sureau

nature
nom masculin
diction
[syʁo] · 2 syllabes
attesté
1174
usage
1 par million de mots
parenté
sur

Sens et définitions

Nom 1

  1. Arbuste ou herbacée de la famille des chèvrefeuilles, dont les branches sont remplies d’une moelle tendre et abondante et qui produit des fleurs blanches d’une odeur particulière et forte, auxquelles succèdent des fruits (baies) noirâtres, bleus ou rouges selon les espèces.
    • […] je me retirai doucement, et j’allai me réfugier derrière une haie de sureau dont le feuillage me déroba complètement à tous les regards. Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832

Origine du mot

Du latin sambucus (« sureau ») avec ajout épenthétique obscur d’un \ʁ\; le latin provient lui-même du grec ancien σαμβύκη, sambukê désignant une sambuque, flûte fabriquée avec une tige évidée de sureau.

Dans le dictionnaire latin : sambucus

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1873 — le Littré

SUREAU s. m. (su-rô)

Genre de plantes, la plupart arbustives, qui appartient à la famille des caprifoliacées, où l'espèce appelée ordinairement sureau est le sambucus nigra, L.

Sureau d'eau ou aquatique, viorne obier.

Historique

XIVe s.

  • Suraut — DU CANGE, sambussus.

XVIe s.

  • Prenez huile de suzeau, en laquelle ferez infuser des fourmis — PARÉ, XVIII, 43
  • Le sureau, pour sa grosse moële, s'enracine très facilement de branche — O. DE SERRES, 561
2 autres citations
  • La racine du petit sureau, en latin ebulus [hièble] — ID., 952
  • Le suzeau — RAB., IV, 62
Étymologie

Le lat. est sambucus, donnant le prov. sambuc, le portug. sabugo et l'ital. sambuco. Mais à côté est sabucus, qui a donné régulièrement l'ancien français seü. Les patois y concordent : Berry, seû, seue, suis, suyau ; wallon, sawe, sawon, sahon ; namur. seusse ; picard, séu ; poitou, seu ; génev. saü, saiu ; vaudois, suau, sahu, sau ; Franche-Comté, saivu, seu ; normand et Maine, seur. Comment les patois ont-ils de seu fait seur, par l'addition d'une r, on ne le sait ; mais le fait est là. De seur il a été facile de passer au diminutif sureau ; on y a passé dès le XIVe siècle. Quant à la forme suzeau du XVIe siècle, elle est due au vice de prononciation qui, chez les Parisiens, au XVe et au XVIe siècles, changeait l'r en z (voy. CHAISE)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « sureau » du Wiktionnaire.

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