromagères en France, Éditions Quae, 2007, page 56
2 emplois spécialisés
-
Sylviculture
Bois, taillis ou buisson enfermé de haies dans lequel les bêtes se retirent.
- Il y avait un breuil ou parc réservé , avec maison royale secondaire , qui a donné naissance au hameau de Breuil ( Bruleii villa ) […] Louis-Victor Pécheur, Annales du diocèse de Soissons, tome premier, Morel, 1863, page 535
-
Marine
vieilli Petit cordage pour carguer les voiles.
- BRIGANTIN . s . m . Petit bâtiment à un BREUIL. Petit dictionnaire de l’Académie française, 1855, page 71
Origine du mot
Du gaulois brogilos (« petit bois clos, bois-taillis en bordure des cultures » → voir Broglie), de *broga « territoire délimité, bordure, lisière » (cf. occitan broa, bordure non cultivée d'un champ ; breton et gallois bro, pays, irlandais bruig).
1873 — le Littré
BREUIL1 s. m. (breull, ll mouillées)
Terme d'eaux et forêts. Bois taillis ou buissons fermés de haies, servant de retraite aux animaux. encore relevé aujourd’hui
Historique
XIe s.
- E en un bruill par som les puiz [ils] remesrent [restèrent] — Ch. de Rol. LIV
XIIe s.
- Lez un brolet menuement ramé — Ronc. p. 52
- Que n'oi [je n'ouis] chanter par brueille Oisel n'au main n'au soir — Couci, VIII
3 autres citations
- Sous Origni ot un bruel bel et gent ; Là se logerent li chevalier vaillant — Raoul de C. 50
- [il] Dona broils, dona teres, dona grans eritez — Rou, 1930
- dui chevalier ki d'un bruil sunt issu — ib. 4258
XIIIe s.
- Et [je] chant sovent com oiselet en broel — LE ROI DE NAVARRE, Chanson 58
Étymologie
Provenç. bruelh, bruoil ; anc. ital. broglio, bruolo ; bas-latin, brogilus et broilus, dans les Capitulaires. La forme brogilus indique un radical brog, qu'on trouve dans le celtique : kymri, brog, élévation, gonflement, signification qui a de l'affinité avec celle de bourgeonner. Le sens de bourgeonner est dans le portugais a-brolhar, et celui de se soulever dans l'italien broglio, révolte. Diez remarque que, si le mot est celtique, il a du moins reçu une empreinte germanique, l'affixe il (brog-il) ne pouvant être qu'allemand ; aussi signale-t-il le verbe allemand brogen, se soulever. Breuil est, en France, le nom de plusieurs localités, et Dubreuil un nom propre fort répandu.
BREUIL2 s. m. (breu-ll, ll mouillées)
Terme de marine. Synonyme de cargue. non relevé aujourd’hui
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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