jarre
- nature
- nom féminin
- diction
- [ʒaʁ] · 1 syllabe
- usage
- 3 par million de mots
Sens et définitions
Nom 8
-
Récipient généralement en terre cuite, de forme ovoïde et de différentes dimensions, où l’on conserve l’eau, l’huile, les olives.
- En fermant les yeux, Jeanne revoit cette boutique minuscule où s’entassent les jarres d’huile et les sacs de farine, où pendent, au plafond, des balais et des brosses, des salamis et des cordes à sauter. Jean-Michel Olivier, Notre Dame du Fort-Barreau : récit, éditions L'Âge d'Homme, 2008, page 30
- Fontaine de terre cuite dont on se sert dans les maisons.
- vieilli Dans un moulin, futaille où tombe le son.
-
Mauvaise laine, poils plus rêches mêles à la toison de l'animal.
- L’alpaga a une laine blanche ou noire, quelquefois brune, et presque dépourvue de jarre. D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1ʳᵉ partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914
-
Poil plus long et plus épais mélangé à la fourrure des animaux.
- Sept boeufs musqués dévalent tranquillement la colline. Leur pelage est roux. Tous ont sur les épaules une mince couche de jarres blancs, comme si du givre s'était formé. Kathleen Jamie, Tour d'horizon (Sightlines), La Baconnière, 2012, 2022.
-
Bancs de sable, de rapides qu’une rivière présente.
- Le tirant d’eau, à l’étiage également, se réduit, dans la partie supérieure du fleuve, au-dessus de Digoin, à 0m, 15 et 0m, 20 sur les rapides ou jarres ; mais, dans les mouilles, il est souvent de 0m, 80 E. Grangez, Voies navigables de France
2 emplois spécialisés
- Mammifères Poil de couverture des mammifères, long et raide, de densité faible, dépassant les poils de bourre ou duvet, mais moins rigides que les épines.
- Pelleteries et fourrures Poil droit et raide qui se trouve mêlé au poil fin des fourrures ou à la laine.
Origine du mot
De l’arabe جَرَّة, jarra (« vase d’argile à large bouche »).
De l’ancien français gard (« pointe, durillon ») avec évolution régulière de \ɡ\ en \ʒ\ → voir jarde, jardin, jargon et jars et assourdissement de la finale -ard écrit -arre.
1873 — le Littré
JARRE1 s. f. (jâ-r')
1 Grand vaisseau de terre vernissée. Une jarre d'eau, d'huile. Les jarres se fabriquent en Provence.
2 Nom donné quelquefois aux fontaines de terre cuite dont on se sert dans les maisons. encore relevé aujourd’hui
3 Dans un moulin, futaille où tombe le son. repris par le Wiktionnaire
4Terme de laboratoire. Jarre électrique, grand bocal de verre garni intérieurement de deux feuilles d'étain qui en font une grande bouteille de Leyde. non relevé aujourd’hui
Étymologie
Provenç. jarra, guarra ; catal. gerra ; espagn. et portug. jarra ; ital. giara, giarro ; de l'arabe djara, vase d'argile à large bouche.
JARRE2 s. m. (jâ-r')
Poils longs, durs et luisants qui dépareraient les pelleteries et dont l'enlèvement laisse à découvert un duvet soyeux qui fait tout le prix de la fourrure.
- Le castorin, que les Anglais appellent newter, a une petite queue écailleuse ; sa peau porte un jarre qui recouvre un poil soyeux, trop peu fourni pour la pelleterie, mais très propre à la chapellerie — Tarif des douanes, édit. de 1844, p. 198, notes
On trouve aussi l'orthographe jars.
- Les toisons où le jars domine ne se sont montrées ni plus ni moins fréquentes chez mes bêtes que chez celles de mes voisins — BEAUDOUIN, Acad. des sc. Comptes rendus, t. LV, p. 238
Étymologie
Origine inconnue.
Supplément au dictionnaire
2. JARRE. Ajoutez : - ÉTYM. Dans Cotgrave, il est dit que le jarre est une herbe qui enveloppe les autres plantes et se roule autour ; c'est la cuscute. Ainsi le jarre, laine ou poil, a été dit d'après le jarre plante. Sans savoir d'où vient le jarre plante, on recule du moins utilement d'un degré l'étymologie.
JARRE3 s. m. (ja-r')
Nom, dans l'ouest de la France, de bancs de sable, de rapides qu'une rivière présente. repris par le Wiktionnaire
- Le tirant d'eau, à l'étiage également, se réduit, dans la partie supérieure du fleuve, au-dessus de Digoin, à 0m, 15 et 0m, 20 sur les rapides ou jarres ; mais, dans les mouilles, il est souvent de 0m, 80 — E. GRANGEZ, Voies navigables de France, p. 317
On l'écrit aussi jar et jard.
- Le dragage, en aval de Cheffes [sur la Sarthe], de quelques bancs de sable appelés jars — ID., ib. p. 598
Ces sables abandonnés par les rivières sont parfois devenus des promenades. Le Jard de Châlons-sur-Marne, orné d'arbres plantés en quinconce.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « jarre » du Wiktionnaire.