groin

nature
nom masculin
diction
[ɡʁwɛ̃] · 1 syllabe
attesté
Au plus tard au XIIᵉ siècle
usage
2 par million de mots

Sens et définitions

Nom 5

  1. Museau d’autre animal, qui rappelle par sa forme celui des suidés.
    • Le hérisson, sortant de son armure un petit groin noir, s’était avancé vers Amadou. Charles Vildrac, Amadou le Bouquillon, 1949, page 36
  2. figuré Appendice, masque qui, sur un visage, rappelle le groin d’un porc.
    • Les survivants se passaient le matériel médical de main en main, appliquant le groin translucide sur leur visage, puis aspirant l’air goulûment. Christophe Lambert, Titanic 2012, Hachette jeunesse, 1999
  3. péjoratif Trogne, visage laid, bestial.
2 emplois spécialisés
  1. Zoologie Museau du cochon, du sanglier.
    • Des porcs assoupis enfonçaient en terre leur groins. Gustave Flaubert, Madame Bovary, Michel Lévy frères, Paris, 1857
  2. Anatomie animale Partie de la face qui fait saillie, chez le porc ou le sanglier, qui comprend le nez, mais qui ne comprend pas les mâchoires.

Interjection 1

  1. Le son du porc en grognant.

Citation

Je raserai le gros visage Et le groin De monseigneur de Grimaudin Dans son château du Gaillardin
Florent Dancourt, Vacances, divertissement.

Origine du mot

En ancien français gruing, du latin grunium (« groin de porc »), ou grunum, grugnum, apparenté à l’italien grugno, au provençal groing, groingna.

Dans le dictionnaire latin : grunium

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

GROIN s. m. (grou-in)

1 Museau de cochon. encore relevé aujourd’hui

  • Assurément [Grillus, métamorphosé en cochon] vous n'avez pas la taille belle ; un gros corps couché vers la terre ; de petits yeux à peine entr'ouverts, un groin horrible, une physionomie très désavantageuse — FÉN., Dial. des morts anc. dial. 6

2Par extension, laid visage que l'on compare à un groin de cochon.

  • Je raserai le gros visage Et le groin De monseigneur de Grimaudin Dans son château du Gaillardin — DANCOURT, Vacances, divertissement.
Remarque

Groin a toujours été monosyllabe dans l'ancienne langue comme cela convenait, venant de grunn-ire ; aujourd'hui il est de deux syllabes.

  • Quel animal immonde allonge son groin ? — DE PIIS, dans le Dict. de DOCHEZ.
Historique

XIIe s.

  • Bous [colliers] d'or en gruing de porc.... — Th. le mart. 71

XIIIe s.

  • L'autre panier a assailli, Son groig i mist, n'a pas failli Qu'il n'en traisist fors des anguilles — Ren. 844
  • Il cuide estre de la mort loing, Mès ele li est près del groing — ib. 16198
1 autre citation
  • Contre Adonis [le sanglier] escout la teste, Ses dens en l'aine li flati, Son groing estort, mort l'abati — la Rose, 15954

XIVe s.

  • Et fay tout ainsi com le groing Du pourcel qui partout se boute — BRUYANT, dans Ménagier, t. II, p. 23
  • Groing de Caux [le promontoire de Caux] — DU CANGE, grouinum.

XVIe s.

  • Pieds de bœuf, groins et oreilles de porc — PARÉ, XIII, 29
  • Les autres se portent pour ennemis de leurs espoux, les quels elles servent de groin [grognement], de chagrin et de reproches — CHOLIÈRES, Contes, f° 214, dans LACURNE
Étymologie

Grogner ; bourguig. groignô ; provenç. groing, grong, et au fém. groingna ; ital. grugno.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « groin » du Wiktionnaire.

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