vêture
- nature
- nom féminin
- diction
- [vɛtyʁ] · 2 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
Vêtements eux-mêmes que l’on fournit à des indigents.
- Liste pour la vêture d’une fille de l'assistance publique de 6 ans édité par le Magasins des Vêtures de l’AP site www.patrimoinedumorvan.org
-
L’ensemble des vêtements que porte une personne.
- – La souris rouge. De tifs et de vêture. Léo Malet, Les rats de Montsouris, Robert Laffont, Paris, 1955
2 emplois spécialisés
-
Religion
Cérémonie qui se fait dans les couvents, lorsque l’on donne l’habit à un religieux, à une religieuse, et qui précède communément d’une année la profession solennelle.
- À Cahors, une des plus jolies filles de la ville s’est faite religieuse ; quand elle parut dans l’église le jour de sa vêture en vêtements blancs de mariée, les hommes murmuraient, s’indignaient : « Quel dommage ! C’est un meurtre. » — Le tumulte a été tel, qu’on n’a pu achever la cérémonie. Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897
-
Architecture
Système d’isolation de façade constitué d’éléments préfabriqués comprenant un isolant et une plaque de parement, à fixer sur l’extérieur du mur.
absent du Littré
- La vêture extérieure est constituée d’un bardage de chêne et les menuiseries sont en châtaignier lamellé-collé. APEFC et FNB, Avec les bois feuillus français, vous avez le choix !, 15 mai 2014
Citation
Il [Corbinelli] vient d'entendre par hasard un sermon de l'abbé Fléchier, à la vêture d'une capucine, dont il est charmé
Origine du mot
Provenç. et espagn. vestidura ; ital. vestitura ; du lat. vestitura, de vestire, vêtir. — Littré, 1873
1873 — le Littré
VÊTURE s. f. (vé-tu-r')
1 Cérémonie, dite aussi prise d'habit, par laquelle un jeune homme ou une jeune fille, après avoir fait ses épreuves dans un monastère, y prend l'habit religieux pour commencer son noviciat.
- Il [Corbinelli] vient d'entendre par hasard un sermon de l'abbé Fléchier, à la vêture d'une capucine, dont il est charmé — SÉV., 422
2 Action de fournir des vêtements. La vêture des enfants assistés. encore relevé aujourd’hui
Historique
XIIe s.
- E escriant plorarent, e à detrenchies vestures sparsent puriere sur lur chief — Job, p. 454
XIIIe s.
- Ge voil soffisant vesteüre, Qui de froit et de chaut me gart — la Rose, 9111
- Et estoit li fiés si petit, que il n'estoit pas convenables au vivre ne à le [la] vesture des enfans — BEAUMANOIR, XV, 6
XVe s.
- Et aussy le sage prince, sans user de simulacion, soubz vesteure faincte, certainement tourna ses meurs en tous vertueux offices — CHRIST. DE PISAN, Charles V, I, 14
- Sur l'oriere d'un champ, entre la vesture d'icellui [la récolte qui y était] et ung fossé — DU CANGE, vestire 2
XVIe s.
- Porter pareille vesture en hyver qu'en esté — MONT., I, 260
Étymologie
Provenç. et espagn. vestidura ; ital. vestitura ; du lat. vestitura, de vestire, vêtir.
Supplément au dictionnaire
VÊTURE. Ajoutez :
3 Les vêtements eux-mêmes que l'on fournit à des indigents.
- Il est déposé dans les bureaux du secrétariat général de l'Assistance publique un échantillon type de chacune des layettes et vêtures affectées au service des enfants assistés — Journ. offic. 1er nov. 1876, p. 7856, 1re col.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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