chauffeur
- nature
- nom masculin
- diction
- [ʃofœʁ] · 2 syllabes
- attesté
- 1680
- usage
- 82 par million de mots
- parenté
- chauffer
Sens et définitions
Nom 9
-
Celui qui conduit un véhicule à moteur.
- J'ai commencé par être bulliste. J'ai été formé sur le tas comme on dit par des chauffeurs d'engins qualifiés. Au départ je regardais comment ils faisaient. Julien Derouet, Paroles de mineurs d'ardoise, Éditions Cheminements, 2009, p. 67
-
Celui qui conduit un véhicule automobile à des fins professionnelles.
- Un chauffeur de taxi âgé mange une sorte de flaque de jambon grise et triste comme la figure du premier ministre Bourassa sur Montréal-Matin. Réjean Ducharme , L’hiver de force, Gallimard, 1973
-
Personne qui chauffe, qui enthousiasme un public, une manifestation, une bande d’émeutiers, etc.
- Le chauffeur de salle se charge de l’ambiance.
-
péjoratif Homme considéré comme sensuel, aguicheur.
- Écoute, vieux chauffeur!... Il te faut des femmes Balzac, La Cousine Bette, 1846
-
Brigand qui brûlait la plante des pieds de ses victimes pour leur faire avouer où ils cachaient leur argent, qui sévissait surtout dans les campagnes à la fin du XVIIIᵉ siècle et au début du XIXᵉ siècle.
- […] elle était sûre de son innocence, et elle jurait ses grands dieux que l’accusation s’était fourvoyée en faisant de cet homme un brigand, un assassin, un chauffeur ! Jules Janin, Les Contes du chalet, Lévy frères, 1860, page 165
-
vieilli Ouvrier qui était chargé d’entretenir le feu d’une forge, d’une machine à vapeur, d’une automobile à vapeur, etc.
- Il va de soi que le même mécanicien et les mêmes chauffeurs ne pourraient faire un service de onze jours. On les remplace donc, […]. Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre V, J. Hetzel et Cⁱᵉ, Paris, 1892
- Brigand qui brûlait la plante des pieds de ses victimes pour leur faire avouer où ils cachaient leur argent, qui sévissait surtout dans les campagnes à la fin du XVIII siècle et au début du XIX siècle.
2 emplois spécialisés
-
Coiffure
vieilli Appareil utilisé par les coiffeurs pour réaliser une mise en plis ou une permanente.
- Pour introduire la chaleur dans cet assemblage, elle avait recours au chauffeur. Une pince en matière plastique qu’elle laissait chauffer sur les barres d’un appareil à gaz. Pour modérer le chauffeur, entre lui et le cheveu elle plaçait le protecteur. Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 116
- Généralités Personne chargée d'entretenir le feu d'un évaporateur.
Origine du mot
Chauffer. — Littré, 1873
1873 — le Littré
CHAUFFEUR s. m. (chô-feur)
1 Celui qui entretient le feu d'une forge, d'une machine à vapeur. encore relevé aujourd’hui
Adj. L'ouvrier chauffeur.
2 Nom par lequel, dans les guerres entre les Vendéens et les républicains, on désignait des brigands qui brûlaient les pieds de leurs victimes pour faire dire où l'argent était (voy. à l'historique de CHAUFFER des exemples d'un pareil brigandage). encore relevé aujourd’hui
Étymologie
Chauffer.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Wiktionnaire (dump du 6 juillet 2026) Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « chauffeur » du Wiktionnaire.