accueil
- nature
- nom masculin
- diction
- [akœj] · 2 syllabes
- attesté
- 1101
- usage
- 30 par million de mots
Sens et définitions
Nom 6
-
Cérémonie ou prestation réservée à un nouvel arrivant, consistant généralement à lui souhaiter la bienvenue et à l’aider dans son intégration ou ses démarches.
- Partout elle avait trouvé bon accueil, prompt assentiment, mais elle se propose d’aller plus outre. Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958
-
Lieu où sont accueillies les personnes.
- À l’accueil, ils t’expliqueront comment aller à son bureau.
-
vieilli Fait d’accueillir ou héberger.
- Le Maire rappelle au conseil municipal que l’accueil périscolaire aura lieu à la rentrée de septembre 2008–2009 dans la salle de réunions et le petit local attenant. Le Chesne, Conseil municipal du 27 juin 2008
- Page d’accès ou d’accueil (lieu ci-dessus) à un site web.
- Manière dont une œuvre a été acceptée lors de sa sortie par le public et les critiques.
1 emploi spécialisé
- Généralités Action qui consiste à recevoir l'employé, à lui faire connaître les politiques de l'entreprise et le contenu de son travail, à le conduire à son poste, à le présenter aux membres du personnel avec qui il aura des relations et, de façon générale, à favoriser son intégration immédiate dans l'entreprise.
Citation
On ne sentait point en l'approchant ces inquiétudes secrètes que forme le succès douteux de l'accueil
Origine du mot
Accueillir ; provenç. acuelh. L'orthographe de ce mot est restée celle de l'ancienne langue où notre son eu était exprimé par ue ; ce qui l'a maintenue, ce qui a empêché que ue ne devînt eu comme dans les autres cas, ce fut la nécessité de laisser au c le son d'un k. Mais l'orthographe actuelle n'en demeure pas moins fautive, puisque la combinaison ue n'a plus le son de eu. On remédierait à cet inconvénient en écrivant acœuil comme cœur, ou acœil comme œil. — Littré, 1873
1873 — le Littré
ACCUEIL s. m. (a-keull ; ll mouillées)
Action d'accueillir, réception que l'on fait à quelqu'un. Tout l'accueil qu'il lui fit, ce fut de lui tendre la main. Faire un brillant accueil à quelqu'un. encore relevé aujourd’hui
- On ne sentait point en l'approchant ces inquiétudes secrètes que forme le succès douteux de l'accueil — MASS., Dauphin.
- Grand roi, faites leur bon accueil — MALH., VI, 4
9 autres citations
- Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste Elle eût eu plus d'accueil ? — ID., VI, 18
- L'accueil gracieux qu'il recevait de vous — CORN., Hor. I, 3
- Et vos yeux la verront, par un superbe accueil, Immoler à vos pieds sa haine et son orgueil — ID., M. de Pomp. IV, 3
- Lui faire tout le meilleur accueil qu'il vous sera possible — MOL., l'Av. III, 5
- Vous ne me dites rien ? quel accueil ! quelle glace ! — RAC., Brit. II, 6
- Quel est l'étrange accueil qu'on fait à votre père ? — ID., Ph. III, 5
- être d'un bon accueil à tout le monde — FLÉCH., Serm. II, 311
- Elle m'a fait sentir à ce premier accueil Autant d'humanité qu'Assur avait d'orgueil — VOLT., Sém. II, 1
- ... je n'attendais pas l'accueil que je reçois — CRÉB., Rhad. I, 3
Faire accueil, se dit toujours en bonne part et signifie faire une réception civile et honnête.
- A quel étrange office, amour, me réduis-tu ? De faire accueil au vice et chasser la vertu ! — ROTROU, Vencesl. I, 2
Mon accueil, son accueil, leur accueil, signifie d'ordinaire l'accueil que je fais, qu'il fait, qu'ils font. Mais il s'est pris aussi quelquefois au sens passif pour l'accueil que je reçois, qu'il reçoit, qu'ils reçoivent.
- Quoi que notre faible pouvoir En votre accueil ose entreprendre — MALH., III, 1
Historique
XIIe s.
- Les douze pairs a mis en mal acuel — Rom. de Roncevaux dans DU CANGE, colligere
XIIIe s.
- Mais que vous n'i soiez que troi ; Et soit avec vous Bel-acueil — la Rose, 15202
XVe s.
- Quant plaisance lui monstrera à l'ueil Gente beauté pleine de doulx acueil — CH. D'ORL., I
Étymologie
Accueillir ; provenç. acuelh. L'orthographe de ce mot est restée celle de l'ancienne langue où notre son eu était exprimé par ue ; ce qui l'a maintenue, ce qui a empêché que ue ne devînt eu comme dans les autres cas, ce fut la nécessité de laisser au c le son d'un k. Mais l'orthographe actuelle n'en demeure pas moins fautive, puisque la combinaison ue n'a plus le son de eu. On remédierait à cet inconvénient en écrivant acœuil comme cœur, ou acœil comme œil.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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