échappatoire

nature
nom féminin
diction
[eʃapatwaʁ] · 4 syllabes
usage
2 par million de mots

Sens et définitions

Nom 2

  1. Subterfuge, moyen habile pour se tirer d’embarras.
    • […] si on est repéré de loin et que l'on se trouve dans un endroit bordé de murs par exemple, ou bien en terrain découvert, il n’y a pas d’échappatoire possible et gare à la fouille !… André Courvoisier, Le Réseau Heckler : De Lyon à Londres, France-Empire, Paris, 1984, page 209
  2. figuré Moyen de se décharger de quelque chose.
    • L’Action ? dit-il, mais ce n’est qu’une échappatoire où nous pousse notre paresse fuyant devant l’effort que demande le Rêve. Jacques Spitz, La Croisière indécise, 1926

Citation

Honorable défaite ! heureuse échappatoire ! Encores derechef me la fallut-il boire
Mathurin Régnier, Sat. VIII

Origine du mot

Échapper, avec la finale atoire, au lieu de oire, justifiée par le bas-latin excapatum, supin de excapare. — Littré, 1873

1873 — le Littré

ÉCHAPPATOIRE s. f. (é-cha-pa-toi-r')

Excuse frivole, subterfuge pour s'échapper, pour sortir d'embarras. encore relevé aujourd’hui

  • Honorable défaite ! heureuse échappatoire ! Encores derechef me la fallut-il boire — RÉGNIER, Sat. VIII
  • Expliquer d'une manière qui lui laissât quelque échappatoire — BOSSUET, Var. 4
2 autres citations
  • Si nous les pressons de nous montrer une église de leur croyance, toujours visible, ils se préparent une échappatoire — ID., ib. 15
  • Mme la duchesse se mit à appeler Mme de Chartres mignonne ; monsieur le sut, il en sentit le ridicule et l'échappatoire de l'appeler madame, et il éclata — SAINT-SIMON, 24, 15
Historique

XVe s.

  • Quant au second point [l'esclave chrétien livré au soudan], Jacques Cueur dit qu'il ne savoit ni avoit sceu rien de son eschappatoire [fuite] ni de sa reddition — MATH. DE COUCY, Hist. de Charles VII, p. 692, dans LACURNE
  • Nenny, il soit à mort jugé ; Ce n'est rien qu'un eschapatore [la demande du baptême], Et pourroit faire pis encore Qu'oncques ne fist... — Hist. du Théâtre fr. t. IV, p. 371, dans LACURNE

XVIe s.

  • Ils repliqueront que .... qui [ce qui] est un autre eschapatoire ramasse en l'eschole des sophistes, lequel est de nulle valeur — LANOUE, 75
  • Ce que d'autres objectent, que.... est aussi bien une evasion eschappatoire — CALV., Instit. 1070
1 autre citation
  • Si elles [les plaies] s'empirent demain, demain nous y pourvoirons d'aultres eschappatoires — MONT., IV, 276
Étymologie

Échapper, avec la finale atoire, au lieu de oire, justifiée par le bas-latin excapatum, supin de excapare.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « échappatoire » du Wiktionnaire.

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