remuement
- nature
- nom masculin
- diction
- [ʁəmymɑ̃] · 3 syllabes
- usage
- 1 par million de mots
- parenté
- remuer
Sens et définitions
Nom 4
-
Action de ce qui remue.
- La voix se taisait, et je m’apercevais au remuement de ses lèvres qu’elle continuait intérieurement l’air commencé à haute voix. Octave Mirbeau, Contes cruels : La Chanson de Carmen (1882)
- Transport d’une grande quantité de terre d’un lieu à un autre.
-
figuré Agitation, changement.
- A travers ses graves pensées, il entendait le remuement de sa belle-mère dans la salle de bains. Henri Troyat, Les Eygletière. III. La Malandre, Flammarion, 1967, page 108
-
figuré Agitation, trouble excité dans un état, dans un pays, dans une maison.
- Causer du remuement.
Citation
Ils [des sourds et muets] entendent tout ce qu'on dit au remuement des lèvres ; en un mot, ils sont fort bonne compagnie
Origine du mot
Remuer ; provenç. remudamen ; espagn. remudamiento ; ital. rimutamento. — Littré, 1873
1873 — le Littré
REMUEMENT ou REMÛMENT s. m. (re-mu-man)
1 Action de remuer. Le remuement de la foule. encore relevé aujourd’hui
- Ils [des sourds et muets] entendent tout ce qu'on dit au remuement des lèvres ; en un mot, ils sont fort bonne compagnie — VOLT., Lett. Mme du Deffant, 6 août 1760
2 Remuement des terres, transport de terres dans un autre lieu. encore relevé aujourd’hui
3Fig. Mouvement, agitation, changement. encore relevé aujourd’hui
- Pour la langue, on verra dans peu nos règlements, Et nous y prétendons faire des remuements — MOL., Femm. sav. III, 2
- C'est le tracas qui nous détourne d'y penser [à nos peines] et nous divertit ; de là vient que les hommes aiment tant le bruit et le remuement — PASC., Pens. IV, I, éd. HAVET.
Troubles dans un État, dans une famille.
- À deux milles d'ici vous avez six mille hommes, Que depuis quelques jours, craignant des remuements, Je faisais tenir prêts à tous événements — CORN., Pomp. IV, 1
- Les Flamands, peuple qui n'est assurément porté par son caractère ni à la nouveauté ni aux remuements — VOLT., Mœurs, 164
4Fig. Émotion morale.
- [Dans l'amour] les yeux s'allument et s'éteignent dans un même moment ; et, quoique l'on ne voie pas manifestement que celle qui cause tout ce désordre y prenne garde, l'on a néanmoins la satisfaction de sentir tous ces remuements pour une personne qui le mérite bien — PASC., Pass. de l'amour.
Historique
XIIIe s.
- Misericorde, remuement de fortune, peril — BRUN. LATINI, Trésor, p. 519
- À cascun remuement d'enfans lignages s'alonge un point — BEAUMANOIR, XIX, 6
XVIe s.
- Sa chambriere ayant entendu la cause de ce remuement [de Démocrite, qui se levait de table pour aller dans son jardin] — MONT., II, 242
Étymologie
Remuer ; provenç. remudamen ; espagn. remudamiento ; ital. rimutamento.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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