remous
- nature
- nom masculin
- diction
- [ʁəmu] · 2 syllabes
- usage
- 16 par million de mots
Sens et définitions
Nom 10
-
Tournoiement d’un fluide autour d’un obstacle.
- Envisagé du bord, un débarquement semblait d'autant plus difficile qu'outre les remous et les brisants qui encerclaient l'îlot, la configuration du rocher ne s'y prête guère. Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928
-
Contre-courants qui se forment sur les bords d’une rivière.
- Après avoir accosté la berge à travers le remous, le radeau avait trouvé un abri.
-
figuré Mouvements en sens divers.
- Puis, il se renversa sur sa chaise, épanoui, les prunelles chargées de jubilation, le ventre ballotté de remous. Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 12
7 emplois spécialisés
- Marine Retour de l’eau sur elle-même dans le sillage d’un navire en marche.
- Hydrologie et hydrographie Tourbillon d'eau à l'arrière ou sur les flancs d'un navire en marche dont la trace forme le sillage.
- Hydrologie et hydrographie Mouvement, tourbillon provoqué par le refoulement de l'eau au contact d'un obstacle; contre-courant le long des bords d'un cours d'eau.
- Hydrologie et hydrographie Endroit dans un cours d'eau où l'eau s'agite dans un sens contraire au courant.
- Hydrologie et hydrographie Perturbations de l'allure locale de la mer.
- Hydrologie et hydrographie Refoulement de l'eau qui se brise contre un obstacle littér.; tournoiement qui se produit en aval d'un obstacle à un cours d'eau; tourbillon résultant de la disposition du fond ou des bords d'un cours d'eau (Dictionnaire Quillet).
- Hydrologie et hydrographie Surélévation de la surface du liquide dans un écoulement, avec adoucissement de la pente ou resserrement du chenal à l'amont d'un obstacle ou d'un rétrécissement.
Citation
Dans les grands fleuves, il y a le long des bords un remous considérable, et d'autant plus considérable qu'on est moins éloigné de la mer, et que le lit du fleuve est plus large
Origine du mot
On a fait venir remous du lat. removere ; mais il ne paraît pas possible de séparer remous de remole (voy. ce mot), qui conduit à remoudre ; le mouvement de l'eau étant comparé à l'action d'une meule ou d'un moulin ; l'espagnol y conduit aussi qui dit remolino pour tourbillon. Par la même analogie, sur la Mer de glace à Chamounix, on donne le nom de moulins à des trous où l'eau s'engouffre en tournoyant. L'ancien français avait remous ou remours qui signifiait querelle, dispute, et dont l'étymologie n'est pas apparente. — Littré, 1873
1873 — le Littré
REMOUS s. m. (re-mou)
1Terme de marine. Retour sur elle-même que l'eau, déplacée par le navire pendant sa marche, fait en arrière du gouvernail. encore relevé aujourd’hui
2 Refoulement de l'eau qui se brise contre un obstacle, contre un corps solide quelconque. encore relevé aujourd’hui
- Mon canot était resté sur le rivage ; un morceau de glace qui tomba dans l'eau à plus de quatre cents toises de distance occasionna sur le bord de la mer un tel remous, qu'il en fut renversé et jeté assez loin sur le bord du glacier — LAPÉROUSE, Voy. t. II, p. 160, dans POUGENS
3 Contre-courant formé à chaque bord d'une rivière par les portions du liquide qui se dirigent vers la source après avoir frappé la rive. encore relevé aujourd’hui
- Dans les grands fleuves, il y a le long des bords un remous considérable, et d'autant plus considérable qu'on est moins éloigné de la mer, et que le lit du fleuve est plus large — BUFF., Hist. nat. preuv. théor. terre, Œuv. t. II, p. 49
4 Il se dit d'un mouvement analogue, en parlant des fluides aériformes.
- Ceux [les vents] que nous ressentons ne sont que les remous dont l'origine n'est souvent rien moins qu'éloignée — RAMOND, Instit. Mém. scienc. 1806, 2e sem. p. 17
Étymologie
On a fait venir remous du lat. removere ; mais il ne paraît pas possible de séparer remous de remole (voy. ce mot), qui conduit à remoudre ; le mouvement de l'eau étant comparé à l'action d'une meule ou d'un moulin ; l'espagnol y conduit aussi qui dit remolino pour tourbillon. Par la même analogie, sur la Mer de glace à Chamounix, on donne le nom de moulins à des trous où l'eau s'engouffre en tournoyant. L'ancien français avait remous ou remours qui signifiait querelle, dispute, et dont l'étymologie n'est pas apparente.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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