conjugaison
- nature
- nom féminin
- diction
- [kɔ̃ʒyɡɛzɔ̃] · 4 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 9
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Action de conjuguer, réunir, unir.
- La conjugaison de leurs efforts.
8 emplois spécialisés
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Conjugaison
Action de conjuguer un verbe.
- La caractéristique du langage schtroumpf est que les noms propres et les noms communs, les verbes et les adverbes y sont remplacés, et chaque fois que possible, par des conjugaisons et déclinaisons du mot schtroumpf. Umberto Eco, Kant et l’ornithorynque, traduit de l'italien par Julien Gayrard, Éditions Grasset, 1999
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Conjugaison
Ensemble des formes verbales.
- Parmi les principaux verbes de la quatrième conjugaison, il est inutile de citer foutre, je fous, je foutais, je foutrai, que je foutisse, foutant, foutu. La conjugaison de ce verbe est intéressante mais on vous grondera plutôt de la connaître que de l’ignorer. Pierre Louÿs, Manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation, 1926
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Biologie
Mode de reproduction sexuée de certains organismes.
- En juillet survint une période de conjugaison : beaucoup d’infusoires se conjuguèrent même avant, d'avoir entièrement digéré leur nourriture. Dans les cultures à inanition presque tous les individus se conjuguèrent; […]. « Hertwig (R.). — La conjugaison chez Dileptus gigas », dans L'Année biologique, volume 9, Paris : chez Masson, 1907, page 53
- Génétique Transfert naturel d’ADN plasmidique ou chromosomique d’une cellule bactérienne à une autre par l’intermédiaire d’un pont cytoplasmique.
- Physique Transformation d'une particule en son antiparticule.
- Chimie Délocalisation d’électrons de type π, par exemple dans une séquence de liaisons simples et multiples alternées.
- Mathématiques Application qui associe un conjugué et un nombre complexe.
- Génétique Transfert d'ADN ou d'information génétique d'une cellule bactérienne à une autre.
Origine du mot
Du latin conjugatio.
Dans le dictionnaire latin : conjugatio
1873 — le Littré
CONJUGAISON s. f. (kon-ju-ghè-zon)
1Terme de grammaire. On appelle ainsi la suite bien ordonnée des formes d'un verbe aux trois personnes du singulier et du pluriel dans tous les temps et dans tous les modes. encore relevé aujourd’hui
Conjugaison simple, c'est celle de nos verbes ordinaires, y compris les temps composés où entrent les auxiliaires être ou avoir.
Conjugaison composée, celle où les temps ne sont jamais exprimés en un seul mot. On l'appelle selon le cas passive, réfléchie, interrogative, négative, etc.
Conjugaison passive, celle qui se forme avec le verbe être et le participe.
Conjugaison réfléchie, celle où le verbe est précédé d'un pronom complément, comme je me plains.
Classes où l'on fait rentrer les verbes dont les terminaisons paraissent avoir beaucoup d'analogie. Il y a en latin quatre conjugaisons. On dit aussi qu'il y a en français quatre conjugaisons que l'on distingue par la terminaison des infinitifs : en er, en oir, en re et en ir.
2Terme d'anatomie. Conjugaison de nerfs, paire de nerfs. Peu usité présentement en ce sens.
Trous de conjugaison, ouvertures arrondies que forment, en se réunissant deux à deux, les échancrures des apophyses transverses des vertèbres, et qui donnent passage aux nerfs spinaux.
Remarque
La première conjugaison en er reproduit la finale latine are : amare, aimer. La seconde en oir reproduit la finale ēre, habēre, avoir, dolēre, douloir, et, par changement d'accent, recipēre au lieu de recipĕre, recevoir (l'ancienne forme correcte était reçoivre). La troisième en re reproduit la finale latine ĕre, prendĕre, prendre. La quatrième en ir reproduit la finale latine īre, audīre, ouir, mentīri, mentir, partīre, partir ; mais elle tient aussi la place de la finale escere dans florescere, fleurir ; ce qui établit une très grande différence dans la conjugaison ; car la plupart des verbes qui appartiennent à la finale ire sont dits irréguliers, mais ils ne font pas autre chose que se conjuguer d'après l'accent latin, méntior, je ments, pártior, je pars, etc. ; ceux qui appartiennent à la finale escere, soit réellement comme fleurir, soit par assimilation fautive comme finir, sont dits réguliers, mais ils ne font non plus que se conjuguer d'après l'accent latin qui, naturellement, est placé d'autre façon : florésco, je fleuris, gemísco, je gémis, etc. Les grammairiens français, faute de faire attention à l'accent latin, n'ont pas conçu la distinction de ces deux finales ou conjugaisons, et ont dit réguliers les verbes de la seconde catégorie et irréguliers les verbes de la première.
Historique
XVIe s.
- Le gouster est fait à la langue bien disposée, par le benefice du nerf venant de la troisiesme et quatriesme conjugation des nerfs du cerveau — PARÉ, Introd. 9
- Des nerfs de la 3e et 4e conjugaison — ID., I, 14
2 autres citations
- Des sept conjugaisons, paires ou couples de nerfs du cerveau, ainsi appelés pour ce qu'ils sont tousjours deux à deux — ID., III, 8
- La conjugaison est divisée vulgairement en quatre especes par les terminaisons du present infini — RAMUS, dans LIVET, Gramm. au XVIe siècle, p. 206
Étymologie
Provenç. conjugatio, conjugazo ; espagn. conjugacion ; ital. conjugazione ; du latin conjugationem, de conjugare (voy. CONJUGUER).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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