traduction
- nature
- nom féminin
- diction
- [tʁadyksjɔ̃] · 3 syllabes
- usage
- 13 par million de mots
- parenté
- traduire
Sens et définitions
Nom 6
-
Action de traduire, travail consistant à convertir un texte d’une langue dans une autre langue.
- Quelle magie que la traduction ! Dai Sijie, Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, Folio, page 71
-
Résultat de ce travail ; version d’un ouvrage dans une langue différente de celle où il a été écrit.
- Un texte original peut connaître maintes traductions. Charles Le Blanc, Le complexe d'Hermès, Presses de l’Université d’Ottawa, 2009, page 113
4 emplois spécialisés
- Biologie Synthèse d’une protéine à partir d’une matrice d’acide ribonucléique. absent du Littré
- Langages de programmation Conversion d'informations exprimées dans un langage plus évolué à la forme d'un langage moins évolué (langage assembleur, langage machine), faite par un compilateur ou un assembleur. Voir le diagramme dans la source.
- Génétique Processus de synthèse d'une protéine à partir d'un ARN messager selon les lois du code génétique. absent du Littré
- Intelligence artificielle technique (intelligence artificielle) production automatique d’un texte dans une langue à partir d’un texte exprimant le même contenu dans une autre langue.
Citation
Il y a vingt ans que je m'occupe à faire des traductions. - Quoi ! monsieur, dit le géomètre, il y a vingt ans que vous ne pensez pas !
Origine du mot
Du latin traductio. Son sens actuel, remplaçant translation et interprétation, utilisés jusque-là, lui a été donné par l’imprimeur et traducteur Étienne Dolet (1509-1546).
Dans le dictionnaire latin : traductio
1873 — le Littré
TRADUCTION s. f. (tra-du-ksion ; en vers, de quatre syllabes)
1 Action de traduire.
- Il y a vingt ans que je m'occupe à faire des traductions. - Quoi ! monsieur, dit le géomètre, il y a vingt ans que vous ne pensez pas ! — MONTESQ., Lett. pers. 128
- À mesure que, dans un ouvrage, le caractère de la pensée tient plus à l'expression, la traduction devient plus épineuse — MARMONTEL, Œuv. t. x, p. 270
1 autre citation
- Croyez-en ceux qui ont consacré beaucoup d'années à la traduction : si le succès les a quelquefois dédommagés de leurs peines, ils se sont plus souvent sentis vaincus dans cette lutte difficile — BITAUBÉ, Instit. Mém. litt. et beaux-arts, t. I, p. 286
2 Version d'un ouvrage dans une langue différente de celle où il a été écrit. encore relevé aujourd’hui
- On a justement comparé le commun des traductions à un revers de tapisserie, qui tout au plus retient les linéaments grossiers des figures finies que le beau côté représente — ROLLIN, Traité des Ét. I, 1
- Traducteur élégant [d'Ablancourt] et dont on appela chaque traduction la belle infidèle — VOLT., Louis XIV, écrivains, d'Ablancourt.
6 autres citations
- Je regarde la traduction des Géorgiques par M. Delille comme un des ouvrages qui font le plus d'honneur à la langue française ; et je ne sais même si Boileau aurait osé traduire les Géorgiques — ID., Lett. Chabanon, 6 févr. 1771
- Qu'on ne croie pas connaître les poëtes par les traductions ; ce serait vouloir apercevoir le coloris d'un tableau dans une estampe — ID., Ess. poés. Ép. II
- S'il est vrai qu'il n'y ait point de traduction exacte qui égale l'original, c'est qu'il n'y a point de langues parallèles, même entre les modernes — DUCLOS, Œuv. t. IX, p. 94
- Le docte et pesant Dacier, grand ennemi de Lamotte pour l'amour des anciens, qu'il n'a pourtant point traités en ami dans ses traductions — D'ALEMB., Élog. Lamotte.
- Il n'y a qu'un moyen de rendre fidèlement un auteur d'une langue étrangère dans la nôtre : c'est d'avoir l'âme bien pénétrée des impressions qu'on en a reçues, et de n'être satisfait de sa traduction que quand elle réveillera les mêmes impressions dans l'âme du lecteur — DIDER., Mélanges, Térence
- On a dit quelquefois que les traductions étaient des trahisons — Journ. offic. 24 fév. 1872, p. 1317, 3e col.
On dit de même : la traduction d'un passage, d'un vers, etc.
Synonyme
TRADUCTION, VERSION, Ces deux mots sont synonymes ; cependant, d'habitude, la traduction est en langue moderne, et la version en langue ancienne. Ainsi la Bible française de Saci est une traduction, et les Bibles latines, grecques, arabes, syriaques, sont des versions.
Historique
XVIe s.
- Si les Romains n'ont vaqué à ce labeur de traduction, par quelz moiens donques ont ilz peu ainsi enrichir leur langue ? — DU BELLAY, I, 10, recto.
- Sçavons nous bien qu'en Basque et en Bretaigne il y ayt des juges assez pour establir cette traduction [de la Bible] faicte en leur langue ? — MONT., I, 399
Étymologie
Prov. traductio ; esp. traduccion ; ital. traduzione ; du latin traductionem, qui n'a que le sens de faire passer d'un lieu à un autre, et qui vient de traducere (voy. TRADUIRE).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Lexique Synapx
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « traduction » du Wiktionnaire.