précaution

nature
nom féminin
diction
[pʁekosjɔ̃] · 3 syllabes
attesté
1471
usage
24 par million de mots
parenté
pré

Sens et définitions

Nom 3

  1. Ce qu’on fait par prévoyance, pour ne pas tomber en quelque inconvénient, pour éviter quelque mal.
    • Toutes les précautions furent prises, la veille doublée, la machine prévenue et des espars disposés sur le pont. Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928
  2. Circonspection ; ménagement ; prudence.
    • Très intrigué, j’allais quérir une échelle ; je l’appliquai contre le mur et montai avec d’infinies précautions… Octave Mirbeau, Le Colporteur, 1886
1 emploi spécialisé
  1. Sécurité «précaution» : Disposition prise pour éviter un mal ou en atténuer l'effet.

Citation

Borée et le Soleil virent un voyageur Qui s'était muni par bonheur Contre le mauvais temps ; on entrait dans l'automne, Quand la précaution aux voyageurs est bonne
Jean de La Fontaine, Fabl. VI, 3

Origine du mot

Du latin praecautio.

Dans le dictionnaire latin : praecautio

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

PRÉCAUTION s. f. (pré-kô-sion ; en vers, de quatre syllabes)

1 Ce qu'on fait par prévoyance, pour éviter un mal. encore relevé aujourd’hui

  • Borée et le Soleil virent un voyageur Qui s'était muni par bonheur Contre le mauvais temps ; on entrait dans l'automne, Quand la précaution aux voyageurs est bonne — LA FONT., Fabl. VI, 3
  • Il me semble que nous ne serons pas surpris, et que nous avons assez bien pris nos précautions — SÉV., 121
7 autres citations
  • Rien n'est pareil aux précautions de Vauban pour conserver tout le monde — ID., 468
  • La seule précaution contre les attaques de la mort, c'est l'innocence de la vie — BOSSUET, Mar.-Thér.
  • Je ne sortis pas de la journée ; je m'étais purgée par précaution — DANCOURT, la Désol. des joueuses, sc. 6
  • Tous les raisonnements que l'on fait sur ces malheureux états du mariage [l'infidélité de la femme] vont à conclure que les précautions sont inutiles avant le mal, et la vengeance odieuse après — HAMILT., Gramm. 9
  • Rien ne prouvait mieux les alarmes que l'excès des précautions — VOLT., Louis XV, 24
  • Ce sont les petites précautions qui conservent les grandes vertus — J. J. ROUSS., Hél. IV, 13
  • J'aime mieux craindre sans sujet que de m'exposer sans précaution — BEAUMARCH., Barb. de Sév. II, 4

2 Circonspection, ménagement. Se conduire avec précaution. encore relevé aujourd’hui

  • Tant de précaution commence à me lasser — CORN., Sert. IV, 2

3Terme de rhétorique. Toute forme de style par laquelle on cherche à éviter ce qu'il y a de blessant dans ce qu'on va dire. La précaution se rapporte à l'euphémisme, ce n'est pas une figure particulière.

  • Lecteurs, ne craignez pas de moi des précautions indignes d'un ami de la vérité — J. J. ROUSS., Ém. IV

Précautions oratoires, certains ménagements que prend l'orateur pour se concilier la bienveillance de ses auditeurs.

Historique

XVIe s.

  • Il faut marcher en ces aultres amitiez [les amitiés ordinaires] la bride à la main, avecques prudence et precaution — MONT., I, 214
  • Que s'ils veulent prester leur mains, tant à la vengeance d'une si grande perfidie qu'à la precaution d'un peril tant eminent — D'AUB., Hist. III, 489
1 autre citation
  • Que nous troublions le roiaume par precaution du trouble, comme nous mettans en l'eau de peur de la pluie — ID., ib. III, 490
Étymologie

Lat. praecautionem, de prae, en avant, et cautio, garde (voy. CAUTION).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « précaution » du Wiktionnaire.

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