martin

nature
nom masculin
diction
[maʁtɛ̃] · 2 syllabes
attesté
1753
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 3

  1. Oiseau de la famille des sturnidés (genre Acridotheres ou Ampeliceps).
    • Le soir, quand les martins jacassent dans les grands arbres du jardin, il y a la voix douce et jeune de Mam en train de dicter un poème, ou de réciter une prière. J. M. G. Le Clézio, Le Chercheur d'or, Gallimard, 1985
  2. familier Martin-pêcheur (d'Europe).
    • Le martin métallique y vole et son reflet persiste dans l'œil étonné du pêcheur. Francis Jammes, Clairières Dans Le Ciel (1902-1906), Mercure de France, Paris, 1918, page 94
  3. Plaque de pierre ou de fonte munie d’une poignée et qui sert à faire rouler le sable sur une surface à polir (marbre, granit, verre, etc.). absent du Littré

1873 — le Littré

MARTIN1 s. m. (mar-tin)

Nom propre qui se trouve dans plusieurs locutions proverbiales. non relevé aujourd’hui

Il y a plusieurs ânes qui s'appellent Martin, c'est-à-dire il ne faut pas affirmer une chose d'après un seul indice.

C'est le prêtre Martin qui chante et qui répond, se dit d'un homme qui fait la demande et la réponse, qui veut se mêler de tout.

Pour un point Martin perdit son âne, locution qui se dit de ceux qui, pour retenir quelque chose de peu d'importance, abandonnent ce qu'ils ont de plus solide. On a expliqué cette locution en disant qu'un abbé ayant mal placé le point dans une inscription mise au fronton de son abbaye nommée Asello [asellus, ânon], un pape lui ôta cette abbaye ; mais cette explication est sans aucun fondement.

On trouve aussi : Pour un poil Martin perdit son âne, forme du proverbe qu'on explique en disant que, Martin ayant perdu son âne à la foire et n'ayant pu dire de quel poil il était, le juge l'adjugea à celui qui en était le détenteur.

On ne dit guère Martin qu'il n'y ait de l'âne.

Le mal Saint-Martin, l'ivresse, à cause qu'on s'enivrait beaucoup aux foires de la Saint-Martin.

Martin est aussi le nom qu'on donne à l'ours retenu et dressé dans les ménageries.

Historique

XIVe s.

  • Le prestre Martin ne se reconnoist qu'en son livre — Songe du vergier, I, 134

XVe s.

  • La dame le veult marier, si elle peut, à la damoiselle, car il est très bien herité, et est simple et bejaune : si en sera Martin de Cambray, car il en sera saint sur le baudroy [Martin et Martine sont les jaquemars de l'horloge de Cambrai ; Martin est un paysan en jaquette et armé, qui porte une ceinture fortement serrée sur les reins ; de là vient que d'un homme ridiculement serré de la ceinture on a dit : ceint sur le cul comme Martin de Cambrai] — Les 15 joyes de mariage, p. 99
  • Allez, n'oubliez pas à boire, Si vous trouvez Martin Garant — Patelin, V. 91

XVIe s.

  • Ce que ne veut Martin veut son asne — LEROUX DE LINCY, Prov. t. II, p. 52
Supplément au dictionnaire

1. MARTIN. - HIST. Ajoutez : XIIIe s. (locution à ajouter à celles où le nom propre Martin figure proverbialement).

  • Puis li a dit : Dans viels, anvers moi entendez, Que je vos ai mult bien quenu et avisé ; De tout autre martin vous convenra parler — GUI DE BOURGOGNE, V. 1402

MARTIN2 s. m. (mar-tin)

Genre d'oiseaux qui se rapprochent des merles.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « martin » du Wiktionnaire.

Retour au dictionnaire · Signaler une erreur sur cette fiche