câlin
- nature
- nom masculin
- diction
- [kalɛ̃] · 2 syllabes
- attesté
- 1501
- usage
- 5 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
Étreinte affectueuse, câlinerie.
- Et à force de t’casser les couilles avec ses bisous, ses câlins tout ça, elle te transforme : t’étais le dernier des thugs, tu deviens le premier des caniches, laisse tomber ! C'est un truc de ouf. Ludovic Hermann Wanda, Prisons, Paris : Éditions L'Antilope, 2018
- Relation sexuelle.
-
Celui qui aime être câliné.
- C’est un petit câlin.
-
Celui qui câline.
- Il faisait le câlin pour obtenir ce qu’il voulait.
Adjectif 2
-
Tendre et câlinant.
- L’imagination câline et inventive du Midi est là tout entière. Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1870
-
Qui évoque la chaleur et la tendresse d’être câliné, le rythme lent et doux d’un bercement dans les bras d’une mère.
- Le souffle du Veillant anime chaque feuille, Le rameau se balance en un rythme câlin, Les oiseaux sont rêveurs, et sous l’œil opalin De la lune d’été, ma douleur se recueille. Émile Nelligan, « Nuit d’été », dans Émile Nelligan et son œuvre dans la bibliothèque Wikisource , section « Virgiliennes », Louis Dantin, Montréal, 1903, page 64
Citation
Trompés par des flatteurs câlins, Que de rois se disent les pères D'enfants qui se croient orphelins !
Origine du mot
Wallon, calin, coquin. Il y a, dans le provençal, calina, chaleur, acalinar, échauffer, dans l'ancien français, chaline, qui ont pu donner câlin, celui qui se chauffe au lieu de s'évertuer. C'est une conjecture pour une étymologie qu'on ignore. D'un autre côté, si l'on connaissait la provenance de ce mot, et si l'on savait qu'il vînt du Nord, on pourrait le rattacher au wallon calin qui signifie de chien (faim caline, faim canine). — Littré, 1873
1873 — le Littré
CÂLIN, INE s. m. et f. (ka-lin, li-n')
1 Celui, celle qui n'a ni activité, ni intelligence. C'est un câlin.
2 Cajoleur, cajoleuse. Voyez le câlin, la câline !
Adj. Avoir l'air câlin. Un enfant câlin.
- Trompés par des flatteurs câlins, Que de rois se disent les pères D'enfants qui se croient orphelins ! — BÉRANG., Math. Bruneau.
Ce mot est familier.
Historique
XVIe s.
- Quelqu'un de la serée nous contant que les calins ne laissent, pour estre tous cousus de poux [insectes], de rire et de se moquer — BOUCHET, Serées, 30
Étymologie
Wallon, calin, coquin. Il y a, dans le provençal, calina, chaleur, acalinar, échauffer, dans l'ancien français, chaline, qui ont pu donner câlin, celui qui se chauffe au lieu de s'évertuer. C'est une conjecture pour une étymologie qu'on ignore. D'un autre côté, si l'on connaissait la provenance de ce mot, et si l'on savait qu'il vînt du Nord, on pourrait le rattacher au wallon calin qui signifie de chien (faim caline, faim canine).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 1 de l’édition papier
Liens de sens
Dérivés
câlinement câliner câlinerie câlineur câlineuse câlinothérapie câlinou soirée câlin
Prononciation
Homophones
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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