bol

nature
nom masculin
diction
[bɔl] · 1 syllabe
usage
37 par million de mots

Sens et définitions

Nom 18

  1. Du sens de « boule d’argile servie comme médicament » :
  2. Grosse pilule de consistance molle, de forme ovoïde, destinée à être avalée en une seule fois.
    • Il me survint un étouffement périodique, qui durait vingt-quatre heures. On prétend qu'il était occasionné par les frictions mercurielles que m'avait prodiguées, sans nécessité, le jeune Labadie, et par les bols pris intérieurement, que me prodiguait également mon ami Bonnet l'apothicaire Nicolas Rétif de la Bretonne, Monsieur Nicolas, 1796
  3. Préparation médicamenteuse du volume d’une grosse noix et de consistance molle qu’on fait avaler de force à un cheval ou à un bœuf.
    • Les comprimés, et les bols (gros comprimés) sont un des moyens les plus faciles et les plus sûrs de donner un médicament. Ils n’ont pas besoin d’être mélangés à l’eau. Ils sont faciles à doser. Bill Forse, Christian Meyer, et al., Que faire sans vétérinaire ?, Cirad / CTA / Kathala, 2002, page 340
  4. Bol alimentaire : quantité d’aliments mastiqués et imprégnés de salive, déglutis en une seule fois.
  5. Coupelle hémisphérique, plus grande qu’une tasse, sans anse, qui sert à prendre certaines boissons ou certains aliments.
    • Quand on eut mangé l’omelette, la servante apporta un bol plein de groseilles à maquereau. André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955
  6. (Synecdoque) Contenu du récipient du même nom.
    • Ces précautions prises, il parut moins inquiet et fit venir un bol de punch. Henry Murger, Scènes de la vie de bohème, 1848
  7. familier Chance.
    • Quel bol ! Il a toujours du bol.
  8. argot Tête, crâne.
    • Leur chagrin leur tourneboule parfois le bol, aux grognaces, et elles vous servent des tartines de bobards en veux-tu en voilà ! Frédéric Dard (San-Antonio), Tout le plaisir est pour moi, Fleuve Noir, 1959, pages 26-27
10 emplois spécialisés
  1. Minéralogie Terre argileuse friable, miscible dans l’eau.
    • La terre pourrie, les bols, [employés pour l’avivage des métaux] sont des argiles non plastiques plus ou moins riches en oxyde de fer. M. Gasnier, Dépôts métalliques directs et indirects, 1927, page 266
  2. Médecine vieilli Petite boule composée de cette terre riche en oxydes, autrefois utilisée comme médicament.
  3. Art Argile riche en oxydes employée par les peintres, les doreurs, les relieurs.
    • Bol jaune : argile jaune qui, par calcination, fournit l’ocre rouge utilisée en peinture.
  4. Sport Structure en forme de cuvette dont l’arête et les courbes permettent de réaliser des figures avec une planche à roulettes, entre autres.
  5. Arts du spectacle Appareil d'éclairage à réflecteur hyperbolique ou parabolique projetant de la lumière sur une grande surface.
  6. Généralités Terre de couleur jaune ou rouge, parfois blanche, très onctueuse au toucher.
  7. Patin à roulettes et planche à roulettes Structure en forme de cuvette dont l'arête et les courbes permettent la réalisation de figures de glisse urbaine.
  8. Plats de service Récipient hémisphérique et sans anse, généralement destiné à contenir des liquides.
  9. Composants mécaniques Rotor d'une centrifugeuse.
  10. Médecine vétérinaire Forme pharmaceutique consistant en grosses pilules que l'on dépose sur la base de la langue du cheval et des bovins à l'endroit où se déclenche, par voie réflexe, la déglutition.

Origine du mot

Du latin bolus (« boulette, motte »), attesté sous la forme bol armenike (bol d'Arménie).

De l’anglais bowl ; le syntagme bowl o' punch est très courant au XVIIᵉ siècle et est francisé en bolleponge, un siècle plus tard, le mot prend le sens de « vase demi-sphérique qui sert à prendre certaines boissons telles que le lait, le punch ». Pour le sens familier de « chance », il dérive d’un sens perdu, à l’origine de avoir du bol et ras le bol, celui de cul. Le sens de tête (à l’inverse) semble limité à Frédéric Dard.

Dans le dictionnaire latin : bolus

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

BOL ou BOLUS1 s. m. (bol ou bo-lus')

1Terme de pharmacie. Terre argileuse colorée, qui était employée autrefois en médecine comme tonique et astringente.

Bol d'Arménie ou bol oriental, argile ocreuse rouge (couleur due à l'oxyde de fer), grasse au toucher, tonique et astringente.

2 Portion d'électuaire officinal ou magistral, d'un poids déterminé que l'on avale en une fois.

3Terme de physiologie. Bol alimentaire, masse arrondie que forme l'aliment au moment où il est rassemblé sur la partie supérieure de la langue pour être porté dans le pharynx par la déglutition. encore relevé aujourd’hui

Historique

XVIe s.

  • Ung pot de bol armenicque prisé six escus — DE LABORDE, Émaux, p. 169
  • Bol armene, terre sigillée — PARÉ, V, 9
2 autres citations
  • Il pourra user d'un bol de casse ou d'une infusion de rheubarbe — ID., VII, 5
  • Puis sera instillé terebenthine de Venise avec un peu de bol fin — ID., VIII, 30
Étymologie

Βῶλος, motte de terre.

BOL2 s. m. (bol)

1 Coupe, vase hémisphérique qui sert à prendre certaines boissons telles que le lait, le punch. encore relevé aujourd’hui

2 Ce qu'un bol peut contenir. Un bol de punch.

Étymologie

Angl. bowl, jatte ; peut-être du celtique : gaél. bol, bóil, coupe ; cornw. bolla.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « bol » du Wiktionnaire.

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