magistrature
- nature
- nom féminin
- diction
- [maʒistʁatyʁ] · 4 syllabes
- attesté
- 1472
- usage
- 2 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
-
Dignité, charge de magistrat.
- Vieilli dans la magistrature, où il avait pris une roideur et une sévérité de profession, il donna sa démission de président de chambre, en 1851. Émile Zola, La Curée, 1871
-
Corps des magistrats de l’ordre judiciaire.
- Magistrature suprême.
-
Temps durant lequel un magistrat exerce ses fonctions.
- Le fait a eu lieu durant sa magistrature.
Citation
Qui est-ce qui s'est acquitté plus dignement de cette suprême magistrature [la charge de chancelier] que M. le Tellier ?
Origine du mot
Magistrat. Le XVIe siècle disait magistrat pour magistrature, qui paraît s'être introduit au commencement du XVIIe. — Littré, 1873
1873 — le Littré
MAGISTRATURE s. f. (ma-ji-stra-tu-r')
1 La dignité, la charge du magistrat qui rend la justice. encore relevé aujourd’hui
- Vieilli dans la magistrature avec éclat — PATRU, Plaid. 9, dans RICHELET
- On y vit tout l'esprit et les maximes d'un juge qui, attaché à la règle, ne porte pas dans le tribunal ses propres pensées, ni des adoucissements ou des rigueurs arbitraires, et qui veut que les lois gouvernent, et non pas les hommes ; telle est l'idée qu'il avait de la magistrature — BOSSUET, le Tellier.
2 autres citations
- Qui est-ce qui s'est acquitté plus dignement de cette suprême magistrature [la charge de chancelier] que M. le Tellier ? — FLÉCH., le Tellier.
- Rien de si court en robe que les Chauvelins, qui étaient des va-nu-pieds, sans magistrature, quand la fortune du chancelier le Tellier les débourba — SAINT-SIMON, 417, 62
Les charges de magistrature s'achetaient sous l'ancienne monarchie.
- La magistrature n'est que trop souvent un titre d'oisiveté qu'on n'achète que par honneur, et qu'on n'exerce que par bienséance — FLÉCH., Panég. St Louis.
- Et je voulus après cette aventure Me retourner vers la magistrature — VOLT., le Pauvre diable.
2 Le corps entier des magistrats. encore relevé aujourd’hui
- Il était né dans le sein même de la magistrature — FLÉCH., le Tellier.
- La magistrature est encore parmi nous l'ordre de la société où les mœurs sont les plus sévères — MARMONTEL, Élém. hist. Œuv. t. VII, p. 152, dans POUGENS
La magistrature assise, les juges ; la magistrature debout, le parquet, c'est-à-dire les procureurs et avocats généraux, les procureurs impériaux et leurs substituts.
3 Le temps durant lequel un magistrat exerce ses fonctions. Cela est arrivé pendant sa magistrature. repris par le Wiktionnaire
4 En général, toute haute dignité qui confère le gouvernement de l'État. À Rome, le consulat était une magistrature annuelle.
- Médon, fils de Codrus, fut le premier qui exerça cette magistrature [d'archonte], et elle demeura longtemps dans sa famille — BOSSUET, Hist. I, 5
- Dans toute magistrature, il faut compenser la grandeur de la puissance par la brièveté de la durée — MONTESQ., Esp. II, 3
1 autre citation
- Les magistratures à vie s'exercent toujours avec une sorte de nonchalance peu favorable au bien public — CONDILLAC, Ét. hist. II, 6
Étymologie
Magistrat. Le XVIe siècle disait magistrat pour magistrature, qui paraît s'être introduit au commencement du XVIIe.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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