tiroir

nature
nom masculin
diction
[tiʁwaʁ] · 2 syllabes
usage
38 par million de mots

Sens et définitions

Nom 7

  1. Casier, compartiment coulissant dans un meuble grâce à une poignée.
    • Henri se leva, fouilla dans un tiroir, exhuma tout un lot de paperasses qu’il éparpilla sur la table. Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 103
6 emplois spécialisés
  1. Théâtre Panneau mobile qui coulisse sous le plancher de scène.
  2. Chemin de fer Prolongement de voie en impasse permettant le retournement des rames. On dit aussi tiroir de manœuvre et tiroir de retournement.
    • Les voies de marchandises forment un long faisceau dont les deux extrémités sont reliées par aiguilles aux voies principales et sont commandées par des voies de tiroir, …. G. Humbert, Traité complet des chemins de fer, tome 2, éd. Baudry, 1891.
  3. Industrie Une des principales pièces des machines à vapeur, qui sert à distribuer alternativement la vapeur en dessus et en dessous du piston.
  4. Intelligence artificielle Élément de cadre qui peut contenir des caractéristiques telles que noms d'objets, attributs particuliers appelés facettes, valeurs et pointeurs vers d'autres cadres.
  5. Physique Organe mécanique animé d'un mouvement de translation, et assurant la distribution d'un fluide suivant une loi déterminée.
  6. Machines à papier Dispositifs utilisés à l'intérieur des caisses aspirantes de la machine à papier ou à carton pour limiter la zone d'aspiration à la largeur de la bande humide. Ces dispositifs peuvent être déplacés latéralement pour correspondre à la largeur de la bande.

Citation

La mémoire ! à ce nom se troublent tous nos sages : Quelle main a creusé ces secrets réservoirs ? Quel dieu range avec art tous ces nombreux tiroirs, Les vide ou les emplit, les referme ou les ouvre ?
Jacques Delille, Imag. I

Origine du mot

Tirer ; Berry, tirouer, tiroué. — Littré, 1873

1873 — le Littré

TIROIR s. m. (ti-roir)

1 Petite caisse emboîtée dans un meuble au moyen de deux coulisses, et qui se tire par un bouton, un anneau ou une clef. Ouvrir, fermer un tiroir. encore relevé aujourd’hui

Fig.

  • La mémoire ! à ce nom se troublent tous nos sages : Quelle main a creusé ces secrets réservoirs ? Quel dieu range avec art tous ces nombreux tiroirs, Les vide ou les emplit, les referme ou les ouvre ? — DELILLE, Imag. I

Fig. En termes de théâtre, pièces à tiroir, comédies sans nœud et sans dénoûment, et qui ne sont qu'une suite de scènes.

  • Ces sortes de pièces s'appellent familièrement pièces à tiroir — LAHARPE, Cours de litt. t. IV, p. 469

2 Il se disait des lanières qui s'attachent aux fermoirs de livres.

3 Pièce essentielle des machines à vapeur, formée d'une caisse que divise en deux parties une cloison perpendiculaire à la longueur du cylindre. Le tiroir est mobile dans des coulisses placées sur ce cylindre, et animé d'un mouvement de va-et-vient au moyen d'une tige mue elle-même par l'arbre de couche. encore relevé aujourd’hui

  • Les tiroirs, en distribuant alternativement la vapeur en dessus et en dessous du piston, font communiquer en temps convenable le haut ou le bas du cylindre avec le condenseur — LEGOARANT

4 Cylindre de la machine à friser les étoffes.

5 Morceau de fer plat qui sert à fixer le canon sur le fût du fusil.

6Fig. et familièrement, en théorie militaire, le second rang d'une troupe formée sur trois rangs. Les hommes de petite taille sont ordinairement placés dans le tiroir.

7Terme de fauconnerie. Objet propre à attirer l'oiseau, pour le reprendre au poing ; on se sert d'ailes de chapon ou de coq-d'inde.

Historique

XIVe s.

  • Celui qui tendra [tiendra] le faulcon luy doit oster le chaperon par la tiroire — Modus, f° LXXXIII
  • Un très bel messel, bien escrit et bien enluminé, qui est pour le roy en son oratoire, à deux fermoirs d'or, hachiez à fleurs de lys, et les tiroirs des chainettes d'or à un petit lis au bout — DE LABORDE, Émaux, p. 516

XVe s.

  • Un certain engin à relier tonneaux, appelé tirouer — DU CANGE, tiratorium.

XVIe s.

  • Je m'en voys après mon tirouer. Quel tirouer, dist Gargantua, entendezvous ? Mon breviaire, dist le moyne — RAB., Garg. I, 41
Étymologie

Tirer ; Berry, tirouer, tiroué.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « tiroir » du Wiktionnaire.

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