breuvage

nature
nom masculin
diction
[bʁœvaʒ] · 2 syllabes
usage
3 par million de mots

Sens et définitions

Nom 5

  1. Boisson, liquide à boire.
    • Toutes les maîtresses de maison connaissent, pour les avoir éprouvées, les difficultés et les fatigues occasionnées par le versage des breuvages chauds, […]. Gaston Tissandier, La Nature : revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l’industrie, volume 18, 1890, page 422
  2. Boisson sans alcool, par opposition aux autres boissons.
3 emplois spécialisés
  1. Marine Mélange de vin et d’eau qu’on donnait quelquefois en mer aux gens de l’équipage, indépendamment de la ration.
  2. Médecine vétérinaire Médicament liquide qu’on administre aux chevaux, aux bœufs, aux vaches, etc.
  3. Médecine vétérinaire Préparations d'ordinaire magistrales, liquides, trop concentrées pour que les animaux les prennent d'eux-mêmes. Administration 1. A la bouteille 2. à la seringue.

Origine du mot

Du moyen français breuvage, de l’ancien français beverage (forme conservée en anglais emprunté à l'ancien français à la fin du XIIᵉ siècle), dérivé de bevre, beivre, boivre (« boire ») avec le suffixe -age, passé à breuvage par métathèse.

1873 — le Littré

BREUVAGE s. m. (breu-va-j')

1 Liqueur à boire. encore relevé aujourd’hui

  • Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ? — LA FONT., Fabl. I, 3
  • C'est son breuvage le plus doux — RAC., Esth. III, 3

2Terme de vétérinaire. Potion médicinale pour les chevaux, les bœufs, etc. encore relevé aujourd’hui

3 Mélange égal d'eau et de vin donné à un équipage en sus de sa ration. encore relevé aujourd’hui

Historique

XIIe s.

  • Onques Tristans, cil qui but le brevage, Plus loiaument n'aima sans repentir — Couci, XI

XIIIe s.

  • Li rois ne se gardoit pas dou buverage que li traitour li avoient feit boire — Chron. de Rains, p. 49
  • Mès se tu viaus [veux] bien eschever Qu'amors ne te puisse grever, Et veus garir de ceste rage, Ne pues boivre si bon bevrage Comme penser de le foïr — la Rose, 4368
1 autre citation
  • Le meilleur bevrage que il aient et le plus fort, c'est de lait de jument confist en herbes — JOINV., 264

XVe s.

  • Envie luy brassa telle breuvaige que elle fit controuver sur luy que il n'auroit pas bien parti [partagé] les despouilles — Bouciq. IV, ch. 13
  • Uns medecins, qui bien savoit Quel maladie avoie [j'avais] el corps.... Avoit à mes gardes bien dit Qu'on ne laissast entours mon lit Nul buvrage, ne pot, ne voire — FROISS., Espin. amour.

XVIe s.

  • Bruvage — MAROT, IV, 247
  • À la fin il leur advint de gouster du vin qui premier leur fut apporté d'Italie, dont ilz trouverent le breuvage si bon, que.... — AMYOT, Cam. 23
1 autre citation
  • Fault encore qu'il boyve d'un breuvage composé de vinaigre et de laict — ID., Artax. 3
Étymologie

Provenç. beurage ; espagn. bebrage ; portug. beberagem ; ital. beveraggio ; de l'ancienne forme boivre ou bevre, avec le suffixe age : bevrage, et, par métathèse de l'r, brevage, breuvage.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « breuvage » du Wiktionnaire.

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