trancher
- nature
- ver
- diction
- [tʁɑ̃ʃe] · 2 syllabes
- usage
- 9 par million de mots
Sens et définitions
Verbe 7
-
Couper net ; séparer en coupant.
- Ça tranche comme un damas, dit-il. Que veux-tu en faire ? C’est un couteau d'homme. Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958
-
figuré Résoudre tout d’un coup une question difficile ; lever tout d’un coup un obstacle, une difficulté.
- Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon s'en est aussi remis à la science pour trancher ce débat. Radio-Canada, François Legault n'exclut pas un nouveau confinement, site radio-canada.ca, 8 décembre 2020
-
Décider franchement et catégoriquement.
- La justice française vient de trancher : des commerciaux de la société Ricard ont le droit de se plaindre de l’alcoolisme consubstantiel à l’exercice de leur métier. Renaud Lecadre, Chez Ricard, la révolte des saouls fifres, dans Libération (journal) du 18 juillet 2011, p. 15
-
péjoratif Se comporter en. — Note d’usage : Il est alors suivi de la préposition de.
- Toute la soirée, je tranchai du grand seigneur, je payai d’impertinence et d’audace. Pierre Loti, Aziyadé, 1879
-
Faire un contraste ou une opposition sans nuance.
- Ces crêtes barrant l’horizon ressemblaient à d’anciennes falaises marines ; en deux endroits tombaient de hautes cascades, et ailleurs de petits bouquets de conifères tranchaient sur le roc. H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 268 de l’édition de 1921
-
Être d’un caractère très différent de ce qui précède et de ce qui suit.
- Cette pensée, cette phrase tranche dans son discours, dans son écrit.
1 emploi spécialisé
- Cuisine Se séparer en parlant des ingrédients d'une sauce ; la matière grasse se séparant, l'émulsion retombant.
Conjugaison
Indicatif
Présent
- je tranche
- tu tranches
- il tranche
- nous tranchons
- vous tranchez
- ils tranchent
Imparfait
- je tranchais
- tu tranchais
- il tranchait
- nous tranchions
- vous tranchiez
- ils tranchaient
Passé simple
- je tranchai
- tu tranchas
- il trancha
- nous tranchâmes
- vous tranchâtes
- ils tranchèrent
Futur simple
- je trancherai
- tu trancheras
- il tranchera
- nous trancherons
- vous trancherez
- ils trancheront
Passé composé
- j'ai tranché
- tu as tranché
- il a tranché
- nous avons tranché
- vous avez tranché
- ils ont tranché
Plus-que-parfait
- j'avais tranché
- tu avais tranché
- il avait tranché
- nous avions tranché
- vous aviez tranché
- ils avaient tranché
Passé antérieur
- j'eus tranché
- tu eus tranché
- il eut tranché
- nous eûmes tranché
- vous eûtes tranché
- ils eurent tranché
Futur antérieur
- j'aurai tranché
- tu auras tranché
- il aura tranché
- nous aurons tranché
- vous aurez tranché
- ils auront tranché
Subjonctif
Présent
- je tranche
- tu tranches
- il tranche
- nous tranchions
- vous tranchiez
- ils tranchent
Imparfait
- je tranchasse
- tu tranchasses
- il tranchât
- nous tranchassions
- vous tranchassiez
- ils tranchassent
Passé
- j'aie tranché
- tu aies tranché
- il ait tranché
- nous ayons tranché
- vous ayez tranché
- ils aient tranché
Plus-que-parfait
- j'eusse tranché
- tu eusses tranché
- il eût tranché
- nous eussions tranché
- vous eussiez tranché
- ils eussent tranché
Conditionnel
Présent
- je trancherais
- tu trancherais
- il trancherait
- nous trancherions
- vous trancheriez
- ils trancheraient
Passé
- j'aurais tranché
- tu aurais tranché
- il aurait tranché
- nous aurions tranché
- vous auriez tranché
- ils auraient tranché
Impératif
Présent
- tranche
- tranchons
- tranchez
Passé
- aie tranché
- ayons tranché
- ayez tranché
Formes impersonnelles
- Infinitif présent
- trancher
- Participe présent
- tranchant
- Participe passé
- tranché
Citation
Artaxerce, sous prétexte qu'il [un officier] avait manqué de respect pour son prince, en frappant la bête avant lui, ordonna qu'on lui tranchât la tête
Origine du mot
Génev. trancher, tourner, se cailler : le lait a tranché ; provenç. trencar, trenchar, trinquar ; catal. trencar ; anc. esp. trinchar ; esp. mod. et portug. trincar ; ital. trinciare. Origine incertaine. Diez rejette truncare, les formes romanes y répugnant. Il rejette également transcindere et transsecare. Mais, Langensiepen ayant proposé une forme non latine interimicare, dérivée de interimere, Diez est conduit à proposer internecare (internecare culmum, dans Prudence, faire mourir le chaume) : internecare donnant entrencar, qui se trouve en effet dans le provençal, puis trencar, comme si le en tombé avait été la préposition en Cela est très peu sûr. Voyons les faits positifs. Truncare ou trunciare ont donné en français trencher, comme voluntatem a donné volenté et unquam a donné anc ; réciproquement, on a un exemple de en latin transformé en un français, fregunder de frequentare. De plus on trouve trenson à côté de tronçon, troncher à côté de trencher, et tronche à côté de trenche. Tout montre donc que trencher a son origine dans truncare. — Littré, 1873
1873 — le Littré
TRANCHER v. a. (tran-ché)
1 Séparer en coupant. L'acier de Damas tranche le fer.
- Artaxerce, sous prétexte qu'il [un officier] avait manqué de respect pour son prince, en frappant la bête avant lui, ordonna qu'on lui tranchât la tête — ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. III, p. 362, dans POUGENS
- Enfin Almagro fut fait prisonnier, et son rival Pizarro lui fit trancher la tête — VOLT., Mœurs, 148
Absolument. Ce couteau tranche comme un rasoir.
- Ce prince vit l'échange, et l'allait empêcher ; Mais l'acier des bourreaux fut plus prompt à trancher — CORN., Héracl. II, 6
Trancher le placage, couper le bois en feuilles minces.
Trancher dans le vif, se dit d'un chirurgien qui coupe dans une partie que la gangrène n'a pas encore atteinte.
Fig. Trancher dans le vif, rompre tout à coup des relations nuisibles, ou prendre des mesures énergiques dans une affaire.
2 Absolument, découper. encore relevé aujourd’hui
- Le service de l'écuyer consistait, en paix, à trancher à table, à servir lui-même les viandes, comme les guerriers d'Homère — CHATEAUBR., Génie, IV, V, 4
3Fig. Couper, ôter, interrompre comme par le fer. encore relevé aujourd’hui
- Et toujours la fortune, à me nuire obstinée, Tranche mon espérance aussitôt qu'elle est née — CORN., Poly. IV, 6
- La vie est si précipitée dans sa course qu'à peine avons-nous pris les premières teintures des connaissances que nous recherchons, que la mort inopinément tranche le cours de nos études par une fatale et irrévocable sentence — BOSSUET, 2e sermon, Quinquag. I
Poétiquement. Mettre fin à la vie.
- Mais si ce fer aussi tranche sa destinée — CORN., Hor. II, 4
- La mort toujours cruelle Aime à trancher des jours heureux, Et n'entend point les vœux D'un infortuné qui l'appelle — QUIN., Amad. III, 1
1 autre citation
- Et le fer est moins prompt à trancher une vie Que le nouveau poison que sa main me confie — RAC., Brit. IV, 4
La Parque a tranché ses jours, le il de ses jours, il est mort.
- Elle apprit qu'il avait suivi Adraste dans les combats, et que la Parque avait tranché cruellement ses jours — FÉN., Tél. XX
4Fig. Décider, résoudre. Trancher le nœud de la difficulté. Trancher une question. encore relevé aujourd’hui
- Mais laissons les vaines disputes, et tranchons, en un mot, la difficulté par le fond — BOSSUET, Hist. II, 13
- Les exemples tranchaient tout le doute en cette matière — ID., Var. XV, 46
5 Abréger, couper court, mettre brusquement fin. encore relevé aujourd’hui
- Cela fut cause qu'elle trancha son discours assez court — D'URFÉ, l'Astrée, I, 2
- Et, pour trancher enfin ces discours superflus, Albe vous a nommé, je ne vous connais plus — CORN., Hor. II, 3
5 autres citations
- Et, pour trancher le cours de leurs dissensions, Il faut fermer la porte à leurs prétentions — ID., D. Sanche, I, 2
- Tranchez-moi votre discours d'un apophthegme à la laconienne — MOL., Mar. forcé, 6
- Ma dernière partie, que je tranche en un mot, parce que ce n'est que la suite des deux précédentes — BOSSUET, Sermons, Asc. de J. C. 2
- Et tu verras mon indulgence Trancher nos éclaircissements — CHAULIEU, Raccommodement, à Mme D.
- Quand la discussion, comme il arrivait souvent, avait été longue, diffuse, obstinée, le premier consul savait la résumer, la trancher d'un seul mot — THIERS, Hist. du Cons. et de l'Emp. XII
Trancher le mot, appeler hardiment une chose par son nom ; dire sans détour ce qu'on veut dire.
- Tranchez le mot, seigneur, je vous ai fait mon maître, Et je dois obéir malgré mon sentiment — CORN., Sertor. II, 2
- Monsieur, la plupart des gens, sur cette question [si on est gentilhomme] n'hésitent pas beaucoup ; on tranche le mot aisément ; le nom ne fait aucun scrupule à prendre — MOL., Bourg. gent. III, 12
2 autres citations
- Il y a pourtant de part ou d'autre une fraude manifeste ; tranchons le mot, un crime honteux — VOLT., Pol. et lég. Nouv. probabilités.
- Nous souffrons des choses, des gens.... quinze ans de galère, tranchons le mot, ont abaissé notre humeur fière — P. L. COUR., Lettres au censeur, X
Le trancher net, dire tout franc et sans déguisement.
- Qu'il ne fait pas bien sûr, à vous le trancher net, D'épouser une fille en dépit qu'elle en ait — MOL., F. sav. V, I
6Terme de verrerie. Appuyer le verre fondu contre l'extrémité du mors de la canne.
Terme de métallurgie. Forger un métal sur la partie droite de la panne du marteau.
7 V. n. Fig. Décider hardiment. encore relevé aujourd’hui
- Cela est bientôt dit, marquis ; il n'est rien plus aisé que de trancher ainsi — MOL., Critique, 7
- Voilà une réponse qui tranche — BOSSUET, 1er avert. 21
1 autre citation
- Des hommes qui, dans des mœurs dissipées, n'ont jamais donné une heure d'attention sérieuse aux vérités de la religion, tranchent, décident, sur des points qu'une vie entière d'étude, accompagnée de lumière et de piété, pourrait à peine éclaircir — MASS., Carême, Vérité de la relig.
8 Abréger, couper court.
- Car, tranchant avec moi par ces termes exprès.... — MOL., Éc. des f. III, 4
- En peu de mots, sans façon, sans vous amuser à beaucoup de discours, tranchez-moi d'un apophthegme — ID., la Jalousie du Barbouillé, sc. 6
Elliptiquement. Tranchons là, ne discutons pas davantage.
Trancher court, terminer en peu de mots une conversation, un discours.
- Si dans cette matière il n'était nécessaire de trancher court — BOSSUET, Lett. abb. 184
Trancher net, s'expliquer avec quelqu'un en peu de mots et sans ménagement.
- Il n'y a rien de tel que de trancher net, et cela donne un air de savant qui éblouit un lecteur — BOSSUET, 5e avert. 37
9 Trancher du, se donner des airs de, en ce sens que ces airs seront péremptoires, avantageux, tranchants.
- Mais je ne m'aperçois que, tranchant du prud'homme, Mon temps en cent caquets sottement je consomme — RÉGNIER, Sat. IV
- Tranchant du généreux, il croit m'épouvanter — CORN., Poly. v, 1
6 autres citations
- Ha ! ne tranche plus du ministre, Tu n'étais né que pour le sistre — SCARR., Mazarin. Œuv. t. I, p. 286
- Notre homme Tranche du roi des airs, pleut, vente, et fait en somme Un climat pour lui seul — LA FONT., Fabl. VI, 4
- Je te vois en train De trancher avec moi de l'homme d'importance — MOL., Amph. I, 2
- M. de Seignelay trancha du maître dans la marine, comme font tous les ministres du roi dans leur district — LA FAY., Mém. cour France, Œuv. t. III, p. 52, dans POUGENS
- Il me semblait qu'un homme qui voulait trancher du petit seigneur, ne devait pas se montrer fort sensible à la perte de ses hardes — LESAGE, Guzm. d'Alf. IV, 3
- Il faut voir ce marchand, philosophe en boutique.... Trancher du financier, jouer le grand seigneur — GILB., Le XVIIIe s.
Trancher du grand, faire le grand personnage.
- Le partisan, quoique des plus roturiers de sa compagnie, tranchait du grand — LESAGE, Gil Blas, III, 3
10 Passer d'une couleur vive à une autre couleur vive, sans aucune nuance ni adoucissement.
- Comme ce sont des couleurs sombres, elles tranchent peu l'une sur l'autre — BUFF., Ois. t. IX, p. 52
Fig. Cette pensée, cette phrase tranche dans son discours, elle a un caractère trop différent de ce qui précède et de ce qui suit.
- La qualité de fripon tranche moins que la vertu avec le caractère des hommes, il leur ressemble par là davantage — MARIV., dans DESFONTAINES
- Il tombe quelquefois dans l'écueil dangereux de la familiarité du style, qui contraste et qui tranche avec la délicatesse ou la grandeur de la pensée — D'ALEMB., Élog. Lamotte.
Terme de teinturier. Se dit du drap teint en pièce, dont l'intérieur, lorsqu'on le coupe, paraît d'une nuance beaucoup plus faible.
11 Se trancher, v. réfl. Être tranché. Ces branches se tranchent avec un sécateur. encore relevé aujourd’hui
Remarque
On lit dans Corneille : Voltaire a blâmé cette phrase, disant qu'on ne tranche point un sort ; mais cela est trop rigoureux, puisqu'on dit trancher la destinée.
- Du plus grand des mortels j'ai vu trancher le sort, — CORN., Pomp. II, 2
Historique
XIe s.
- De noz ostages ferat trencher les testes — Ch. de Rol. IV
XIIe s.
- Et se s'espée tranche, la meie [la mienne] ad grant reidur — Th. le mart. 37
- Trenchied ad Deus ui le regne de Israel — Livre des rois, dans RAYNOUARD, Gloss. t. V, p. 416
XIIIe s.
- S'ele a biau col et gorge blanche, Gart que cil qui sa robe trenche [taille], Si très bien la li escolete, Que la char pere [paraisse] blanche et nete Demi-pié d'arriers et devant — la Rose, 13518
- Devant la table le roi, manjoit mes sires li roi de Navarre, et je tranchoie devant li — JOINV., 205
4 autres citations
- Quant vrai religieux en son cloistre s'enfonce, Monde et mondaine vie par veu si de soi tronce — J. DE MEUNG, Test. 730
- Mestre Henry du Perche, qui demoroit à Paris, cyrurgien, trencha le pié [fit des incisions au pied] dudit Guillot en trois liex — Miracles St Loys, p. 129
- Et lores si mistrent lor trancheor à une tour, et cil commencierent à trenchier [miner] le mur — DU CANGE, trenchia.
- Le porroit prendre [un vilain qui se serait laissé donner la chevalerie] li rois ou li bers en qui chastellerie ce seroit, et trencher ses esperons seur un fumier — ID., calcar.
XVe s.
- Or venoit le froid du matin qui les happoit et tranchoit tout le corps ; dont ils entroient en fievres et en maladies ; et au corps ils avoient le cours du ventre — FROISS., II, III, 83
- Si leur [aux Anglais] fault garder le passage, Que dedans Patay nullement Ne se boutent.... Connestable, je vous supplie Leur aller trancher le chemin — Myst. du siége d'Orl. p. 767
XVIe s.
- Ces deux armées se trancherent et ramparerent, se flancquants d'artillerie.... — CARLOIX, VII, 17
- Premierement, en trenchant les vivres par mer avec ses vaisseaux, il fut en peu de temps maistre des provisions necessaires pour vivre — AMYOT, Mar. 77
5 autres citations
- Ils commencerent à trencher [ouvrir des tranchées] tout à l'entour pour le renfermer — ID., Agésil. 65
- Les bois, les monts, les baisses [vallées] vois [je vais] tranchant [franchissant] — LA BOÉTIE, 442
- Cettui-là impuissant de livrer son isle, pource que le peuple se tenoit à la domination la plus ferme, et aussi que cet homme irresolu trenchoit des deux costez — D'AUB., Hist. II, 117
- Une forteresse trenchée en roche de tous costez — ID., ib. I, 186
- Triste, je trancherai ce tragique discours — ID., les Tragiques, II
Étymologie
Génev. trancher, tourner, se cailler : le lait a tranché ; provenç. trencar, trenchar, trinquar ; catal. trencar ; anc. esp. trinchar ; esp. mod. et portug. trincar ; ital. trinciare. Origine incertaine. Diez rejette truncare, les formes romanes y répugnant. Il rejette également transcindere et transsecare. Mais, Langensiepen ayant proposé une forme non latine interimicare, dérivée de interimere, Diez est conduit à proposer internecare (internecare culmum, dans Prudence, faire mourir le chaume) : internecare donnant entrencar, qui se trouve en effet dans le provençal, puis trencar, comme si le en tombé avait été la préposition en Cela est très peu sûr. Voyons les faits positifs. Truncare ou trunciare ont donné en français trencher, comme voluntatem a donné volenté et unquam a donné anc ; réciproquement, on a un exemple de en latin transformé en un français, fregunder de frequentare. De plus on trouve trenson à côté de tronçon, troncher à côté de trencher, et tronche à côté de trenche. Tout montre donc que trencher a son origine dans truncare. Passons au provençal : nous y avons trenso à côté de tronso, et anc de unquam ; on peut donc admettre que, là aussi, l'un de truncare s'est changé en en. Mais l'in de l'espagnol et de l'italien fait une grosse difficulté. Le provençal montre une transition ; car il dit à la fois trencar et trinquar (la forme en in n'est pas absolument étrangère au français ; voy. trainchiement à l'historique de TRANCHÉMENT). D'ailleurs le changement de l'un latin en in n'est pas sans exemple dans le domaine roman, puisqu'il y a en français ainc de unquam. L'in provençal, dérivé de en, aura déterminé l'in de l'espagnol et de l'italien. En résumé, le français vient de truncare, et il est probable que les autres formes romanes en viennent aussi.
Supplément au dictionnaire
TRANCHER. - ÉTYM. Ajoutez : En confirmation de l'origine de trancher dans le latin truncare, on doit citer la forme troinchier : XIIIe s.
- Et si lor en feroit toz les manbres troinchier — Floovant, V. 153
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
- Morphalou 3.1 — ATILF (CNRS / Université de Lorraine) LGPL-LR
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