fatigue
- nature
- nom féminin
- diction
- [fatiɡ] · 2 syllabes
- attesté
- 1301
- usage
- 75 par million de mots
- parenté
- fatiguer
Sens et définitions
Nom 5
-
Sensation de faiblesse physique.
- Je n’en entendis pas davantage. J’étais moralement épuisé. Ma fatigue physique dépassa même toute mesure. Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre IX
-
Trop grande dépense de force qui cause de la lassitude.
- C’est pour la société qu’il a des valets qui l’ennuient, et un luxe de maison qui lui est une fatigue. Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873
3 emplois spécialisés
- Architecture Perte de résistance, présence d’un point de fragilité.
- Physique Mécanisme de dégradation d'un matériau sous l'effet de petites sollicitations répétées des milliers voire des millions de fois.
- Médecine État se traduisant par un manque de désir ou une incapacité totale ou partielle d'accomplir un effort physique ou mental. Il se produit physiologiquement après une activité intense ou prolongée, mais il peut avoir une origine pathologique, se confondant alors avec l'asthénie.
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de fatiguer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de fatiguer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de fatiguer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de fatiguer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de fatiguer.
Citation
Il n'est point d'artisan qui n'ait recours à cet innocent artifice [chanter], et la plus légère chanson lui fait presque oublier toutes ses fatigues
1873 — le Littré
FATIGUE s. f. (fa-ti-gh')
1 Sentiment douloureux avec difficulté d'agir, que cause un travail excessif ou trop prolongé. Être excédé de fatigue. encore relevé aujourd’hui
- Ma foi, prenons haleine après tant de fatigues — MOL., l'Ét. III, 5
- Il n'est point d'artisan qui n'ait recours à cet innocent artifice [chanter], et la plus légère chanson lui fait presque oublier toutes ses fatigues — ROLLIN, Hist. anc. t. XI, 1re part. p. 211, dans POUGENS
Homme de fatigue, homme capable de supporter un travail pénible.
Cheval de fatigue, celui qu'on applique aux plus rudes travaux.
Habit de fatigue, celui qu'on porte pour vaquer à ses occupations ordinaires.
Tomber de fatigue, ne pouvoir se soutenir sur ses jambes à cause d'une excessive fatigue.
- Des Indiens enchaînés et chargés de vivres, qu'on massacrait à l'instant où ils tombaient de fatigue, suivaient cette troupe barbare — RAYNAL, Hist. phil. VII, 12
La fatigue du cheval, de la voiture, celle que cause le mouvement du cheval, la secousse de la voiture.
2 Travail pénible.
- Fatigues, peines, maux, j'aimais tout pour leur cause — TH. CORN., Ariane, III, 4
- Un cœur qu'ont endurci la fatigue et les ans — RAC., Baj. I, 1
2 autres citations
- On se fait une fatigue des délices de votre banquet [de la communion] — MASS., Avent, Dispos.
- On la voit supporter la fatigue obstinée Pour laquelle on sent trop qu'elle n'était point née — VOLT., Scythes, I, 1
3Terme de marine. Se dit du travail des forçats qui sont hors du bagne, employés aux travaux du port. Aller à la fatigue.
Étymologie
Voy. FATIGUER.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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