humiliation
- nature
- nom féminin
- diction
- [ymiljasjɔ̃] · 4 syllabes
- usage
- 17 par million de mots
- parenté
- humilier
Sens et définitions
Nom 4
-
Action d’humilier, de s’humilier ou résultat de cette action.
- Elle n’était née que pour l’humilité. À cause d’Ouroz, elle découvrait l’humiliation. Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967
-
Choses qui humilient.
- Tabitha Chawinga, l’attaquante malawite du PSG, doit sa place chez les pros à sa persévérance face aux coups et aux humiliations qu’elle a subies. journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 20 décembre 2023, page 18
-
Sentiment de dévalorisation et d’indignité né d’une action humiliante dont on se trouve victime.
- Il ne se releva jamais de cette humiliation.
- archaïque Pratique judiciaire qui consistait à infliger une peine publique à une personne en punition de son crime ou de sa faute, sous forme physique ou verbale.
Citation
La reine aimait tout dans la vie religieuse, jusqu'à ses austérités et ses humiliations
Origine du mot
Du latin humiliatio.
Dans le dictionnaire latin : humiliatio
1873 — le Littré
HUMILIATION s. f. (u-mi-li-a-sion ; en vers, de six syllabes)
1 Action par laquelle on est humilié ; état d'une personne humiliée. Son humiliation ne saurait se décrire. encore relevé aujourd’hui
- La reine aimait tout dans la vie religieuse, jusqu'à ses austérités et ses humiliations — BOSSUET, Mar.-Thér.
- Son cœur, toujours nourri dans la dévotion, De trop bonne heure apprit l'humiliation — BOILEAU, Sat. X
2 autres citations
- Ces messieurs passaient pour être des nouveaux disciples de saint Augustin, qui n'étaient pas fâchés de procurer quelque humiliation salutaire aux disciples de saint Ignace — VOLT., Polit. et législ. Probabil. en fait de justice.
- Il faut avouer, pour l'humiliation de la philosophie, que c'est de ce raisonnement si peu philosophique [les planètes présentant au soleil tantôt un côté ami, tantôt un côté ennemi], qu'il [Képler] avait conclu que le soleil devait tourner sur son axe — ID., Newton, III, 5
2 Ce qui cause de la confusion, de la mortification. Il ne lui épargna pas les humiliations. Il a essuyé une grande humiliation.
- Des douleurs vives et longues tout ensemble, les humiliations de l'esprit jointes à celles du corps — FLÉCH., Dauphine.
- Il n'y a que vous qui connaissiez toute la mesure de mes humiliations — BOURDAL., Exhort. sur la flagellat. de J. C. t. II, p. 76
2 autres citations
- La gloire de sa mort [de la sainte Vierge] qui répare les humiliations qui l'avaient toujours accompagnée sur la terre — MASS., Myst. Assompt.
- Un pénitent ne voit.... dans les humiliations qui lui arrivent, que la peine de son péché — ID., Carême, Élus.
Historique
XVIe s.
- Le jusne, quand il est signe d'humiliation, convient plus à tout un peuple en public, qu'il ne fait à un homme seul en privé — CALV., Instit. 996
- Un predicateur de la cour osa se servir du mot humiliation fondé d'analogie expresse en notre langue ; il sut que les dames s'en estomaquoient, dont il se soucia moins que si elles eussent fait caprioles pour resjouir le cerveau des passants — Mlle DE GOURNAY.
Étymologie
Provenç. humiliatio ; espagn. humillacion ; ital. umiliazione ; du lat. humiliationem, de humiliare, humilier.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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