détention

nature
nom féminin
diction
[detɑ̃sjɔ̃] · 3 syllabes
usage
10 par million de mots
parenté
dé2

Sens et définitions

Nom 4

  1. Peine afflictive et infamante, consistant dans un emprisonnement dans une enceinte fortifiée, sur le territoire de la France, pendant un laps de temps qui peut varier de cinq à la perpétuité.
    • Être condamné à cinq ans de détention.
3 emplois spécialisés
  1. Droit Action de détenir une chose sans en être ni s’en prétendre le possesseur.
    • La détention d’une somme, d’un bien.
  2. Prison État d’une personne détenue, emprisonnée.
    • Les parents d’un bébé trouvé mort dans son berceau à Bray-Saint-Aignan (Loiret) ont été mis en examen ce vendredi du chef de « meurtre d’un mineur de moins de 15 ans » et placés en détention. journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 5
  3. Sécurité des personnes Acte de retenir à des fins légales telles que poursuites judiciaires, maintien de la sécurité publique, ou en application d’une décision de justice.

Origine du mot

Provenç. detention ; espagn. detencion ; ital. detenzione ; du latin detentionem (voy. DÉTENIR). — Littré, 1873

1873 — le Littré

DÉTENTION s. f. (dé-tan-sion ; en vers, de quatre syllabes)

1Terme de jurisprudence. Action de détenir, de garder en sa possession. La détention des effets d'une succession. Souvent on oppose la simple détention à la possession légale. encore relevé aujourd’hui

2 État de celui qui est détenu en prison. Détention préventive, arbitraire. encore relevé aujourd’hui

Terme de droit criminel. Peine qui consiste à être enfermé dans une forteresse pendant 5 ans au moins et 20 ans au plus. La détention occupe le cinquième rang parmi les peines afflictives et infamantes. Être condamné à cinq ans de détention.

Historique

XVIe s.

  • La roine [Catherine de Médicis] avoit aussi ceux qui commandoient en la chambre et en la garde-robe [de Henri de Navarre, prisonnier], tous affidez à la detention de ce prince — D'AUB., Hist. II, 184
  • On deviendra proprietaire de semblables fonds et rentes, par l'une de cinq manieres, sçavoir par succession, par transport, par prescription de temps que l'on nomme teneure ou detention, par purge et eviction en justice, et par donation — Nouveau coust. génér. t. I, p. 713
Étymologie

Provenç. detention ; espagn. detencion ; ital. detenzione ; du latin detentionem (voy. DÉTENIR).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « détention » du Wiktionnaire.

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