ramure
- nature
- nom féminin
- diction
- [ʁamyʁ] · 2 syllabes
- usage
- 2 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
poétique Ensemble des branches d’un arbre.
- J’ai entendu tes dents grincer, ainsi grincent les ramures des ormes dans l’ouragan. Marguerite Burnat-Provins, Le Livre pour toi dans la bibliothèque Wikisource , XVII. « Il faisait noir, intensément noir », E. Sansot et Cie, 1907, page 37
-
Bois d’un cervidé.
- L’on va, l’on vient, les valets font cent tours ; L’Intendant meſme, & pas un d’aventure N’aperçut ny corps ny ramure, Ny Cerf enfin. Jean de La Fontaine, XXI. « L’œil du Maiſtre. », dans Fables choisies, mises en vers dans la bibliothèque Wikisource , tome 2, Livre IVᵉ, dir. Denys Thierry et Claude Barbin, 1678, page 83
-
Meuble représentant les bois d’un cervidé dans les armoiries. Elle est représentée par deux demi-ramures posées en chevron renversé, éventuellement liées mais sans crâne sinon on parle de massacre.
- Tiercé en chevron renversé ployé et patté au 1) d’argent à l’écrevisse de gueules au 2) de sinople, au 3) d’or à la ramure de cerf de sable, qui est de Verlans → voir illustration « armoiries avec une ramure »
-
Ramage, motif de rameaux.
- Marguerite enroulait autour d’elle sa robe de chambre à ramures claires. Gabrielle Roy, Bonheur d’occasion, Société des Éditions Pascal, Montréal, 1945, page 323
Citation
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures S'emplissent pour vous seul de suaves murmures Et de rayons dorés !
1873 — le Littré
RAMURE s. f. (ra-mu-r')
1 Ensemble des branches d'un arbre. repris par le Wiktionnaire
- Jeune, j'aimais les bois ; sous leurs vertes ramures Qui des flots de la mer imitent les murmures, J'ai bien souvent erré, non sans quelque douceur — P. LEBRUN, Poés. t. II, 4
- Mon âme est la forêt dont les sombres ramures S'emplissent pour vous seul de suaves murmures Et de rayons dorés ! — V. HUGO, Feuilles d'aut. 19
2 Bois d'un cerf, d'un daim. encore relevé aujourd’hui
- Les valets font cent tours, L'intendant même ; et pas un d'aventure N'aperçut ni cor, ni ramure, Ni cerf enfin — LA FONT., Fabl. IV, 21
Historique
XVIe s.
- Il ne s'en faut que ramures et cors, Que vous, amans, ne soyez aussi bestes [que les cerfs] — MAROT, III, 149
- Si on chastre le cerf avant qu'il porte sa rameure, il n'en portera jamais — PARÉ, VI, 18
1 autre citation
- Lesquelles [branches de mûrier] avec toute leur rameure, ferés porter en la maison — O. DE SERRES, 468
Étymologie
Rame 1.
Supplément au dictionnaire
RAMURE. - HIST. Ajoutez : XIIe s.
- Un cerf troverent maintenant, De XX ramors et fier et grant — BENOIT DE SAINTE-MORE, Roman de Troie, V. 29155
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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