coût
- nature
- nom masculin
- diction
- [ku] · 1 syllabe
- usage
- 5 par million de mots
- parenté
- coûter
Sens et définitions
Nom 5
-
Ce que coûte une chose ou un phénomène en termes indénombrables ou difficilement chiffrables ou quantifiables : temps, efforts, énergie, soins, émotions, attention, etc.
- Le déni est une stratégie collective absurde. Elle ne bénéficie qu’aux pédocriminels. Le préjudice pour les victimes est incommensurable. Le coût social est immense. Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise), Violences sexuelles faites aux enfants : « On vous croit » - Rapport, Introduction générale, « La mission de la CIIVISE », 20 novembre 2023, page 17
4 emplois spécialisés
-
Comptabilité
Ce qu’une chose coûte ; son prix de revient.
- Le coût d’une assurance.
- Commercialisation Montant payé (ou qui doit être payé) par un acheteur pour un produit, un service ou un travail terminé.
- Comptabilité générale Produit de la quantité d'une ressource et de son prix unitaire.
- Comptabilité analytique Valeur des prestations nécessaires à la réalisation d'un projet.
Citation
Monsieur le mort, j'aurai de vous Tant en argent, et tant en cire, Et tant en autres menus coûts
1873 — le Littré
COÛT s. m. (koû ; le t ne se lie pas dans le parler ordinaire ; au pluriel, l's se lie : les koû-z et dépens)
Ce que coûte une chose. Il ne se dit guère qu'au palais. Le coût de l'acte est de tant. Les menus coûts, les petites dépenses. encore relevé aujourd’hui
- Monsieur le mort, j'aurai de vous Tant en argent, et tant en cire, Et tant en autres menus coûts — LA FONT., Fabl. VII, 11
- Un gentilhomme fera son loyal devoir à mes coûts et dépens — VOLT., Mœurs, 100
1 autre citation
- Et puis, la sainte alliance, que de coûts ! que de dépenses ! — P. L. COUR., II, 94
Historique
XIIe s.
- E pur quei dunc te serreie à grief e à charge e à cust ? — Rois, 195
XIIIe s.
- Et paierai tout vostre coust as Veniciens — VILLEH., LXXXVIII
- Et s'il ne plaisoit à l'aprentiz à aler au mestier, il li convendroit forjurer le mestier, et rendre à son mestre toz les couz et touz les doumages qu'il li auroit fez — Liv. des mét. 54
5 autres citations
- Trop sunt nonains de graindre [plus grand] coust — la Rose, 14630
- Dame, [celui] qui tele vie maine, Sans coust, sans travail et sanz paine — Lai du conseil
- Ançois l'emportera cil qui le plet maintint à son coust — BEAUMANOIR, XII, 24
- Et des coz qui y sunt à metre [faire] — ID., XIII, 22
- Li procureur ne sont pas tenu à procurer les besognes de lor mestres à lor coz, ainçois doivent avoir salaire soufizant — ID., XII, 82
XVe s.
- Faites le parfaire bien et noblement, et n'espargnez coust qui y puisse estre — Perceforest, t. I, f° 105
XVIe s.
- De peu de coust — MONT., I, 18
- Nous ne considerons que nostre coust à les recouvrer — ID., I, 312
2 autres citations
- Loyaux couts sont entendus, frais de lettre [acte], labourages, semences, façons et reparations necessaires — LOYSEL, 460
- Clinias ayant armé et equippé une galere à ses propres cousts et despens — AMYOT, Alc. 1
Étymologie
Voy. COÛTER ; génev. coûte, s. f. ; provenç. cost ; espagn. et ital. costo. L'ancien français avait coustance ou coustange, encore usité du temps de Malherbe :
- C'est chose contraire à la nature de se tourmenter le corps et de mépriser les choses qui sont de peu de coustange, — MALHERBE, Épît. V
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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